Polyclinique de Franche-Comté : la CFDT se mobilise

Publié le 27/02/2014 - 10:17
Mis à jour le 27/02/2014 - 10:18

La CFDT se mobilise ce jeudi 27 février devant le siège social du groupe Hospitalia-Mutualité à Besançon qui gère deux cliniques (la Polyclinique de Franche-Comté et la Polyclinique de Dole) ainsi qu’une activité d’hospitalisation à domicile sur toute la région. Cette entreprise comprend environ 700 salariés et plus de 100 médecins mais depuis un an, la fréquentation de la polyclinique de Franche-Comté a beaucoup baissé, notamment pour les accouchements. La tension monte entre le syndicat et l’administration…

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10% d'accouchements en moins 2013 soit moins de 2.000 sur un an. Un accouchement coûtant près de 3.000 euros, le groupe a perdu environ 600.000 euros en 2013. Pourquoi ? La raison serait en partie expliquée par l'ouverture des nouveaux locaux de la maternité à l'hôpital Jean Minjoz.

"Une situation globale inquiétante, des tensions internes fortes"

La situation budgétaire et sociale de ces établissements esemble très difficile : selon la CFDT, une menace planerait sur la pérennité du service d’hospitalisation à domicile (HAD) maternité et déficit important annoncé par l’employeur à la Polyclinique de Franche-Comté.

A l'assemblée générale d'Hospitalia-Mutualité, le 11 février 2014, la déléguée syndicale centrale CFDT, Françoise Rollet, s’est vue "imposer une opposition catégorique à la prise de parole, par le président". La CFDT dénonce ces comportements "incessants d’entraves et de disqualification, alors que ces employeurs mutualistes de surcroît, annoncent des valeurs d’éthique à longueur de discours".

La CFDT regrette que cet employeur de l’économie sociale et solidaire se positionne dans la gestion des ressources humaines sur des pratiques "très éloignées de son discours".

"Un fonctionnement démocratique à Hospitalia - Mutualité qui questionne"

La CFDT dénonce également un dialogue social, en conseil d’administration, qui se résumerait "à tolérer deux représentants du personnel bien briffés sur le secret des informations, à qui on refuse la voix consultative pourtant prévue dans les statuts et surtout à qui le président impose régulièrement de manière autocratique le silence".

Selon le syndicat, le président refuserait de manière systématique de donner des documents préparatoires aux représentants du personnel : "En séance, aucun document n’est fourni sur table. De plus, les comptes rendus ne sont fournis qu’après avoir été approuvés lors d’une séance plénière. Les remarques et les questions des représentants du personnel ne figurent pas sur les procès verbaux".

Les salariés, leurs élus et la CFDT montent au créneau

Une délégation portera un courrier à l'attention du président et de tous les administrateurs pour faire rendre publique la déclaration liminaire qui a été empêchée lors de l'AG : "Ce sera l'occasion de faire connaître les pressions qui sont exercées sur le personnel et la dégradation des conditions de travail au sein des entreprises d' Hospitalia – Mutualité".

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