Région : 'Aujourd'hui, je ne vois pas ce que cela apporte d'avoir cette grande région' (Patrick Genre)

Publié le 28/05/2018 - 16:00
Mis à jour le 17/04/2019 - 11:24

Quatre élus régionaux ont tenu à exprimer ce 28 mai 2018 à Besançon leur point de vue sur la politique menée par la présidente de Région Marie-Guite Dufay et sa majorité depuis la fusion des régions. Ils estiment ne pas être suffisamment entendus lors des décisions en séances plénières et se plaignent du manque de lumière mise sur les territoires.

Etaient présents ce lundi 28 mai 2018 : Patrick Genre, maire de Pontarlier et conseiller régional et président de la communauté de commune du Grand Pontarlier, Laurence Mulot, membre de la commission Finance, Jean-Pierre Dartevelle, Vice-président de la commission Culture - relations internationales - sport et Catherine Comte-Deleuze, Membre de la commission Apprentissage et formation professionnelle.

Nous sommes une "opposition constructive", explique Patrick Genre, maire de Pontarlier et président de la communauté de commune du Grand Pontarlier, qui ne cache pas son inquiétude sur de possibles inégalités dans les territoires ruraux du département du Doubs suite à la fusion des régions : "Pour l'instant je ne vois pas de valeur ajoutée. Si on devait faire le bilan aujourd'hui, je ne vois pas ce que cela apporte d'avoir cette grande région. J'espère qu'on en verra les bénéfices rapidement. Aujourd'hui, on a plus un éloignement du terrain, des centres de décision, une obligation d'avoir une vision très englobante des dossiers et donc moins de projecteurs sur les territoires". 

"Un euro urbain pour un euro rural"

"Un euro urbain pour un euro rural", avait affirmé Marie-Guite Dufay lors de la dernière assemblée plénière concernant le budget alloué aux territoires. Patrick Genre et les trois autres élus présents ce lundi à Besançon en doute. "J'attends de voir. Je souhaiterais avoir un tableau Excel et nous ferons la somme de la colonne rurale et la somme de la colonne urbaine et on vérifiera s'il y a le même engagement", lance-t-il.

Convention TER avec la SNCF : une option supprimée à la dernière minute

Sur la partie transport, les quatre élus régionaux s'inquiètent de voir certaines lignes être mises en danger notamment l'axe Frasne-Neuchâtel : "Si cet axe vient à ne plus recevoir de financement, cela pourrait remettre en cause la gare de Frasne. Nous resterons donc vigilants", insiste le maire de Pontarlier. Vendredi dernier en séance plénière, une nouvelle convention TER avec la SNCF a été adoptée. La convention prévoyait initialement une option d'ouverture à la concurrence sur une ou deux lignes (visant par exemple Dijon-Besançon ou Belfort-Besançon), qui restait soumise à une délibération ultérieure du conseil régional. Une option finalement supprimée à la dernière minute.

Cette décision subite laisse perplexe les quatre élus : "de toute manière, l'obligation légale d'ouverture à la concurrence se fera en 2023", précise Laurence Mulot.

Pas assez de transports pour les nouveaux rythmes scolaires

Le Maire de Pontarlier reproche à la Région "de ne pas avoir informé les communes sur les nouveautés à venir" en matières de rythme scolaire et donc de transports : "La région aurait aussi pu informer les communes quand elle a su qu'on allait réfléchir sur les quatre jours et quatre jours et demi. Des choix mûrement réfléchis ont alors été faits, mais deux mois avant la rentrée dit finalement que ce n'est plus possible, car nous ne pouvons pas assumer le transport. Il y a un problème de fond et de forme". 

Université : "Dijon essaie de tirer un peu la couverture"

La communauté d'université et établissement (Comue) "aurait dû/pu prendre la main afin de faciliter l'harmonisation des deux universités" et "nous avons la sensation assez régulièrement que Dijon essaie de tirer un peu la couverture. Nous avons cette sensation au niveau du personnel et aussi les filières qui s'arrêtent et qui inquiètent", précise Catherine Comte-Deleuze. 

Un projet régional de santé avec "une abscence totale de vision territoriale" 

Le projet régional de santé (PRS), élaboré par l’agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté, définit pour les cinq années à venir les orientations et objectifs régionaux en matière de santé. Il préfigure notamment l’évolution de l’offre de soins et d’équipements matériels, y compris en établissements et services médico-sociaux. 

La présidente PS du conseil régional avait dénoncé le 10 avril dernier les propositions "dramatiquement insuffisantes" du projet régional de santé, indiquant qu'il faudrait "240 médecins généralistes, 880 infirmiers et 1.000 médecins spécialistes supplémentaires pour revenir dans la moyenne nationale". Les quatre élus espèrent que les remarques remontées vont être prises en compte. Ce PRS a "une absence totale de vision territoriale de la santé", souligne Patrick Genre. 

