Le Front national se sent pousser des ailes pour les législatives

Publié le 23/04/2012 - 21:37
Mis à jour le 24/04/2012 - 10:55

En Franche-Comté encore plus qu’ailleurs le Front national a obtenu des scores au-delà de 20% dans trois départements, talonnant les deux grands partis de quelques centaines de voix.

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Son père n’aurait pas dû douter d’elle. Marine Le Pen a fait nettement mieux que l’ancien patron du FN lors du premier tour de la présidentielle dimanche.  Même quand Jean-Marie Le Pen avait réussi le grand chelem dans les quatre départements en 2002 (114 376 voix pour 19,98 % des voix) devant Chirac, Jospin et Chevènement, il n’avait pas atteint le score obtenu par sa fille dimanche dans la région. Même constat en 2007, quand le leader du Front avait obtenu 94172 voix (13,72 %).

 La Haute-Saône, 9e département frontiste

Marine Le Pen avec 21,29 % et 141969 suffrages en 2012 a nettement dépassé son père. De quelques 28000 voix par rapport à 2002 et de 48000 par rapport à 2007. C’est en Haute-Saône qu’elle a fait le plus fort score avec 25,12 % des voix (36805) accusant un retard de seulement 161 suffrages par rapport à Nicolas Sarkozy. Au niveau national, ce département est au 9e rang pour le vote frontiste et le Territoire de Belfort 17e. Ce dernier est le second terreau du Front en Franche-Comté avec 23,74% des voix (17786). Là l’écart avec le président sortant est encore plus ténu (105 voix).

« C’est la personnalité de Marine et la manière dont Sarkozy a éludé les préoccupations de Français comme le pouvoir d’achat et l’emploi qui font notre succès », estime Sophie Montel, responsable régionale du parti. Elle récuse l’idée « d’un vote contestataire vis-à-vis d’un système » et évoque plutôt « un vote d’adhésion et d’espérance ». « On s’est installé dans le paysage politique », complète-t-elle. Ce que récuse la socialiste Marie-Guite Dufay : « Ce sont les petites gens qui, en période de crise sont attirées par le vote populiste. On n’est pas dans la complexité ». Jean-Claude Duverget, ancien conseiller régional UMP, parle « d’un registre du réflexe plutôt que de la réflexion ».

 Augmentation des triangulaires

 Sophie Montel laisse dire et préfère se tourner vers le scrutin suivant. « Ca va nous booster pour les législatives », annonce-t-elle avec la certitude de présenter des candidats dans les 12 circonscriptions de Franche-Comté comme en 2007. Faut-il s’attendre à une multiplication des triangulaires au second tour ? La conseillère régionale en est persuadée. Elle évoque aussi la possibilité d’un duel dans la Doubs entre le FN et Pierre Moscovici. Le responsable de la campagne de François Hollande décrit le vote du Front national comme « une colère sociale incroyable ».

 Dans le Jura et dans le Doubs, où la droite reste en tête devant François Hollande, les scores du Front national sont moins importants, respectivement 20,41 % et 19,19%. « Besançon nous tire vers le bas dans le Doubs et l’UMP garde une certaine emprise dans le haut Doubs », explique Sophie Montel convaincue que « Sarkozy nous a siphonné des voix en 2007, alors que cette-fois-ci c’est le contraire ». Il est vrai que le président de la République a perdu 34500 voix dans la région entre les deux scrutins passant derrière la gauche, en Haute-Saône et dans le Territoire de Belfort, précisément là où le Front affiche ses meilleurs scores.

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