Lait : l’étiquetage « avec l’origine » demandé par l’association Fromages de Terroirs

Publié le 19/02/2013 - 15:59
Mis à jour le 19/02/2013 - 19:18

Dans la foulée des producteurs de viande, les amateurs de lait et de fromages réclament à leur tour un étiquetage précisant l'origine de la production et de la collecte de ces produits dont les circuits, selon eux, sont "opaques". 

lait_verre.00.png
©photl

après la viande… le lait !

PUBLICITÉ

Cette demande, précise l’Association Fromages de Terroirs dans un communiqué, concerne « les laits de consommation, les laits destinés à la transformation des produits laitiers frais et les fromages industriels« . « 90% de nos fromages sont fabriqués avec du lait apatride; plus de 90% des laits de consommation commercialisés en France sont des laits d’importation, et souvent d’assemblage« , affirme l’association, qui s’est adressée directement par courrier au ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll.

Selon elle, « les pratiques douteuses des groupes agroalimentaires révélées par l’affaire » des lasagnes au cheval sont amplement pratiquées par l’industrie du lait. « Cette sombre affaire rend plus évidente l’urgente nécessité d’informer clairement les consommateurs sur l’ensemble des produits alimentaires qu’ils achètent« , écrit la présidente de l’association, Véronique Richez-Lerouge, à Le Foll. 

« Pourquoi quand on achète un fromage, un yaourt ou n’importe quel produit laitier, ne pas savoir d’où vient le lait qui a servi à sa fabrication? » demande-t-elle en évoquant un « marché spot » (informel de gré à gré), « un marché désincarné où se renégocient des laits qui viennent de partout« .

« De nouveaux problèmes vont apparaître sur l’origine du lait: on doit connaître quelles sont les conditions de collecte du lait, comment les vaches ont été alimentées », poursuit-elle en évoquant une véritable « omerta« . L’Association Fromages de Terroirs compte 80 adhérents actifs et quelques 450 « parrains », à la fois producteurs et consommateurs. 

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Dans la catégorie

L’anesthésiste F. Péchier mis en examen pour 17 nouveaux cas d’empoisonnements « sur personne vulnérable »

L’anesthésiste F. Péchier mis en examen pour 17 nouveaux cas d’empoisonnements « sur personne vulnérable »

Mise à jour à 21h •  30 mois d'enquête, 1.300 procès verbaux, 60 cas suspects. Le procureur de Besançon a tenu une conférence de  presse à l'issue des 48h de garde à vue du Dr Péchier. L'anesthésiste de Besançon doit être mis en examen pour "empoisonnement sur personne vulnérable" dans 17 nouveaux cas dont sept mortels sur des patients de 4 à 80 ans. Le parquet a requis un placement en détention provisoire. 

Incidents médicaux suspects : la garde à vue de l’anesthésiste de Besançon prolongée

Incidents médicaux suspects : la garde à vue de l’anesthésiste de Besançon prolongée

La garde à vue de l'anesthésiste de Besançon, Frédéric Péchier, mis en examen en 2017 pour sept empoisonnements et interrogé sur une cinquantaine d'autres incidents médicaux suspects, a été prolongée mercredi pour 24 heures supplémentaires, a annoncé le parquet de Besançon. Randall Schwerdorffer, un des avocats du médecin a déclaré que son client restait sur la même ligne de défense et nie toute implication "de près ou de loin" dans un empoisonnement.

Cabinet médical éphémère : « On voulait voir comment cela se passait sur le terrain » (J.F Longeot)

Cabinet médical éphémère : « On voulait voir comment cela se passait sur le terrain » (J.F Longeot)

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, s'est rendu ce lundi 13 mai 2019 dans une maison de santé à Belleherbe, à l'Agence Régionale de Santé puis au cabinet éphémère de Pontarlier dans le cadre de l’examen du projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé où il est rapporteur pour avis. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 15.12
légère pluie
le 25/05 à 18h00
Vent
2.94 m/s
Pression
1016.3 hPa
Humidité
88 %

Sondage