Retour en images sur l'inauguration du musée des Beaux-Arts et d'archéologie avec Emmanuel Macron

Publié le 16/11/2018 - 16:22
Mis à jour le 12/04/2019 - 13:31

De son arrivée peu avant midi et jusqu’à son départ vers 13h50, revivez la visite d’Emmanuel Macron venu pour inaugurer le musée des Beaux-Arts et d’archéologie. De l’arrivée au musée avec la coupe du ruban inaugural à la visite à l’intérieur du musée jusqu’aux discours en vidéo, revivez les moments les plus forts de la visite présidentielle…

Détenteur de la plus ancienne collection publique française, créé en 1694, le musée des beaux-arts et d’archéologie de Besançon ouvre après quatre années de rénovation.   Durant cette période, près de 1.000 oeuvres ont été restaurées.

Emmanuel Macron est venu en terre amicale : son hôte, le maire de Besançon, Jean-Louis Fousseret, est un partisan de la première heure qui dirige aussi l'institut de formation des cadres de La République en Marche.

Arrivé vers 11h50, le chef de l'État a visité ce musée dont la création remonte à 1694, ce qui en fait le plus ancien de France, et qui rouvre ses portes au grand public vendredi soir  à partir de 19h après trois ans de travaux. Petit moment de détente durant la visite du musée, Emmanuel Macron et les personnalités qui l'accompagnaient se sont esclaffés devant un portrait signé François Gérard, tant il ressemblait à Gérard Larcher, le président du Sénat.

En marge de la visite, 1.300 de personnes étaient réunies sous un chapiteau dressé sur la place de la Révolution qui était inaccessible sans carton d'invitation et auteur d'un dispositif de sécurité renforcé dans la matinée après qu'un groupe d'anarchistes eut déposé une douzaine d'oeufs dans la nuit dans le but de mener une action coup de poing. La préfecture du Doubs indique avoir du adapter son niveau de surveillance en raison de la velléité des manifestants qui n'avait pas l'autorisation de manifester sur la place.

Pendant ce temps, à l'appel de quatre syndicats (CGT, Solidaires, FO, Sud) et du PCF, entre 200 et 250 manifestants se sont rassemblés sur un parking avant de s'approcher à 200 mètres de la place de la Révolution . Maintenus à distance par les CRS, ils sont scandés "Macron démission" et "Macron, tes réformes, tu sais où on se les met".

Emmanuel Macron, aux côtés de son nouveau ministre de la Culture Franck Riester, a pris la parole après les discours du maire de Besançon, Jean-Louis Fousseret, de la présidente du Département Christine Bouquin et de la président de Région Marie-Guite-Dufay. (Voir discours ci dessous).

Le président de la République s'est exprimé durant une demi-heure sur sa politique culturel, un sujet qui lui est cher mais sur lequel il ne s'est jusqu'ici que rarement exprimé.

Il a ensuite défendu l'action du gouvernement pour "ouvrir davantage nos bibliothèques". "Partout où cela correspond à un besoin, je suis pour l'ouverture plus longue ou des jours nouveaux des bibliothèques", a-t-il dit, promettant que l'État apportera "les financements nécessaires".

Il a aussi promis que son ministre allait "peaufiner dans quelques semaines ou quelques mois" le "pass culture" pour les jeunes de 18 ans. Cette visite est pour Emmanuel Macron une nouvelle occasion d'aller "au plus près" des Français, avec qui il a promis dans son interview sur TF1 de chercher à améliorer ses relations. "Pas tout à Paris", avait-il assuré mercredi soir.

A la fin du discours, alors que l'assemblée applaudissait, un jeune homme a brandi une pancarte où était inscrit "Succès impopulaire 2019 ? L'Écologie ?" avant d'être rapidement sorti de la salle par un officier de sécurité. "On n'a pas tant d'occasions dans un mandat d'inaugurer un musée", s'est félicité le chef de l'État devant une assistance  bienveillante. "Ce musée est d'abord un grand musée européen, avec les courants de nombreux pays d'Europe, de l'antiquité byzantine jusqu'à la peinture du XXe siècle, avec des tableaux de Cranach, Courbet ou Bonnard"

Info +

Inauguration du Musée des Beaux-arts et d’archéologie : le programme des festivités

  • Entrée gratuite pour tous les 16, 17 et 18 novembre

Vendredi 16 novembre

  • 19h - Ouverture du musée au public jusqu'à minuit
  • 20h30-minuit dans la structure place de la Révolution - Concert La Fraîcheur/Chapelier fou en partenariat avec la Rodia

