Prélèvement à la source : plus de 37 millions de foyers fiscaux vont devoir déclarer leurs revenus de 2017

Publié le 11/04/2018 - 10:57
Mis à jour le 11/04/2018 - 13:53

Le gouvernement a enclenché ce mardi 11 avril 2018 la réforme du prélèvement à la source en lançant la campagne 2018 d’imposition sur le revenu, qui servira à déterminer le taux appliqué aux contribuables dans le cadre de ce « big bang fiscal ».

 ©
©

Finie la période de réflexion sur les modalités de cette réforme aussi attendue que redoutée : la retenue à la source va devenir "une réalité", a souligné lors d'une conférence de presse le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, évoquant un "premier pas" dans la mise en œuvre du futur dispositif.

Plus de 37 millions de foyers fiscaux vont devoir déclarer au cours des prochaines semaines les revenus qu'ils ont perçus en 2017, soit via la pré-déclaration reçue par courrier, soit sur le site des impôts. La déclaration en ligne est devenue obligatoire depuis 2016 au-delà d'un certain niveau de revenus, fixé à 15.000 euros cette année contre 28.000 euros en 2017, l'objectif étant de généraliser cette règle l'an prochain.

Les ménages ne possédant pas de connexion internet ou n'étant pas en mesure d'effectuer leur déclaration en ligne peuvent néanmoins continuer à utiliser les déclarations papier, en signalant leur situation à l'administration.

Plus de temps pour effecuter la déclaration

La déclaration en ligne "présente de nombreux avantages", a toutefois insisté lors du point presse Gérald Darmanin, invitant les contribuables ne l'ayant pas encore fait à opter pour cette solution.

Les télédéclarants auront en effet plus de temps pour effectuer leur déclaration, les dates limites de souscription sur internet allant du 22 mai au 5 juin selon les départements, contre le 17 mai pour la voie postale.

Surtout, la télédéclaration permettra de connaître dès à présent le taux de prélèvement qui sera transmis aux collecteurs d'impôt (entreprises, caisses de retraites...) dans le cadre de la réforme. Ceux qui optent pour la version papier devront attendre l'envoi des avis d'imposition, à la fin de l'été.

Bug informatique 

Le taux de prélèvement est calculé sur la base du revenu de référence des foyers. Mais les couples qui le souhaitent pourront opter pour des taux individualisés (via un onglet "gérer mon prélèvement à la source" concernant internet) pour éviter que les deux conjoints ne soient prélevés au même taux, quel que soit leur salaire.

Pour des raisons de confidentialité, les contribuables qui le souhaitent auront en outre la possibilité de demander qu'un "taux neutre" leur soit appliqué. Leur taux de prélèvement réel ne sera alors pas connu de leur employeur, mais ils devront régulariser chaque année leur situation auprès du fisc.

Une série de dispositifs nécessaires mais qui rendent un peu plus complexe la réforme. Celle-ci suscite de fortes réticences chez les chefs d'entreprises, notamment chez les artisans, qui estiment ne pas avoir à se transformer en "percepteurs d'impôts". "Je comprends les interrogations" mais "de temps en temps, c'est bien de penser aux salariés", a jugé mardi M. Darmanin, vantant "une mesure de simplification pour les Français".

Près de "98% des foyers fiscaux voient leurs revenus changer d'une année sur l'autre". Or "le décalage d'un an entre les revenus et le paiement des impôts peut poser de nombreuses difficultés", a-t-il ajouté. Le ministre a par ailleurs écarté tout risque de bug, alors qu'un problème informatique a entraîné cette année un défaut de transmission sur une partie des déclarations pré-remplies, concernant près de 500.000 contribuables.

Ce problème, qui porte sur des informations transmises par la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav), a été résolu sur les déclarations internet, mises en ligne normalement mardi, selon la Direction générale des finances publiques (DGFIP). Il n'a en revanche pas pu être corrigé à temps sur les versions papier, qui intègreront des niveaux de revenus sous-estimés. Selon la DGFIP, des correctifs seront envoyés courant avril aux contribuables concernés.

Ce problème "n'a rien à voir avec l'impôt à la source", a assuré lors du point de presse Bruno Parent, directeur général des finances publiques, appelant les particuliers à être vigilants lorsqu'ils recevront leur déclaration d'impôt pré-remplie. "Ce sont les contribuables qui sont responsables" de la déclaration de revenus "et qui doivent vérifier les chiffres, d'où qu'ils viennent", a-t-il conclu.

