Mobilisation des Blouses Blanches ce mardi : "Stop au chacun pour soi"

Publié le 10/12/2019 - 11:26
Mis à jour le 10/12/2019 - 15:46

Dans le cadre de la grève de ce mardi 10 décembre 2019, les agents hospitaliers en « blouse blanche » se mobiliseront à 14h00 Place de la Révolution à Besançon. Marc Paulin, infirmier en soins intensifs au service pneumologie du CHRU et représentant syndicat Sud Santé, nous explique la problématique des agents du CHU.

©Alexane Alfaro ©
©Alexane Alfaro ©

"Manque de personnel", "manque de lits disponibles"…  tel est le constat des personnels hospitaliers de Besançon, selon Marc Paulin. À cela s'ajoute la problématique des retraites : " S'attaquer aux retraites, c'est s'attaquer au principe de solidarité, intergénérationel dans le cas des retraites, les enfants payants pour leurs parents et grands-parents. La solidarité, c'est aussi le maintien et la défense des services publics, parmi eux, l'hôpital public, qui se doit d'être de proximité, gratuit et performant", indique le représentant Sud-Santé.

Ce que demandent les agents hospitaliers :

  • Davantage de lits : "Il faut arrêter de fermer des lits et il faut même en rouvrir surtout avec l'épidémie de grippe à venir. Tous les ans c'est la même chose, nous devons mettre deux personnes dans une chambre".
  • Des embauches : "Il nous manque du monde à Minjoz même s’il y a eu 102 embauches le 20 juillet dernier, beaucoup sont partis, car les conditions de travail n'étaient pas satisfaisantes. Nous sommes désormais en sous-effectif".
  • + 300 €/mois pour chaque agent hospitalier : "On s'aperçoit que les travailleurs pauvres sont aussi les agents hospitaliers. C'est historique de notre part de demander une augmentation. Si on en fait la demande c'est qu'on ne peut plus vivre avec".

Une mobilisation des blouses blanches le 17 décembre à Paris

"Nous descendons donc dans la rue pour dire STOP au chacun pour soi. Remettons la solidarité au cœur du débat comme l'on fait avant nous, au sortir de la guerre, en 1945, nos politiques d'alors et qui ont fait de notre pays, la France, un modèle et un exemple de développement économique et social", souligne Marc Paulin en indiquant que "des bus sont en partance de Besançon, frais de transports gratuit, inscription obligatoire à sudchu25@gmail.com".

Remarque : Le syndicat national des internes en médecine a lancé un préavis de grève nationale à partir de mardi 10 décembre 2019 pour une durée illimitée.

Grèves décembre 2019

L’intersyndicale soutient six manifestants placés en garde à vue à Besançon

Suite à la manifestation contre la réforme des retraites du mardi 17décembre 2019, six manifestants, dont le syndicaliste FO et leader des gilets jaunes bisontins, Frédéric Vuillaume, ont été placés en garde à vue au commissariat de la Gare d’Eau. Les syndicats CGT-FO-FSU-Solidaires ont tenu a réagir dans un communiqué pour « protester contre la répression des manifestants rassemblés pacifiquement » et pour signifier au Préfet leur désapprobation de la politique du gouvernement.

Retraites : tous les syndicats dans la rue avant des réunions cruciales à Matignon

La mobilisation contre la réforme des retraites pourrait atteindre un sommet ce mardi 17 décembre 2019 dans la rue à l’appel, cette fois, de tous les syndicats, invités dès le lendemain à Matignon pour des discussions afin de trouver le chemin d’une sortie de crise avant Noël. À Besançon, une mobilisation est attendue à 10h30 sur la parvis de la gare Viotte.
 

Social

Vie chère : à Besançon le secteur social et médico-social rejoint la mobilisation du 5 novembre

Soutenue par une large intersyndicale (CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et Solidaires), une nouvelle mobilisation contre la vie chère est prévue jeudi 5 novembre 2026. Dans ce contexte, les organisations syndicales CGT Social/Médico-Social, SUD Santé-Sociaux et le Comité de Lutte Médico-Social appellent les salariés du secteur social et médico-social à se mettre en grève et à rejoindre la manifestation prévue à 14h à Besançon, sur le parking Battant.

Acte III : 4.500 manifestants (préfecture) maintenus à distance du centre-ville de Besançon

VIDÉOs • Après une première mobilisation le 17 octobre 2026 d’environ 12.000 personnes et une seconde la semaine dernière qui a réuni quelque 4.500 personnes ce sont une nouvelle fois 4.500 personnes, au plus haut de la mobilisation selon la préfecture, qui se sont donné rendez-vous au parc des Glacis de Besançon dès 14h ce samedi 31 octobre 2026 pour l’acte III de la mobilisation contre la vie chère. Ceux-ci ont répondu à l’appel au rassemblement de l’intersyndicale FO, Solidaires, CGT et FSU.

Crise lycéenne : les annonces du gouvernement ne désamorcent pas les appels à la mobilisation

Après un mois de blocus et de manifestations, les annonces très attendues du gouvernement lundi 26 octobre 2026, dont le remplacement progressif de Parcoursup d’ici 2028, n'ont pas convaincu les organisations lycéennes et étudiantes, qui ont appelé à poursuivre la mobilisation.

Le sénateur Longeot dépose un amendement pour interdire de manifester à visage dissimulé

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, a déposé un amendent visant à interdire de manifester avec le visage dissimulé. Ce dernier sera consulté dans le cadre de l'examen, mardi 27 octobre 2026, du Projet de loi relatif à la réparation des dommages résultant de dégradations commises dans l'espace public.

Acte " II " de la mobilisation : " pas de dégât de commerce " et 20 personnes interpellées à Besançon

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