Planoise : les députés F. Charvier et E. Alauzet interpellent le ministre de l'Intérieur

Publié le 15/01/2020 - 16:08
Mis à jour le 15/01/2020 - 16:08

Mercredi 15 janvier 2020, la députée de la 1ère circonscription du Doubs Fannette Charvier a envoyé un courrier co-signé par le député de la 2e circonscription Eric Alauzet à Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur. Objectif : lui demander de » prendre des mesures rapides et durables suite à l’épisode dramatique qu’a connu Planoise ces dernières semaines. »

Fannette Charvier et Eric Alauzet ©Alexane Alfaro et ©Damien Poirier ©
Fannette Charvier et Eric Alauzet ©Alexane Alfaro et ©Damien Poirier ©

Selon la députée, "nous devons trouver des solutions pour établir l'ordre républicain afin que les habitantes et les habitants de ce quartier puissent vivre en sécurité et dans l'apaisement."

Lettre envoyée au ministre de l'Intérieur :

Monsieur le Ministre,

Le quartier de Planoise, plus de 20 000 habitants, à Besançon a profité des premières labellisations « Quartier de Reconquête Républicaine » et des premiers renforts liés à la Police de Sécurité du Quotidien ; vous êtes d’ailleurs venu inaugurer le nouveau commissariat de secteur en mars 2019, et nous vous en remercions.

Ces nouveaux effectifs dédiés ont dans les faits permis un accroissement des contrôles et des procédures.

Toutefois, depuis la fin de l’année 2019, ce quartier connaît une vague de violence sans précédent. Pour bien comprendre l’intensité de cette violence, nous nous permettons de vous faire un petit historique, hélas non exhaustif :

  • Le 21 novembre, une fusillade y fait un blessé ;
  • Le jour de Noël, des tirs à l’arme de guerre font 3 blessés et les démineurs sont obligés
  • d’intervenir pour une grenade laissée sur place ;
  • Pendant la matinée du Nouvel An, c’est la fourrière municipale qui est incendiée. Les pompiers mettront plus de 18 heures à en venir à bout. Le bilan provisoire fait état de 149 véhicules détruits et un centre commercial touché qui devra rester fermé de longs mois.
  • Le 9 janvier, une nouvelle fusillade fait un blessé grave ;
  • Idem le lendemain où des tirs sont même échangés à proximité d’une école maternelle ;
  • Samedi 11 janvier, de nouveaux tirs sont entendus un scooter est incendié et un commerce braqué ;
  • Mardi 14 janvier, deux équipes du Raid, venues de Strasbourg et Nancy, ainsi que la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de Dijon, sont intervenues aux côtés des policiers de la sûreté départementale et de la police judiciaire et ont interpellé plusieurs individus dans le cadre du dossier de l'incendie de la fourrière de Besançon

M. le Ministre, tel est en ce moment le quotidien des habitants de ce quartier miné par les trafics de drogue et les luttes de territoire qui en résultent.

La Préfecture et les forces de l’ordre sont pleinement mobilisées et nous tenons à les remercier pour leur travail et leur engagement sans faille pour endiguer cette escalade. Une vingtaine d'effectifs de la sécurité publique du Doubs, renforcée par les polices du Territoire de Belfort, du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Haute-Saône, ainsi que des CRS, auront été mobilisés afin de rétablir – pour l’heure – l’ordre républicain.

Pourriez-vous nous éclairer concernant les mesures pérennes et globales, en termes de répression mais aussi de prévention, que vous envisagez pour compléter celles déjà prises et qui permettront de lutter efficacement contre la mainmise des trafiquants de drogue et de garantir au quotidien la sérénité du quartier ?

Etant donné l’urgence, nous souhaiterions que des moyens soient mis en œuvre le plus rapidement possible pour mettre fin à cette situation intenable.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, nos sincères salutations.

Signataires : Fannette Charvier et Eric Alauzet

Politique

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.93C°
légère pluie
le 21/10 à 20h00
Vent
4.57 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
89 %

Sondage