Le jihadiste franc-comtois Romain Garnier arrêté en Syrie

Publié le 28/12/2017 - 10:36
Mis à jour le 29/12/2017 - 10:06

Originaire de Vesoul, le jihadiste Romain Garnier  fait partie d’un groupe de huit membres partis de France arrêté le 17 décembre 2017 en même temps que Thomas Collange et Thomas Barnouin. Ce dernier était une des figures de la nébuleuse jihadiste du Sud-Ouest dans laquelle ont gravité Mohamed Merah et les frères Clain.

 ©
©

 Thomas Barnouin et Romain Garnier (Abou Salman al-Faransi) étaient très recherchés. Ils ont été arrêtés dans des circonstances encore inconnues le 17 décembre par les Unités de protection du peuple kurde (YPG) dans la région d'Hassaké (nord-est). Celle-ci est située entre les villes de Mossoul (Irak) et Raqa (Syrie), ex-capitales du "califat" du groupe jihadiste Etat islamique (EI) tombées au terme d'offensives d'envergure.

  • Les deux hommes âgés de 36 et 33 ans étaient des acteurs  de la propagande jihadiste. Tous les deux  étaient en charge de chroniques en français sur la radio de Daesh.

Romain Garnier, ancien champion régional de natation, avait dû mettre sa carrière de côté suite à un accident. Il avait quitté Vesoul  en 2014 avec sa compagne et son beau-frère et a depuis a été vu à plusieurs reprises dans des vidéos de propagande de l'État islamique.

Thomas Barnouin avait déjà été intercepté en 2006 avec une autre figure du jihadisme français, Sabri Essid, cette fois par l'armée syrienne, alors qu'ils se rendaient en Irak pour y prendre part au jihad contre les forces de la coalition internationale. Barnouin et Essid ont été condamnés à Paris, en décembre 2009, à cinq ans de prison, dont un avec sursis, dans le cadre de la filière dite d'Artigat, village de l'Ariège où résidait Olivier Correl. Cet imam salafiste est souvent présenté comme le mentor de Mohamed Merah, auteur des tueries de Toulouse et Montauban en 2012, et de Fabien Clain, "voix" de la revendication par l'EI des attentats parisiens du 13 novembre 2015.

 Info + 

Selon le gouvernement français, environ 1.700 Français sont partis rejoindre les zones jihadistes irako-syriennes à partir de 2014. Sur ce total, au moins 278 sont morts et 302 sont revenus en France (244 adultes et 58 mineurs).

Les autres ont été soit capturés par les forces qui combattent l'EI en Syrie et en Irak, soit tués dans les combats, soit ont fui vers les derniers territoires tenus par l'EI ou d'autres foyers jihadistes (Libye notamment).

 D'après les services de renseignement français, "quelques dizaines" d'adultes français, combattants jihadistes ou leurs épouses, se trouvent actuellement dans des camps ou des prisons en Irak ou en Syrie. 

  • Depuis les attentats de novembre 2015, en partie perpétrés par des jihadistes français de retour de Syrie, les "revenants" du jihad sont la hantise des autorités.

 Le cas des femmes accompagnées de leurs enfants est le plus épineux, et Emmanuel Macron avait indiqué en novembre que leur sort serait examiné au "cas par cas". Ainsi trois enfants, âgés de 3 à 8 ans, d'un couple de jihadistes français partis en Irak rejoindre l'EI viennent d'être rapatriés, mais leur mère et son plus jeune enfant de moins d'un an sont restés sur place, selon ses avocats. "Ce retour est le fruit du dialogue qui s'est intensifié ces derniers mois avec le Quai d'Orsay et la Croix-Rouge", ont déclaré mercredi Me William Bourdon et Me Vincent Brengarth, confirmant une information de France Inter. 

(Avec  AFP)

Société

Fin du CPF pour financer le permis : une mesure jugée “injuste” par 40 millions d’automobilistes

Le Conseil constitutionnel a validé, jeudi 19 février 2026, l’essentiel de la loi de finances pour 2026. Parmi les mesures entérinées figure la restriction de l’usage du Compte personnel de formation (CPF) pour le financement du permis de conduire. L’association 40 millions d’automobilistes dénonce "une réforme injuste".

Haute-Saône : violences intrafamiliales en hausse, 17 morts sur les routes en 2025

En 2025, la délinquance constatée en Haute-Saône demeure à un niveau qualifié de modéré, malgré une hausse globale enregistrée sur l’année, selon un bilan de la délinquance et de la sécurité routière publié ce mois de février 2026. Si les atteintes aux biens reculent, les violences aux personnes progressent sensiblement, en particulier dans la sphère intrafamiliale.
 

Jérôme Durain lance une mission de renforcement de la cybersécurité pour les opérateurs régionaux

Dans un contexte d’augmentation et de sophistication des cyberattaques visant aussi bien les institutions publiques que les entreprises, Jérôme Durain, président de la Région Bourgogne-Franche-Comté, a annoncé le 20 février 2025 la saisine officielle de l’Agence Régionale du Numérique et de l’intelligence artificielle (ARNia).

Vaste opération policière pendant 3 jours à Besançon : 44 personnes interpellées

VIDÉO • Du 18 au 20 février 2026, les services de police et de la préfecture du Doubs ont été mobilisés dans le cadre d’une opération d’ampleur à Besançon, anciennement connue sous le nom de "Place nette", aujourd’hui rebaptisée Plan départemental de restauration de la sécurité du quotidien. Pendant trois jours, divers contrôles ont été effectués dans plusieurs secteurs de la ville, avec la participation de 180 policiers, dont 40 CRS.

Les chiens de Bourgogne-Franche-Comté à l’honneur au Concours général agricole à Paris

Du 21 février au 1er mars 2026, près de 1.040 des plus beaux chiens français, y compris de Bourgogne Franche-Comté, seront réunis pour le Concours général agricole canin. L'événement se tiendra au Salon de l'agriculture, dans le Hall 4 du parc des expositions de la Porte de Versailles.

Municipales dans le Doubs : 575 candidatures déposées, 800 attendues avant le 26 février en préfecture

À l’approche des élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars 2026, la préfecture du Doubs a rappelé les modalités de dépôt des candidatures et les démarches de prise de rendez-vous. Ce jeudi 19 février, 575 rendez-vous ont été enregistrés, 800 ont attendus avant le 26 février.

Besançon : les syndicats montent au créneau contre la création d’open spaces à la City

Dans un communiqué de presse publié lundi 16 février, l'intersyndicale CFDT, CFTC , CGT, SUD, UNSA dénonce le projet prévoyant la création d'open spaces au sein des locaux de la City à Besançon. Les syndicats alertent sur les risques liés à la santé et aux conditions de travail des agents.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 10.98
couvert
le 22/02 à 12h00
Vent
4.23 m/s
Pression
1027 hPa
Humidité
81 %