Peau artificielle : le projet "Genesis", "une fierté" pour la Bourgogne Franche-Comté

Publié le 07/04/2021 - 17:19
Mis à jour le 08/04/2021 - 13:33

François Rebsamen, Marie-Guite Dufay, et jusqu’à Emmanuel Macron s’enthousiasment pour le projet de recherche Genesis d’Urgo Group qui vise à fabriquer de la peau artificielle, à destination notamment des grands brûlés et des patients souffrant de plaies « sévères ».

 © Urgo Group
© Urgo Group

L’annonce du groupe Urgo de localiser sur la métropole de Dijon le projet "Genesis" afin d’y développer une technologie révolutionnaire permettant d’améliorer la cicatrisation des patients souffrant de plaies graves grâce à de la peau artificielle "est une fierté pour l’ensemble du territoire" indique la région Bourgogne Franche-Comté.

"Cette première mondiale confirme une fois de plus l’excellence de notre filière santé tournée vers l’avenir et contribue à faire de la Bourgogne-Franche-Comté, une région résolument investie dans la médecine du futur" se réjouit la présidente de Région, Marie-Guite Dufay qui précise que l'objectif est de faire de Dijon, d’ici 5 à 10 ans, le centre d’expertise en cicatrisation de dimension internationale. "À la clé on peut s’attendre, si le projet aboutit, à la création de centaines d’emplois, mais aussi au développement de la filière bioprodution à l’échelle régionale"

Un enthousiasme partagé par François Rebsamen, le maire de Dijon et président de Dijon-Métropole, mais aussi Emmanuel Macron.

Genesis vise à développer une nouvelle solution de cicatrisation pour les plaies dites sévères. Un projet rendu possible grâce au soutien public privé et qui bénéficie d’un accompagnement financier du Conseil régional afin de développer à Chenôve (Côte d'Or) le laboratoire de recherche dédié.

Le projet bénéficie d’une aide de 22,8 millions d’euros du programme « Projets structurants pour la compétitivité (PSCP) » opéré par Bpifrance pour le compte de l’État dans le cadre du Programme d’investissement d’avenir (PIA). 

Il réunit cinq partenaires experts reconnus dans leur domaine : le Groupe URGO, un laboratoire de l’AFM-Téléthon, l’Établissement français du sang, Dassault Systèmes et le LBTI (CNRS / Université Claude Bernard Lyon1).

"C’est un projet d’innovation de rupture risqué et long, mais nous avons fait collectivement le pari de l’audace". Marie-Guite Dufay

Aujourd'hui, l’autogreffe est le seul traitement efficace pour cicatriser les plaies sévères impliquant de multiples  interventions chirurgicales multiples, permettant le prélèvement et la greffe de peau, de longs séjours à l’hôpital - 30 jours en moyenne - ainsi qu’un suivi de longue durée en médecine de ville.

Selon le groupe Urgo,  les solutions thérapeutiques disponibles présentent encore des inconvénients majeurs. "Parmi ceux-ci, en plus des souffrances du patient, un coût de prise en charge élevé pour le système de santé, pouvant atteindre 100 000 euros pour le traitement des brûlures les plus graves."

La peau est le plus grand organe de notre corps. En tant qu’enveloppe du corps, elle joue notamment un rôle clé de protection vis-à-vis de l’environnement extérieur (microorganisme, UV, agression mécanique comme les frottements).

Objectif : créer et rendre accessible au plus grand nombre de la peau artificielle, une solution thérapeutique innovante. "Recréer de la peau constitue un véritable défi scientifique et représente le rêve d’un grand nombre de chercheurs" explique le groupe Urgo. "Cette peau artificielle aura pour vocation à assumer les fonctions essentielles de la peau et de fermer les plaies les plus complexes sans imposer de recours à l’autogreffe. Cette solution pourrait ainsi réduire la durée d’hospitalisation et de traitement, et par conséquence diminuer la souffrance et le risque de complication pour le patient".