Samedi 17 novembre

  • 10h-minuit - Ouverture gratuite du musée
  • 14h-minuit - Making of du musée dans la structure place de la Révolution
  • 15h30-16h30 - Table-ronde pourtous.fr : un musée accessible et solidaire avec Miléna Buguet, Marie-Jeanne Urlacher, Marion Izquierdo, Bernard Avon, Elodie Bouiller, animateur : Morgane Magnin
  • 18h-19h - Table-ronde 7e mur : l’architecture du musée en question avec Adelfo Scaranello, Nicolas Surlapierre, Aurélien Imbert, animateur : Nicolas Bousquet
  • 21h-minuit - Laisse tomber la nuit  avec le groupe de performance Art-Action Building (ISBA), Louise Vanardois,  et DJ set Zo & Miqi O. (Le Retour du Boogie) Afro/Funk/Hip-Hop

Dimanche 18 novembre

  • 10h-18h - Ouverture gratuite du musée
  • 10h-18h - Making of du musée dans la structure place de la Révolution
  • 11h-12h - Table-ronde Le Musée 2.0 avec Nicolas Bousquet et la société Livdéo, animateur : Morgane Magnin
  • 15h-16h - Table-ronde 4 saisons à Planoise avec Ileh Riahi El Mansouri, Emilie Nouet, Anne Tanguy, Thibaut Respingue, animateur : Nicolas Bousquet
  •     16h30-17h30 - Table-ronde Sabas : anagrammes contemporains avec Sabine le varlet, Audrey Devaud Benjamin Desoche, Aurel Rubbish, Sébastien Chaperon, animateur : Nicolas Surlapierre

ouverture musée des beaux-arts et d'archéologie

Mécénat des musées du centre : le " Cercle Pâris " veut soutenir le rayonnement culturel de Besançon

Baptisée « Cercle Pâris » du nom d’un des grands donateurs des musées et de la bibliothèque de Besançon, l’architecte Pierre-Adrien Pâris, l’association des partenaires et des mécènes des musées du centre a engagé 175.000 € dans des projets concrets et pérennes.

L’Ivresse de Noé (Giovanni Bellini) de retour au musée des Beaux-Arts de Besançon

Musée gratuit ce dimanche • Absent lors de la réouverture du musée des beaux-arts et d’archéologie le 16 novembre 2018, « L’Ivresse de Noé » de Giovanni Bellini a fait son retour le jeudi 31 janvier 2019. La toile avait été prêtée à la National Gallery de Londres. Profitez-en pour aller redécouvrir ce tableau !  Le musée est gratuit ce dimanche 3 février 2019, comme tous les premiers dimanches du mois.

Les discours d’inauguration du musée des Beaux-Arts et d’archéologie de Besançon…

Jean-Louis Fousseret, le maire de Besançon, prononce le premier discours à la sortie de la visite du musée ce 16 novembre 2018. Il est suivi par Christine Bouquin, la présidente du Département du Doubs, Marie-Guite Dufay, la présidente de Région pour finir par Emmanuel Macron, le président de la République.

Vivez en direct l’inauguration par Emmanuel Macron du musée des Beaux-Arts et d’archéologie de Besançon

dernière mise à jour à 13h48 • Le président de la République, Emmanuel Macron vient inaugurer le musée des Beaux-Arts de Besançon ce vendredi 16 novembre 2018 à partir de 11h sur la place de la Révolution. Vivez en direct les temps forts de l’inauguration.

Visite d'Emmanuel Macron : les restrictions d'accès au centre-ville

À l’occasion de la venue du président de la République pour l’inauguration du musée des Beaux-Arts et d’archéologie de Besançon vendredi 16 novembre 2018 à 11h, l’accès au centre-ville sera restreint dans un périmètre limité autour de la place de la Révolution à partir de 7h du matin.

Zoom œuvre : le Taureau d'Avigney du musée des Beaux-Arts et d'archéologie de Besançon

J-1 avant l'inauguration • Fleuron des collections archéologiques du Musée des Beaux-Arts de Besançon , le taureau d’Avrigney (Haute-Saône) a été découvert dans un remarquable état de conservation en 1.756 lors d’un labour par Jean Chevalier dans un endroit où avaient été signalés des restes de fondations, ainsi que de nombreuses tuiles et monnaies romaines. Julien Cosnuau, responsable des collections archéologiques du musée nous présente cette œuvre…


Taureau d’Avrigney MBAA from maCommune.info on Vimeo.

Politique

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

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