Macron critique les 35 heures : Barbara Romagnan casse "les idées fausses du ministre"

Publié le 28/08/2015 - 14:00
Mis à jour le 23/04/2019 - 17:13

Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a critiqué les 35 heures lors d’un discours à l’université d’été du Medef ce jeudi 27 août 2015. Le parti socialiste est en émoi. Barbara Romagnan, député PS du Doubs, explique « les idées fausses du ministre » dans un communiqué. 

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Lorsque Emmanuel Macron a parlé des 35 heures devant un assemblée de chefs d'entreprises, il a déclaré : "La France a cru qu'elle irait mieux en travaillant moins, c'était de fausses idées". 

37,5 heures en France, 36,5 au Royaume-Uni, 35,3 en Allemagne et en Suisse

La député du Doubs se demande "s'il confond volontairement la durée individuelle du travail et le nombre total d’heures travaillées". "La première confusion consiste à ne prendre en compte que les salariés à temps complet en oubliant le temps partiel (82 % des travailleurs à temps partiel sont des femmes)."

Elle ajoute que "La dure?e hebdomadaire moyenne du travail de l’ensemble des actifs occupe?s en France est l’une des plus e?leve?e des pays de?veloppe?s d’Europe : 37,5 heures en France en 2013 contre 36,5 au Royaume-Uni, 35,3 heures en Allemagne et en Suisse, 30 heures aux Pays-Bas." Contrairement aux idées reçues faisant croire qu'il n'y a qu'en France qu'on travaille moins. 

"La France n’a pas travaille? moins, mais plus que jamais, pendant les 35 heures"

Barbara Romagnan souligne le fait que "c’est le nombre d’emplois qui de?termine le volume d’heures travaille?es dans l’e?conomie d’un pays." Elle explique que "Entre 1998 et 2002, l’ampleur des cre?ations de pre?s de 2 millions d’emplois a conduit a? une forte augmentation du nombre total d’heures travaille?es (+ 8 %), malgre? la re?duction de la dure?e le?gale du travail. Donc, la France n’a pas travaille? moins, mais plus que jamais, pendant les 35 heures." 

Sur le chômage…

Enfin, Emmanuel Macron a remis en cause l'efficacité de la politique menée. La députée avoue qu"il y a incontestablement des limites a? cette politique" mais indique que l'"on peut quand me?me rappeler que le taux de cho?mage - calcule? par l’INSEE selon les re?gles du Bureau International du Travail qui permettent des comparaisons internationales - passe de 11,8 % de la population active en mars 1998 a? 8,8 % en mars 2001."

Selon Barbara Romagnan, "La baisse est identique quand on regroupe les trois cate?gories A, B et C. Autrement dit, cette baisse ne correspond pas un a? transfert des demandeurs d’emplois de cate?gories A dans les autres cate?gories de cho?meurs, qui admettent ceux qui accomplissent moins de 78 heures de travail dans le mois ou qui, au- dela?, n’ont cependant qu’un emploi a? temps tre?s re?duit. Accessoirement, les comptes sociaux e?taient a? l’e?poque e?quilibre?s, le solde de la balance commerciale positif, pre?cise?ment gra?ce a? cette re?partition de l’activite? sur un plus grand nombre de Franc?ais... Au regard de la situation d’aujourd’hui, on se dit que finalement, la France n’allait peut-e?tre pas si mal."

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