La Franche-Comté n'a pas retrouvé son niveau de PIB d'avant 2008

Publié le 03/06/2014 - 11:49
Mis à jour le 15/04/2019 - 15:27

L’après-crise révèle de fortes disparités de croissance entre régions de France, la façade atlantique et l’Ile-de-France redémarrant plus vite, le quart nord-est et le centre ne retrouvant pas leurs niveaux d’avant-crise, tandis que la Corse caracole en tête, selon une étude de l’Insee publiée mardi qui note qu’en Franche-Comté l’emploi se dégrade depuis 2002.

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"En France, depuis le début des années 1990, la croissance du produit intérieur brut n'a été interrompue que par les récessions de 1993, puis de 2008-2009. Ces grandes évolutions se sont cependant déclinées différemment selon les régions", note l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). 

"De 2008 à 2011, les rythmes d'évolution divergent plus fortement, certaines régions ne parvenant pas à sortir de la récession". Les taux d'évolution du PIB s'échelonnent de -1,2% par an en Bourgogne à +1,9% par an en Corse sur cette période.

L'exception corse

"Parmi les régions métropolitaines, seule la Corse n'a pas subi de baisse de son PIB en 2008-2009", constate l'Insee. Elle affiche d'ailleurs la croissance moyenne annuelle la plus forte hors outremer de ces 20 dernières années (2,6% de 1993 à 2011). Les plus basses sont celles de la Lorraine et de la Picardie (0,7%).

"La démographie favorise la croissance des régions atlantiques et méditerranéennes", explique l'Insee, qui doit détailler dans la journée de ce mardi 3 juin 2014 les évolutions de chaque région. "Les disparités dans les évolutions économiques régionales ne résultent que très partiellement du profil d'activité de chaque région", ajoute l'institut.

Sur une carte de France de l'après-crise (croissance entre 2008 et 2001), la façade atlantique (Pays de la Loire, Poitou-Charentes et Aquitaine), ainsi que l'Ile-de-France affichent avec la Corse les taux de croissance les plus élevés (situés entre 0,5% et 1,9% en moyenne annuelle). La région Rhône-Alpes est dans la catégorie 0 à 0,5%. 

 Le quart nord-est (Alsace, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Lorraine, Picardie) et le centre du pays (Auvergne, Centre, Limousin), ainsi que le Languedoc-Roussillon et la Bretagne "n'ont pas retrouvé, en 2011, le niveau de PIB en volume qu'elles avaient avant la récession de 2008".

Zoom sur la Franche-Comté 

Entre 1993 et 2011, la Franche-Comté a connu trois phases de croissance distinctes. Entre 1993 et 2002, la croissance du PIB franc-comtois progresse sur un rythme proche du niveau métropolitain. À partir de 2002, l'économie régionale ralentit puis décroche en 2004 en lien notamment avec l'évolution de l'activité dans l'industrie. "Les effets de la crise économique de 2008-2009 sont de plus grande ampleur en Franche-Comté qu'au niveau métropolitain. L'économie franc-comtoise fléchit plus fortement et la reprise est moins marquée en 2010 et 2011. Dans ce contexte, l'emploi se dégrade dans la région depuis 2002" note l'Insee dans sa dernière publication. 

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