Prison, violences sexuelles, justice... Quelles sont les lignes de mire de Gérald Darmanin ?

Publié le 27/12/2024 - 10:30
Mis à jour le 27/12/2024 - 10:10

De retour au gouvernement mais cette fois en tant que ministre de la Justice et garde des Sceaux, Gérald Darmanin a décrit ses propositions et ses objectifs lors de sa première visite officielle le 25 décembre, puis jeudi 26 décembre sur le plateau du JT de TF1.

Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur © Hélène Loget
Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur © Hélène Loget

Le nouveau ministre de la Justice a dit ”proposer que dans le cas des violences sexuelles aggravées et féminicides, qu'on a du mal évidemment à résoudre dans notre pays (...), que les gardes à vue puissent aller jusqu'à 72 heures. Aujourd'hui, c'est 48 heures”. Pourquoi 72 heures ? ”Car ça permet de mettre en protection la femme qui a été menacée, violentée et agressée. Cela permet de faire les constatations et d'interroger plus longuement la personne” a -t-il justifié.

Une "justice rapide"

Par ailleurs, lors de son déplacement en Picardie mercredi, le nouveau garde des Sceaux a déclaré qu'il comptait obtenir davantage de moyens pour son ministère, afin de permettre une "justice rapide", et a aussi dit vouloir "nettoyer les prisons" de leurs nombreuses difficultés.

Pour lui, la justice "est malheureusement trop lente, les magistrats sont les premiers à s'en plaindre", a-t-il déclaré devant la presse au tribunal judiciaire d'Amiens, son premier déplacement en tant que nouveau garde des Sceaux, le jour de Noël. "Ce que nous voulons, c'est plus de rapidité, plus de fermeté. On ne peut pas le faire avec des moyens constants", a ajouté M. Darmanin. "Cette rapidité, elle passe par plus d'effectifs, plus de greffiers bien évidemment, et plus de magistrats", a-t-il poursuivi.

"Nous serons raisonnables" car il faudra tenir compte "bien évidemment" des contraintes budgétaires nationales, "mais nous devons augmenter ce budget du ministère de la Justice". Il a dit avoir pris rendez-vous lundi prochain avec Amélie de Montchalin, la nouvelle ministre chargée des Comptes publics, pour échanger sur ce "dossier extrêmement important".

Alors que certains syndicats de la magistrature ont exprimé leurs inquiétudes quant à la volonté de fermeté affichée par le nouveau ministre de la Justice, qui a aussi dit mardi vouloir travailler "main dans la main" avec l'Intérieur, M. Darmanin a tenté mercredi de rassurer. "J'ai des convictions politiques, bien sûr (...) mais je suis un homme de dialogue", a-t-il estimé, soulignant avoir appelé mardi "l'intégralité" des responsables syndicaux du monde de la justice, pour prendre langue avec eux et les rencontrer à partir de jeudi. "Tous les sujets sont à mettre sur la table", selon le ministre.

Son prédécesseur Didier Migaud était favorable à l'intégration de la notion du consentement dans la définition pénale du viol. Ce projet va poursuivre son cours, a assuré mercredi M. Darmanin : "Je crois que le texte de loi arrive pour le printemps prochain, et j'aurai l'occasion d'en parler avec les parlementaires et avec le Premier ministre".

"Nettoyer les prisons"

M. Darmanin a aussi visité le centre pénitentiaire de Liancourt (Oise) mercredi soir, alors que la surpopulation carcérale en France devient de plus en plus problématique. Plus de 80.000 personnes étaient incarcérées dans le pays au 1er novembre, un nouveau record, soit une densité carcérale de 128,5%. Et ce alors que l'objectif de construire 15.000 places de prison supplémentaires ne devrait pas être atteint "avant 2029, dans le meilleur des cas" avait prévenu M. Migaud le mois dernier.

Mais "on n'a pas toujours besoin de prisons pour des gens qui font 20 ans (...), on doit pouvoir faire des choses beaucoup plus à taille humaine, un peu partout sur le territoire national", a imaginé mercredi M. Darmanin, rappelant être "très sensible à l'idée que les petites peines, des peines courtes, doivent être exécutées".

Il faudra donc "peut-être que le cahier des charges (de certains bâtiments de prison, NDLR) soit revu (...), débureaucratiser tout ça", a-t-il ajouté à Liancourt.

