"Au vu de la dégradation très rapide de la situation, le préfet a décidé de placer, dès à présent, l’ensemble du département en situation d’alerte pour une durée de trois mois", prévient la Préfecture du Doubs.
Ce classement en "alerte" entraîne la mise en application de mesures de restriction de l’usage de l’eau prévues par les nouveaux arrêtés cadres "sécheresse" interdépartementaux du bassin versant de l’Allan et des autres zones d’alerte du Doubs, signés respectivement les 28 avril et 2 mai 2022. Ce classement en alerte est pris en cohérence avec les situations des départements voisins notamment sur les bassins versants de l’Allan et l’Ognon
Qui est concerné ?
Ces mesures de restriction visent toutes les catégories d’usagers : entreprises, agriculteurs, collectivités, particulier.

Une attention est portée au suivi de cette situation :
- à ce jour, aucun problème sur la desserte de la population en eau potable n’est signalé dans le Doubs : les collectivités responsables de l’alimentation en eau potable doivent faire remonter en continu à l’ARS les tensions identifiées ;
- en cas d’aggravation de la situation, et conformément aux arrêtés cadre en vigueur, de nouvelles mesures de restriction et de limitation des usages de l’eau pourraient être rapidement engagées par le préfet. ?
Comment expliquer ce phénomène de sécheresse ?
Le département du Doubs a connu une pluviométrie très déficitaire cet hiver. Le mois de février fut ainsi l’un des plus secs connu par le département avec un déficit de précipitations de 80 % par rapport à la normale saisonnière. Si les pluies des mois de mars et d’avril ont permis d’améliorer l’humidité des sols, elles n’ont pas été suffisantes. Depuis la mi-mai, les pluies sous forme d’orages localisés ont été absorbées par la végétation en pleine croissance.
Ces déficits ont empêché une recharge efficace des nappes d’eau souterraines, lesquelles sont actuellement à des niveaux inférieurs à la moyenne du mois de juin. La situation hydrologique est également préoccupante avec des débits des cours d’eau qui diminue très rapidement et des sols plus secs que la normale.
Météo-France prévoit qu’une anomalie chaude modérée à assez forte persistera sur la moitié ouest de l’Europe pendant les 4 prochaines semaines (scénario assez probable compte tenu de la stabilité du modèle).