Logement : la Ville de Besançon redéfinit les règles des nouveaux chantiers urbains

Publié le 23/11/2023 - 18:02
Mis à jour le 23/11/2023 - 22:23

Vendredi 24 novembre 2023, la Ville de Besançon organise la 4e conférence des acteurs de la ville et de l’Habitat. L’occasion pour la municipalité d’échanger avec les professionnels de l'immobilier sur l'analyse du marché de l'immobilier bisontin et des enjeux pour la ville. À ce titre, elle prévoit d'ailleurs l’ouverture de nouveaux chantiers urbains qui permettront à terme de produire près de 4.000 logements.

Face à la crise du logement, les nouveaux projets urbains avancés par la Ville doivent désormais répondre aux défis de la sobriété et des transitions. Pour la maire de Besançon Anne Vignot, il s’agit là de paramètres qui doivent "changer radicalement la façon de penser la construction et l’aménagement du territoire". 

Les quartiers de demain devront bien entendu répondre aux besoins de la ville et de ses habitants mais également aux enjeux sociétaux actuels. "Une ville aujourd’hui ne peut plus se construire comme il y a 20 ans. Elle doit désormais intégrer un certains nombre d’enjeux". Concrètement cela se traduit par exemple par des besoins en matière de logements individuels ou encore davantage d’accès aux transports en commun ou aux commerces de proximité.

Construire la ville sur la ville

Besançon a d’ailleurs été reconnu comme un secteur en tension en ayant été reclassé "zone B1" c’est-à-dire éligible à des dispositifs immobiliers. L’objectif est donc également pour la Ville "de travailler sur des secteurs qui nous permettent de faire du neuf" mais en choisissant "de construire prioritairement sur des zones déjà artificialisées" précise Anne Vignot. 

Les urbanistes et promoteurs doivent donc désormais prendre en compte ces nouveaux paramètres et mettre leur créativité et leur innovation au service de la conception de ces nouveaux logements. Pour Anne Vignot, il est donc "important de faire un point sur la dynamique de notre territoire et sur la qualité des projets urbanistiques que nous voulons mettre sur le marché, le tout dans un dialogue constructif et précis avec eux en accord avec les enjeux de la ville".

Une ville de qualité 

"Nous avons une exigence forte sur la qualité et les attentes des habitants ou personnes extérieures qui souhaitent venir dans une ville comme la notre" a annoncé la maire de Besançon. Une attention particulière sera donc apportée au respect des points de vue donnant par exemple sur les collines, parcs, rivière ou patrimoine. Pour Aurélien Laroppe, les enjeux de biodiversité d’environnement et de paysage en coeur de ville "sont extrêmement importants" et se heurtent à un besoin de logement qui l’est tout autant rappelle le conseillé municipal délégué à l’urbanisme. D’où l’importance pour la Ville de réaccélérer les dossiers de rénovation de logements et de poser "d’abord la question du paysage avant de poser le projet" de construction complète Aurélien Laroppe.

Six sites évoqués

  • Hauts de Chazal : L’objectif de ce site est de réussir à mixer à la fois les problématiques économiques, d’habitat et de santé notamment en prévoyant à long terme "une réversibilité des bâtiments". Ces logements qui sont aujourd’hui prévus pour 2027 auront ainsi la capacité d’être en fonction des besoins ou non "transformables une dizaine d’années plus tard en bâtiment tertiaire" par exemple a expliqué Aurélien Laroppe.
  • Grette/Brulard/Polygone : Un appel à manifestation va prochainement être lancé pour faire venir des promoteurs sur la zone. Avec pour cible privilégiée les familles, le secteur verra ses premières constructions arriver "d’ici quelques années avec pour objectif de renouveler la ville sur la ville" complète monsieur Laroppe. Grâce au projet Grette-Brulard-Polygone et à la plateforme de programmation participative Welcooom, Besançon est devenue la première ville de l’Hexagone à confier à ses futurs habitants le soin de définir leur logement, les espaces partagés et d’orienter le choix des services et commerces qui seront installés aux rez-de-chaussée de ce nouveau quartier.
  • Éco quartier Vauban : Dossier géré par un aménageur privé, le projet devrait être finalisé d’ici la fin 2028 et permettre à 865 logements de voir le jour.
  • Éco quartier Viotte : Le développement de la partie Nord prévoit la création d’espaces verts et d’une quarantaine de logements livrés en 2027 ainsi que l’implantation d’une crèche pour répondre aux besoins des familles.
  • Éco quartier des Vaites : Dossier épineux, la municipalité n’a pas prévu d’abandonner son projet de "produire du logement tout en préservant les enjeux de biodiversité, d’espaces verts et de ce cadre naturel" prévient madame la maire. Repartant sur la base de ce qui a été voté le 30 septembre 2021 en conseil municipal, un nouveau travail d’urbanisme va s’ouvrir. Il devrait permettre la programmation concernant la construction et l’aménagement de cette zone.
  • Saint-Jacques : Situé au coeur de ville, le projet du site sera axé à la fois sur de la réhabilitation de bâtiments (monument historique) et sur de la construction de nouveaux logements tout en intégrant des impératifs de transitions écologiques et sociales. Des services et des commerces seront également implantés avec une répartition entre ces fonctions qui devrait être précisée, fin 2023, au terme de la consultation publique en cours.

L’ensemble des projets répartis sur ces différents sites devraient permettre de produire près de 4.000 logements en dix ans. 

Politique

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

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