PORTRAIT Marie-Guite Dufay a sécurisé son parcours politique

Publié le 22/03/2010 - 14:45
Mis à jour le 12/04/2019 - 13:36

Celle qui a remplacé Raymond Forni au pied levé en 2008 est désormais légitimée par le suffrage universel comme chef de file de la majorité de gauche au conseil régional.

 ©
©
Pas évident de succéder au président Forni au lendemain de son décès en janvier 2008. L’ancien président de l’Assemblée nationale était un personnage trempé. Celle qui occupait alors la première vice-présidence s’est imposée pour lui succéder non sans prévenir qu’elle marquera sa différence. « Je n’aurai jamais le style de Raymond Forni ! ».
 
Dans la bouche de Marie-Guite Dufay ce n'était pas un aveu de faiblesse. Simplement l'évocation d'un changement dans la forme. En clair, pas plus que son prédécesseur, elle ne se laissera marcher sur les pieds par l’opposition et encore moins par les Verts avec lesquels les socialistes dirigeaient la Région depuis 2004, date à laquelle ils ont évincé la droite.
 
« Elle n’aime pas se mettre en avant »
 
La nouvelle présidente met simplement plus de rondeur à diriger les débats que son prédécesseur, mais elle reste intraitable sur le contenu. « Elle va au fond des dossiers », note Jean Auvillain, son directeur de cabinet.  Du coup, elle en oublie parfois de sortir la tête du guidon. « On l’a aidée à comprendre que désormais c’était elle qui devait être devant et faire de la représentation. Elle n’aime pas se mettre en avant », poursuit son «coach», rassuré depuis qu’il a constaté qu’elle apprenait « vite ». Il ne faut pas négliger non plus que c’est une grande marcheuse et qu’elle a de l’endurance.
 
Reste qu’elle a encore une bonne marge de progression dans le relationnel. « C'est probablement vrai. Je suis souvent dans une bulle », reconnaissait Marie-Guite Dufay en 2008. A sa décharge, elle évoquait son implication derrière des tiers. « J’ai toujours été dans le sillage des autres, dévouée à mes patrons et sans mettre en avant mon image. La gestion de l'image c'étaient eux, moi j'avais la main dans le cambouis. J'aime me coltiner aux difficultés ».
 
« Je fais de la politique pour être au service de mes concitoyens et ce qui m'importe c'est d’agir. Et comme je veux toujours tout très bien faire je suis en permanence prise par le temps. Je n'avais pas le souci de mon image », complétait la présidente qui faisait également allusion à son tempérament « rugueux des monts d'Auvergne » d’où elle est originaire.
 
L’échec des législatives de 2007
 
Une façon d’être en tout cas qui ne fait pas l’unanimité dans son parti. Son investiture pour les législatives de 2007 à Besançon a été laborieuse. Elle a du promettre d’être plus communicative, pour ne pas dire plus conviviale, avant d’obtenir la bénédiction des militants. Ce fut un échec cuisant. Dans une ville socialiste depuis l’après-guerre, elle n’obtiendra que 29,13% au premier tour contre 45,27% à son concurrent UMP, Jacques Grosperrin, qui l’emportera au second tour avec plus de cinq points d’avance.
 
Pour les régionales, sa candidature s’est imposée assez naturellement. Le PS pouvait-il couper la route à la seule présidente de Région socialiste avec Ségolène Royal ? Comme Pierre Moscovici a décidé de passer son tour, la question s’est posée avec moins d’acuité…
 
« Chrétienne de culture », mais accusée par son curé d'être « une très mauvaise paroissienne », c'est aux côtés d'une autre chrétienne, Paulette Guinchard, ancienne secrétaire d'Etat de Lionel Jospin qu'elle s'est « bâtie » en politique. « Paulette a beaucoup compté pour moi ». C’est d’ailleurs elle qui a parrainé la liste de Marie-Guite Dufay aux régionales.
 
 
« J’ai avancé par petites étapes »
 
Depuis sa sortie de Sciences Po Paris où elle a rencontré son futur mari, avocat de profession, Marie-Guite Dufay a mené sa carrière marche par marche. « J'ai avancé par petites étapes ». Dans sa vie professionnelle, comme dans son évolution politique, avec une parenthèse consacrée à ses trois enfants et à du bénévolat. Son fil rouge? Les questions d'emploi, de formation, d'insertion professionnelle, de femmes. Ce qu'elle résume en seul mot: la solidarité. Elle n’est pas peu fière d’évoquer à chaque occasion la sécurisation des parcours qui a permis à près de 12000 salariés francs-comtois de conserver leur contrat de travail en pleine crise, tout en étant au chômage partiel et en bénéficiant d’une formation.
 
Ancienne cadre de l'ANPE, Marie-Guite Dufay  avait en charge le social quand elle était élue au conseil municipal de Besançon. Au conseil régional, Raymond Forni lui avait demandé de s’occuper de l'économie. « J'ai été boostée par l'énergie de cet homme. Avec lui, il y a eu des déclics ». Il était né un 20 mai, elle un 21 mai.

Politique

Présidentielle 2027 : “Si on veut s’en tirer, faut se tirer !” selon le Mouvement Franche-Comté

Le président du Mouvement Franche-Comté (MFC), Jean-Philippe Allenbach, estime que les perspectives de l'élection présidentielle de 2027 justifient une réflexion sur l'avenir institutionnel de la Franche-Comté. Dans un communiqué intitulé ”Présidentielle 2027 : Si on veut s’en tirer, faut se tirer !”, il affirme que, compte tenu de la candidature annoncée de Marine Le Pen et des sondages actuels, les Francs-Comtois pourraient se retrouver sous la présidence de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon, ce qu'il craint.