Economie

Gel des tarifs des complémentaires santé : l’UFC-Que Choisir Besançon-Belfort veut faire appliquer la loi

INTERVIEW • Alors que les tarifs des complémentaires santé ne cessent d’augmenter, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit un gel exceptionnel des cotisations. Une mesure contestée par les organismes assureurs, qui refusent pour l’instant de l’appliquer. À l'UFC-Que Choisir Besançon–Territoire de Belfort, son administrateur Jean-Pierre Courtejaire appelle au respect de la loi et invite les assurés à faire valoir leurs droits. Il revient pour nous sur les enjeux juridiques, économiques et politiques de ce bras de fer inédit entre pouvoirs publics, complémentaires santé et défenseurs des consommateurs.
 

Assemblées générales des Caisses locale : sociétaires du Crédit Agricole Franche-Comté, faites entendre votre voix !

PUBLI-INFO • Votre voix peut faire la différence : en votant, vous contribuez aux décisions qui font évoluer votre Territoire et soutenez les actions menées par l’une des 45 Caisses locales du Crédit Agricole Franche-Comté.

Club Numerik’ : la CCI Saône-Doubs veut accompagner la transformation numérique des entreprises locales 

La CCI Saône-Doubs lance le Club Numerik’, un nouveau club dédié aux entreprises du territoire, a-t-on appris mercredi 11 février 2026. Objectif : favoriser les échanges entre entreprises et accompagner la transformation digitale. La première réunion s’est tenue le 10 février et a réuni 20 participants.

Politique économique du Département du Doubs : l’opposition dénonce un soutien orienté vers des patrimoines privés

Le groupe d’opposition Doubs sociale, écologique et solidaire (DSES) au Département du Doubs a publié, le 9 février 2026, un communiqué critique à l’égard du dispositif économique départemental baptisé ”Le Doubs investit”. Les élus y dressent un bilan qu’ils jugent très éloigné des objectifs affichés de soutien à l’économie locale.

153,3 M€ de financement régionaux votés lors de la dernière commission permanente

Réunis en commission permanente à Besançon vendredi 6 février 2026, les élus ont adopté 153,5 millions d’euros de financements régionaux destinés à soutenir l’économie, l’agriculture, l’aménagement du territoire ou encore la Culture et le patrimoine. Zoom sur quelques dossiers. 

MaPrimeRénov’: “rendez-vous personnalisé” obligatoire pour les rénovations d’ampleur

Les demandeurs d'aides MaPrimeRénov' pour une rénovation d'ampleur devront désormais obligatoirement avoir un "rendez-vous personnalisé" avec un conseiller France Rénov' pour être mieux accompagnés et éviter les fraudes, a annoncé le ministre du Logement Vincent Jeanbrun ce mois de février 2026.

La CPAM du Doubs recrute un.e infirmier.e du service médical

offre d’emploi, infirmier(e) • La CPAM du Doubs recrute un·e infirmier·e du service médical pour intégrer sa Direction Médicale à Besançon.
Le poste propose des missions médico-administratives, d’accompagnement des professionnels de santé et de contribution à la qualité des prises en charge, au sein d’un organisme public engagé au service de la solidarité nationale.

“Production, préservation, protection”: en Haute-Saône, Emmanuel Macron veut rassurer les agriculteurs avant leur Salon

Emmanuel Macron a énoncé mardi 3 février 2026 ses priorités pour l'agriculture française et européenne, "production, préservation et protection", lors d'une visite en Haute-Saône, à l'approche du Salon de l'agriculture, pour lequel il a suggéré de réexaminer la décision sur l'absence prévue de bovins.
 

Baptiste Clerin, nouveau président du CPSTI Bourgogne–Franche-Comté

Le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI) Bourgogne Franche-Comté a procédé à l’élection de son président à l’occasion de la séance d’installation de la nouvelle mandature, organisée le 27 janvier 2026. Les membres de l’instance ont désigné Baptiste Clerin (CPME) à la présidence et Ludovic Mille (FNAE) à la vice-présidence pour un mandat de quatre ans.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 8.12
couvert
le 22/02 à 09h00
Vent
3.15 m/s
Pression
1028 hPa
Humidité
90 %