Politique

Dominique Voynet : budget, climat et RN au cœur d’une rentrée parlementaire sous tension

Une rentrée parlementaire "difficile à projeter", selon Dominique Voynet. La députée écologiste de la 2e circonscription du Doubs a présenté, ce mercredi 9 septembre, son bilan de l’année écoulée et ses priorités pour les prochains mois. Au programme : le budget 2027, l’éducation, la santé, l’agriculture et la gestion de l’eau, mais aussi les élections sénatoriales et la montée du Rassemblement national.

Sénatoriale dans le Doubs : Jean-François Longeot renouvelle sa candidature et dévoile sa liste

À l’approche des élections sénatoriales qui se tiendront le 27 septembre 2026, le sénateur du Doubs sortant Jean-François Longeot a officiellement annoncé sa candidature ce mardi 8 septembre 2026. Avec sa collègue et sénatrice sortante, Annick Jacquemet, il présente son équipe réunie sous la liste "Bon sens et proximité". 

Présidentielle 2027 : les communistes de Besançon affichent leur soutien à Fabien Roussel

Les communistes de Besançon annoncent leur soutien à Fabien Roussel, candidat du Parti communiste français (PCF) à l’élection présidentielle de 2027. Dans un communiqué signé par Hasni Alem au nom des communistes de Besançon, le groupe se félicite de sa désignation et affirme vouloir "entrer en campagne".

Pont de la République à Besançon : les Écologistes veulent contrer le retour des voitures par les chiffres

Réunis mardi 8 septembre 2026 au matin sur le pont de la République, des élus du groupe d’opposition Les Écologistes et militants ont procédé à un comptage des cyclistes et des piétons en heure de pointe matinale. Leur objectif : documenter la fréquentation de cet ouvrage réservé aux modes doux et au tramway depuis février 2022 et demander à la municipalité de rendre publiques les données dont elle dispose, Ludovic Fagaut ayant promis lors de sa campagne qu'il allait le rouvrir aux voitures.

Présidentielle 2027 : à Besançon, La France insoumise appelle les maires à ”permettre le pluralisme démocratique”

À huit mois de l'élection présidentielle, La France insoumise lance sa course aux parrainages d’élus. À Besançon, Séverine Véziès, coordonatrice notamment en charge des parrainages pour le candidat Jean-Luc Mélenchon, appelle les maires du Doubs et de la France à ”assumer leur responsabilité” et défend le pluralisme démocratique.

À Besançon, les Insoumis présentent le “plan école” qu’ils auraient appliqué aux manettes de la ville

À l’occasion de la rentrée, les trois élus insoumis au conseil municipal de Besançon, Séverine Véziès, Hélène Magnin-Feysot et Martin Mellion, ont présenté leur ”plan école”, au lendemain de la présentation du plan du maire Ludovic Fagaut. Un programme en trois volets – social, écologique et démocratique – qui entend donner à voir ce qu’ils auraient mis en place s’ils avaient remporté les dernières municipales.

Les Écologistes de Franche-Comté alertent sur les enfants sans hébergement et le mal-logement

Alors que la rentrée scolaires s'est déroulée ce mardi 1er septembre, les Écologistes de Franche-Comté alertent sur la situation des enfants privés d’hébergement et, plus largement, sur les difficultés d’accès à un logement stable. Dans un communiqué consacré à cette question, le parti s’appuie notamment sur le baromètre ”Enfants à la rue” publié par l’Unicef France et la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS).

Sénatoriales 2026 : comment fonctionne le scrutin et ce qui va se jouer dans le Doubs

Les élections sénatoriales auront lieu le dimanche 27 septembre 2026. Contrairement aux élections municipales, départementales, législatives ou présidentielles, les Français ne seront pas appelés aux urnes pour choisir directement leurs sénateurs. Ceux-ci sont élus au suffrage universel indirect par un collège de ”grands électeurs”, composé principalement d’élus locaux. Dans le Doubs, trois sièges de sénateurs sont à pourvoir. Le département appliquera donc un scrutin de liste à la représentation proportionnelle. Explications.

Sénatoriales 2026 dans le Doubs : Arnaud Marthey officialise sa candidature

À l’approche des élections sénatoriales du 27 septembre 2026, Arnaud Marthey, maire de Baume-les-Dames et conseiller régional, annonce conduire une liste de rassemblement dans le Doubs. La démarche entend porter au Sénat les préoccupations des communes et des élus locaux, au-delà des appartenances partisanes.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 9.44
nuageux
le 13/09 à 08h00
Vent
0.71 m/s
Pression
1025 hPa
Humidité
88 %

Sondage