Jusqu’à 40.000 euros d’indemnisation pour des victimes du « dentiste de l’horreur »

Publié le 08/09/2016 - 11:55
Mis à jour le 08/09/2016 - 11:55

La commission d'indemnisation des victimes d'infractions (Civi) a accordé mercredi de 5.000 à 40.000 euros à 17 victimes du "dentiste de l'horreur" de la Nièvre, condamné pour avoir mutilé ses patients, a-t-on appris jeudi auprès de leur avocat.

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© pixabay CC
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« Ce sont des indemnisations correctes qui permettent aux gens de se sentir réparés », s’est félicité auprès de l’AFP Me Charles Joseph-Oudin, précisant que ces 17 premières victimes ont obtenu 4.000 euros chacune au titre du « préjudice permanent exceptionnel ».

« Le préjudice permanent exceptionnel a été reconnu pour tous par la Civi qui a considéré la spécificité de ces dossiers car ce n’est pas la même chose d’être victime après un accident et à la suite d’un acte de soin », a souligné l’avocat. Dans dix autres cas, la décision de la Civi de Bourges est attendue le 3 octobre.

Le 26 avril, le tribunal correctionnel de Nevers avait condamné Mark Van Nierop à huit ans d’emprisonnement. Ce dentiste néerlandais s’était installé en 2008 à Château-Chinon (Nièvre), désert médical notoire, où il menait grand train. Mais les plaintes de patients s’étaient accumulées dès 2011, ceux-ci dénonçant des soins douloureux et mal réalisés, ainsi que des surfacturations et diverses malversations. La justice a reconnu que 85 patients avaient subi des violences, dont 45 des mutilations ; 61 personnes ont été considérées comme victimes d’escroquerie, sans compter les organismes sociaux.

Le contrat d’assurance du Néerlandais avait été annulé en mars sur décision de justice, celui-ci ayant attesté auprès de son assureur ne pas faire l’objet de poursuites aux Pays-Bas, ce qui était inexact. Face à l’insolvabilité de M. Van Nierop, Nicole Martin, la présidente du « collectif dentaire », qui réunit une majorité des victimes du dentiste, craignait que les victimes « ne touchent rien » et que « tout soit aux oubliettes » après le procès. « Les victimes peuvent être rassurées, la Civi les reconnaît comme victimes et certaines attendent ces indemnisations pour poursuivre leurs soins car elles sont toujours chez le dentiste », a commenté jeudi Mme Martin en soulignant que « l’objectif » premier de son combat visait à ce que Mark Van Nierop « arrête d’exercer ». Sa peine avait été assortie par le tribunal de Nevers d’une interdiction définitive de pratiquer la profession de dentiste. 

(AFP)

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