Procès Zepeda : le deuil impossible du dernier petit ami de Narumi

Publié le 12/12/2023 - 14:00
Mis à jour le 12/12/2023 - 12:36

Le dernier petit ami de Narumi Kurosaki a confié ce mardi 12 décembre 2023 devant les assises de la Haute-Saône son deuil impossible et exigé que "justice soit faite", au septième jour du procès en appel de Nicolas Zepeda, rejugé pour l'assassinat de l'étudiante japonaise.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

Sept ans après la disparition de Narumi Kurosaki, dont le corps n'a jamais été retrouvé, Arthur del Piccolo, 28 ans, évoque son "deuil qui ne se terminera jamais vraiment" : "chaque année en décembre, je pense automatiquement à elle (...)  Narumi et moi, on aurait pu aller bien ensemble." "J'aimerais que justice soit faite", que "le coupable soit condamné", lance-t-il. Narumi a disparu il y a sept ans, "sept ans sans réponses concrètes", poursuit le jeune homme. "Je pense que ces réponses, on ne peut les avoir que par une seule personne, s'il accepte de nous les donner", glisse-t-il à l'attention de l'accusé, mais sans le citer. A quelques mètres de lui, le Chilien de 33 ans l'écoute sans ciller.

"Dans la vie il y a parfois des choses à se pardonner soi-même", Arthur del Piccolo.

Arthur del Piccolo revient sur les "moments vraiment formidables" passés avec l'étudiante japonaise entre septembre et début décembre 2016, ses projets avec la jeune femme, comme la présenter à ses parents à Noël, glisse cet amoureux du Japon, pays où il exerce en tant qu'ingénieur commercial. Il confie aussi ses "remords" : "dans la vie il y a parfois des choses à se pardonner soi-même. Si je n'avais pas fréquenté Narumi en septembre ou si j'avais insisté pour la voir le dimanche (4 décembre) au soir, on n'en serait pas là aujourd'hui. Peut-être qu'elle serait vivante..."

Nicolas Zepeda, venu en France début décembre 2016, a reconnu la semaine dernière s'être rendu de son propre chef à la chambre de Narumi, qui avait rompu avec lui quelques mois plus tôt. Il l'y avait retrouvée le 4 décembre et avait passé la nuit avec elle avant qu'elle ne disparaisse sans laisser de trace. M. del Piccolo avait reçu les jours suivants plusieurs messages de Narumi, dont un de rupture très abrupt le 8 décembre. Les enquêteurs pensent que ces messages ont été envoyés par l'accusé qui aurait usurpé les comptes de l'étudiante pour brouiller les pistes et retarder les recherches.

Le message du 8 décembre "m'a détruit mentalement", confie Arthur. Mais il était aussi "intriguant" car il était "très convaincant et à la fois absurde. Il n'y avait rien à y répondre".

(Source AFP)

Justice

Le procureur Paul-Edouard Lallois quitte le parquet de Montbéliard pour celui de Belfort

Nommé procureur de la République à Belfort, Paul-Edouard Lallois quitte le parquet de Montbéliard pour celui de Belfort à compter du 7 septembre 2026. Dans l’attente de la nomination de son successeur, il assurera toutefois l’intérim à Montbéliard parallèlement à ses nouvelles fonctions belfortaines. 

Imprescriptibilité des crimes commis sur les mineurs : Laurent Croizier salue le vote de l’Assemblée nationale

Dans le cadre de l'examen du projet de loi sur la protection des enfants, le député Laurent Croizier indique ce mois de juillet 2026 que l’adoption en première lecture de l’amendement pour rendre imprescriptibles les crimes commis sur les mineurs "est une étape décisive".

Violences sexuelles sur mineurs : près de 1140 procédures examinées en moins d’un mois par la cour d’appel de Besançon

Les parquets du ressort de la cour d'appel de Besançon (Besançon, Montébliard, Lons-le-Saunier, Vesoul, Belfort) ont procédé à un recensement des procédures relatives aux violences sexuelles commises sur des victimes mineures, conformément aux instructions du garde des Sceaux, détaillées dans sa circulaire du 8 juin 2026. Au total, selon un communiqué du procureur général du 16 juillet 2026, près de 1140 procédures ont été étudiées en moins d'un mois.

L’ancien ministre bisontin Yves Jégo mis en examen dans une affaire de contrats de masques anti-Covid

Selon des informations publiées par Mediapart le 6 juillet 2026, l'ancien ministre et ancien député centriste Yves Jégo, originaire de Besançon, a été mis en examen pour trafic d'influence dans le cadre d'une enquête portant sur des marchés publics de fourniture de masques réutilisables durant la crise sanitaire. Les investifations concernent notamment la Bourgogne Franche-Comté.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 14.68
partiellement nuageux
le 01/09 à 05h00
Vent
0.98 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
85 %

Sondage