"Il faut retrouver le chemin du dialogue", a affirmé l'ancien Premier ministre de François Hollande, interrogé sur le vote de confiance demandé par François Bayrou le 8 septembre en marge des universités d'été organisées à Autun par l'ex-ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer. "Il faut trouver les voies du compromis des socialistes jusqu'aux républicains, en passant par le bloc central", a-t-il expliqué.
Il a ensuite avancé que "si ces formations politiques sont incapables de se mettre d'accord et que l'on va de motion de censure en motion de censure, on sait comment ça se terminera: une crise démocratique et de régime très grave dont la France n'a absolument pas besoin aujourd'hui". Le ministre des Outre-mer a poursuivi en agitant le spectre d'une dissolution qui pourrait, selon lui, avoir des conséquences néfastes pour son ancien parti.
"Je ne vois pas pourquoi les socialistes aujourd'hui (...) tenteraient des élections législatives anticipées", a-t-il souligné. A ses yeux, si le président de la République dissout à nouveau l'Assemblée, "les socialistes seraient (alors) en très grande difficulté, balayés, s'ils confirment ce qu'ils disent", c'est à dire "qu'il ne peut pas y avoir d'alliance sur le fond avec LFI". "Qui nous garantit que demain il y aurait de la stabilité si les forces politiques ne sont pas capables de se parler et de trouver des solutions ?", s'est-il interrogé, saluant "le courage" du Premier ministre François Bayrou.
"Il faut lui reconnaître du panache et c'est peut-être une manière de sortir de l'hypocrisie", a observé Manuel Valls.
(Source AFP)