Le nouveau ministre de la Justice a aussi dit vouloir cesser de faire des prisons "un lieu de la reproduction du crime", où des agents pénitentiaires sont "agressés" et soumis à des pressions "extrêmement fortes", et où des détenus "continuent leurs trafics".

"Nous allons nettoyer les prisons de toutes les difficultés que vivent les agents pénitentiaires. Ce sera difficile (...) et ça prendra sans doute du temps, mais j'y mettrai tous les moyens", a-t-il encore promis.

(avec AFP)

Politique

Accident à Besançon : des " tirs de mortier " visent les secours lors d’une intervention

Deux tirs de mortier ont été lancés jeudi 8 octobre 2026 en direction des secours alors qu’ils intervenaient rue du Luxembourg, à Besançon, à la suite d’un accident de la circulation. Un véhicule des sapeurs-pompiers a été touché, sans faire de blessé. La police municipale et la police nationale étaient sur place.
 

Forêts du Doubs : Jean-François Longeot demande des garanties pour les communes

Face aux dégâts causés par les aléas climatiques de l’été 2026 sur les jeunes plantations, le sénateur du Doubs Jean-François Longeot a saisi la ministre de la Transition écologique le mercredi 7 octobre 2026 afin de relayer les inquiétudes des communes forestières du Doubs.

Le sénateur Cédric Perrin reconduit à la tête de la commission Défense du Sénat

Ce mercredi 7 octobre 2026, Cédric Perrin, sénateur du Territoire de Belfort, a été réélu avec 83,7% des voix, président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat lors d’une réunion de constitution de la commission au Sénat.

Crise lycéenne : Séverine Véziès répond à Laurent Croizier et dénonce ses " doubles discours "

Dans un communiqué transmis ce jour à notre rédaction, Laurent Croizier, député de la première circonscription du Doubs et enseignant de formation, a appellé le gouvernement à privilégier le dialogue face aux tensions liées aux mouvements lycéens. Une prise de position qui a aussitôt fait réagir Séverine Véziès, élue bisontine de La France insoumise, qui dénonce un discours "hypocrite" sur ses réseaux sociaux.

Crise lycéenne : Laurent Croizier demande une demi-journée de débat dans tous les lycées

Alors que les mouvements lycéens suscitent des tensions dans de nombreux établissements en France, le député de la première circonscription du Doubs, et enseignant de formation, Laurent Croizier, appelle le gouvernement à privilégier le dialogue. Lors d’une question au gouvernement adressée au ministre de l’Éducation nationale, le parlementaire a demandé l’organisation, dès ce mercredi, d’une demi-journée de débat dans chaque classe de chaque lycée de France. Objectif : permettre aux élèves d’exprimer leurs préoccupations et d’apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées dans les établissements.

À Besançon, une crèche de Planoise visée par des tirs de mortiers

Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux lundi 5 octobre 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dénonce les tirs de mortier qui ont visé la crèche d’Artois, vers 12 h 30. Les 35 enfants présents dans l’établissement ont été confinés à l’intérieur pendant l’intervention de la police nationale.

Le PCF du Doubs appelle le préfet à " cesser " des interventions policières " disproportionnées "

La Fédération du Doubs du Parti communiste français interpelle le préfet sur les conditions de maintien de l’ordre lors des mobilisations lycéennes. Dans un courrier signé par son secrétaire, Matthieu Guinebert, le PCF demande que cessent les interventions qu’il juge disproportionnées.

Blocage des lycées : Julien Odoul (RN) demande une réunion de crise après les incidents

Blocages, dégradations et affrontements avec les forces de l’ordre ont marqué plusieurs établissements de Bourgogne-Franche-Comté ce jeudi 1er octobre. Dans un communiqué, le président du groupe RN au Conseil régional, Julien Odoul, demande un bilan des dégâts et une réunion de crise. Il met également en cause La France insoumise.

À Besançon, La France insoumise apporte son soutien aux mobilisations lycéennes

Dans un communiqué publié le 30 septembre, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon, composé de Séverine Véziès, Martin Mellion et Hélène Magnin-Feysot, apporte son soutien aux mobilisations lycéennes en cours en France et à Besançon. Les élu(e)s dénoncent les conditions d’enseignement et appellent à la non-violence et à la protection des jeunes lors de la journée de mobilisation annoncée le 1er octobre.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 5.44C°
couvert
le 09/10 à 05h00
Vent
1.61 m/s
Pression
1024 hPa
Humidité
94 %

Sondage