Marine Le Pen éligible, mais sous bracelet électronique, donnera sa décision pour la présidentielle à 20h00

Éligible, mais sous bracelet : la justice a ouvert mardi 7 juillet 2026 la voie à une possible quatrième candidature à la présidentielle de Marine Le Pen en réduisant sa peine d'inéligibilité à seulement quinze mois ferme, déjà purgés, mais la dirigeante d'extrême droite devrait faire une partie de sa campagne sous bracelet électronique si elle se lançait malgré cette condamnation.

Manque de stationnement aux Hauts-du Chazal : Laurent Croizier demande la création d’un pôle multimodal à Franois

Laurent Croizier, député du Doubs et conseiller communautaire au Grand Besançon Métropole, alerte ce 7 juillet 2026 sur la nécessité de mettre en place un pôle multimodal "train, tram, stationnement, bus, vélos" à Franois afin de faire face aux problèmes de stationnement sur le secteur des Hauts-du-Chazale et autour de l’hôpital Minjoz à Besançon.

Jean-François Longeot appelle le Sénat à évaluer la gestion de la crise liée à la canicule

Après une canicule dont ses conséquences continueront de se faire sentir ces prochains temps, le sénateur du Doubs Jean-François Longeot, président de la commission de l’Aménagement du Territoire et du Développement Durable, estime qu’il est nécessaire d’engager sans attendre une évaluation de la gestion de cette crise. Pour l’élu, ”il ne s’agit pas seulement de comprendre ce qui vient de se passer, mais de préparer dès aujourd’hui les réponses aux crises climatiques qui s’annoncent.”

Coupe du monde : les élus communistes de Besançon réclament une fan zone pour le match France-Maroc

Dans un communiqué publié le 6 juillet 2026, Hasni Alem, au nom des élus communistes de la ville de Besançon, appelle la municipalité à organiser une fan zone à l'occasion du match de quart de finale de la Coupe du monde France-Maroc, jeudi 9 juillet. L'élu demande à la Ville d'agir rapidement afin de permettre aux Bisontins de suivre la rencontre ”dans un cadre populaire, sécurisé et accessible à toutes et tous”.

“Soutien aux violeurs étrangers” : la porte-parole de Némésis condamnée après une plainte d’Anne Vignot

La porte-parole du collectif d'extrême droite Némésis, Yona Faedda, a été reconnue coupable de diffamation par la justice à la suite d'une plainte déposée par Anne Vignot, ancienne maire de Besançon, a-t-on appris vendredi 3 juillet 2026. il s'agit de la première condamnation pénale de ce collectif Némésis.

Golden Coast Festival : le RN demande la suspension des subventions après l’annonce de la venue du rappeur Médine

Le groupe Rassemblement national (RN) au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté demande la suspension des subventions publiques accordées au Golden Coast Festival après l'annonce de la participation du rappeur Médine, prévue le 30 août 2026 à Dijon.

Laurent Croizier élu vice-président de la mission parlementaire sur “le maillage scolaire à l’épreuve du défi démographique” 

Face à la baisse des effectifs scolaires et à ses conséquences sur l’organisation du service public d’éducation, l’Assemblée nationale a créé une mission d’information consacrée au "maillage scolaire à l’épreuve du défi démographique". Le député du Doubs Laurent Croizier a été élu vice-président de cette mission, aux côtés du président David Habib et du Rapporteur Loïc Kervran, a-t-on appris ce jeudi 2 juillet 2026.

Chaleur : quand la mini-prairie de la place Leclerc venge Anne Vignot face au fleurissement de Ludovic Fagaut

À son tour, l'ancienne maire écologiste de Besançon, Anne Vignot, a réagi dimanche 28 juin 2026 sur les réseaux sociaux à la gestion des espaces verts de la ville en pleine période de fortes chaleurs. Sa publication fait suite au maintien de la végétation de la place Leclerc, alors que plusieurs mini-prairies urbaines de ce type, mises en place dès le début de son mandat, ont été remplacées sous l'actuelle municipalité de Ludovic Fagaut par des plantations géométriques de fleurs qui ne tiennent pas le choc de la canicule.

La canicule assèche les nouvelles fleurs à Besançon : LFI fustige la politique municipale des espaces verts

Dans un communiqué du 27 juin 2026, Séverine Véziès, conseillère municipale La France insoumise (LFI) à Besançon, remet une nouvelle fois en question plusieurs choix de la municipalité concernant la gestion des espaces verts, qu'elle juge incompatibles avec les objectifs d'adaptation au changement climatique puisque les fleurs plantées au printemps dans la ville ne résistent pas à la canicule malgré l'arrosage.

Plus de 200 personnes mobilisées contre la loi d’urgence agricole sur les terres d’Annie Genevard

Plus de 200 personnes, selon l'organisation, se sont rassemblées samedi 27 juin 2026 à Morteau, à l'appel d'un large collectif d'associations environnementales, agricoles, citoyennes et de forces politiques, à l'initiative de la députée écologiste du Doubs, Dominique Voynet. La mobilisation visait à dénoncer la loi d'urgence agricole, actuellement examinée au Sénat, et les conséquences environnementales que ses opposants lui reprochent.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 29.89
nuageux
le 08/07 à 14h00
Vent
2 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
30 %

Sondage