(Source AFP)

Economie

Bicy transmet son magasin de Besançon à son responsable et amorce une nouvelle phase de développement…

Après un peu plus d’un an d’activité, le magasin Bicy de Besançon change de mains. L’enseigne a annoncé le 6 mai 2026 la transmission de ce point de vente à son responsable, Xavier, qui en assurait jusqu’ici la gestion opérationnelle. Une évolution présentée comme une étape structurante dans le développement du réseau.

À Besançon, une spécialiste RH propose ses services “à la carte” aux entreprises

Pendant plusieurs années, Bérengère Reisser a travaillé pour de nombreuses entreprises à Besançon en tant que responsable des ressources humaines. Après un licenciement économique  éprouvant, elle a fait le choix de légèrement réorienter sa carrière. Depuis janvier 2026, elle exerce désormais en tant qu’indépendante, proposant ses services aux entreprises et aux structures associatives de Besançon et plus largement de la Franche-Comté.

Eliad recrute des aides à domicile (H/F) pour cet été

Offre d'emploi • Envie de vous engager dans un métier utile et humain cet été ? L’association Eliad recrute des aides à domicile pour renforcer ses équipes entre juillet et septembre 2026. Au cœur du quotidien des personnes fragilisées, vous contribuez à leur bien-être et au maintien à domicile, tout en évoluant dans un environnement bienveillant, encadré et riche en relations humaines.

Bourgogne Franche-Comté : 42,6 M€ de financements votés lors de la dernière commission permanente

Réunis en commission permanente à Dijon, jeudi 30 avril 2026, les élus de la Région Bourgogne-Franche-Comté ont adopté un ensemble de financements représentant un montant global de 42,6 millions d’euros. Ces décisions couvrent un large éventail de politiques publiques, allant du développement économique à la culture, en passant par l’agriculture, les mobilités, la transition énergétique ou encore le sport.

Affaire Avenir Fermetures : 100 victimes, 700.000 € de préjudice et une enquête pénale ouverte à Besançon

Les sociétés Avenir Fermetures Saint-Vit et Rioz, spécialisées dans la menuiserie, font l’objet de procédures de liquidation judiciaire devant le tribunal de commerce de Besançon. Plusieurs clients affirment avoir versé des acomptes pour des travaux jamais réalisés, donnant lieu à un préjudice financier significatif et à la création d’un collectif d’aide aux victimes de ces affaires, a-t-on appris en mars 2026.

Métallurgie : l’alerte rouge chez R. Bourgeois à Besançon

Spécialisée dans les moteurs et pièces métalliques, l'entreprise R. Bourgeois à Besançon subit de plein fouet la concurrence asiatique et la chute des prix dans la métallurgie. Malgré des années d’efforts pour rester compétitive, la direction estime avoir atteint ses limites : l’écart avec certains producteurs étrangers est devenu insurmontable. Les salariés ont tiré la sonnette d’alarme mardi 28 avril 2026 avec un arrêt de travail symbolique. Ils redoutent une baisse d’activité, voire des délocalisations si rien n’est fait rapidement.

Dispositif Jeanbrun : comment bien investir dans l’immobilier, percevoir des loyers sans impôt… tout en réduisant son impôt sur le revenu ?

Dans un contexte de pression fiscale croissante sur les revenus locatifs, de nouveaux leviers d’investissement émergent. À Besançon, Patrick-Olivier Equoy, directeur général du groupe SMCI, présente le dispositif Jeanbrun, issu de la loi de finances 2026. Fondé sur l’amortissement plutôt que sur une simple réduction d’impôt comme le dispositif Pinel, ce mécanisme entend simplifier l’investissement locatif tout en améliorant sa rentabilité et sa lisibilité fiscale.

Repas à 1€ pour tous les étudiants : à Besançon, le CROUS s’attend à une augmentation de la fréquentation

Comme partout en France, le repas à 1€ est devenu ce lundi 4 mai 2026 accessible à l’ensemble des étudiants bisontins. Les restaurants universitaires bénéficieront de cette fin d’année scolaire pour aborder d’un point de vue économique et logistique les conséquences de cette loi.

Prix du gaz, aides financières, impôts et repas à 1€… Tout ce qui change au 1er mai 2026

En ce mois de mai 2026, plusieurs changements sont attendus, tels que la hausse du prix du gaz, les aides financières dédiées à l’énergie et le repas à 1 € pour les étudiants. Le mois de mai marque également la fin des déclarations d’impôts 2025 et du Dossier social étudiant (DSE).

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 19.32
peu nuageux
le 08/05 à 12h00
Vent
3.07 m/s
Pression
1014 hPa
Humidité
58 %

Sondage