Le sénat a voté pour la réintroduction de pesticides néonicotinoïdes à titre "dérogatoire"

Publié le 28/01/2025 - 14:00
Mis à jour le 28/01/2025 - 10:42

Le Sénat a voté lundi 27 janvier 2025 pour permettre la réintroduction dérogatoire de l’acétamipride, un insecticide de la famille des néonicotinoïdes interdit en France, mais autorisé ailleurs en Europe, à titre exceptionnel, pour soulager certaines filières en difficulté. La chambre haute du Parlement, dominée par une alliance droite-centristes, a adopté cette mesure très critiquée dans le cadre d’une proposition de loi visant à "lever les entraves" au métier d’agriculteur, examinée en première lecture.

Le gouvernement, opposé à une réintroduction pure et simple de ce produit, a toutefois rendu un "avis de sagesse", ni favorable ni défavorable, sur cette proposition. Un premier signe qui promet de futurs débats animés à l’Assemblée nationale lorsqu’elle sera saisie de ce texte. Il s’agissait là de la proposition la plus critiquée dans ce texte de Laurent Duplomb (LR) et Franck Menonville (UDI), deux sénateurs soutenus par les syndicats agricoles majoritaires FNSEA-Jeunes agriculteurs.

Pour rappel, l’acétamipride, un pesticide nocif pour les pollinisateurs, est interdit en France depuis 2018, mais reste utilisé dans plusieurs autres pays de l’Union européenne jusqu’en 2033, notamment sur la betterave ou la noisette. Ces filières dénoncent une "surtransposition" française qui les affaiblirait face à leurs concurrents, y compris européens. La droite sénatoriale avait initialement souhaité lever complètement cette interdiction, mais elle a finalement proposé une rédaction moins épidermique pour le gouvernement.

Aux députés de trancher

L’acétamipride pourrait ainsi être à nouveau autorisée par décret, à titre "dérogatoire", "exceptionnel" et pour une durée limitée, sous certaines conditions comme l’engagement de la filière dans "un plan de recherche d’alternatives". Cette mesure a nettement ravivé les clivages au Sénat, la gauche dénonçant "un retour en arrière de plus de dix ans". "Nous mettons fin à dix années d’interdits qui ont démontré, filière par filière, l’abrutissement de cette interdiction", a rétorqué Laurent Duplomb.

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a de son côté évoqué une "dérogation strictement proportionnée", après avoir alerté les sénateurs sur les risques d’inconstitutionnalité d’une réintroduction pure et simple de cette substance. Les chances de survie de cette mesure dans la navette parlementaire restent assez incertaines et dépendront beaucoup du vote des députés macronistes. Les sénateurs macronistes étaient divisés lundi soir sur le dispositif.

Les sénateurs et le gouvernement ont par ailleurs abouti à un compromis sur d’autres mesures sensibles, notamment sur le fonctionnement de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), chargée de prononcer une autorisation de mise sur le marché. L’autorité se verrait ainsi encouragée à "prioriser" les dossiers liés aux filières les plus menacées. La chambre haute a également avalisé une mesure visant à assouplir la séparation entre vente et conseil pour les produits phytosanitaires.

(AFP)

Politique

Olivier Rietmann réélu à la tête de la Délégation aux entreprises du Sénat

Le sénateur de la Haute-Saône a été reconduit jeudi 22 octobre 2026 pour trois années supplémentaires à la présidence de cette instance parlementaire, qui rassemble plus de 40 sénateurs de différents horizons politiques, chargée de rapprocher le Sénat du monde économique et de soutenir le développement des entreprises.

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.24C°
couvert
le 24/10 à 14h00
Vent
5.81 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
70 %

Sondage