Pulversheim : Faurecia ferme son usine de sièges et la déplace à Étupes

Publié le 08/07/2022 - 16:29
Mis à jour le 08/07/2022 - 16:31

L’équipementier automobile Faurecia va fermer son usine de sièges de Pulversheim dans le Haut-Rhin, qui emploie 137 salariés, a-t-on appris jeudi de source syndicale. La production sera déplacée sur le nouveau site de Faurecia, à Étupes, à Technoland 2.

Le projet de fermeture a été annoncé lors d’une réunion extraordinaire du comité social et économique (CSE) du site, qui s’est terminée mercredi soir. Un projet "que l’entreprise veut rendre effectif au plus tard le 8 novembre prochain", a expliqué Olivier Delacourt, secrétaire général de la CFDT Métallurgie Alsace, principal syndicat de l’usine.

  • Le site de Pulversheim emploie 137 salariés permanents, qui vont perdre leur poste, ainsi que 35 intérimaires, a précisé M. Delacourt. Les sièges automobiles qui y sont fabriqués fournissent le site voisin de Stellantis à Mulhouse : la production va être déplacée dans la nouvelle usine Faurecia près de Montbéliard dans le Doubs, a ajouté M. Delacourt.

Ce nouveau site, dont la construction est bientôt terminée, regroupera les productions de sièges de Faurecia dans l’est de la France, incluant celles pour l’usine Stellantis de Sochaux. "Des reclassements seront proposés là-bas, comme d’ailleurs dans toute la France", a déclaré le responsable syndical, qui "doute" cependant que les salariés acceptent "de faire 150 km aller-retour chaque jour, au prix de l’essence et aux conditions proposées". "On va essayer aussi d’obtenir des reclassements chez Stellantis Mulhouse", a-t-il ajouté. La direction de Faurecia a invoqué des "problèmes de compétitivité" pour justifier la fermeture de Pulversheim, a rapporté M. Delacourt, "un faux motif" selon lui.

Pas de réaction de Faurecia

Sollicitée par l’AFP jeudi matin, la direction de Faurecia n’avait pas réagi en fin de matinée. Le site de Pulversheim avait été ouvert en 2001 pour fournir l’usine PSA, aujourd’hui Stellantis, de Mulhouse, située à seulement 15 km. Il a compté jusqu’à 750 salariés permanents dans ses premières années, avant de voir ses effectifs décliner. L’usine avait été fragilisée par la perte du contrat de la Citroën C4 de PSA Mulhouse au profit de son concurrent américain Johnson Controls. L’entreprise américaine avait ouvert pour l’occasion, en 2008, une usine à proximité de Mulhouse mais en Allemagne, à Neuenburg-am-Rhein. A la faveur d’un « accord de compétitivité », Pulversheim avait repris des marchés à ce site allemand, entraînant la fermeture de celui-ci fin 2016.

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Mercosur : les eurodéputés votent en faveur du renvoi de l’accord devant la Cour de justice de l’UE

Le Parlement européen a voté ce mercredi 21 janvier 2026 en faveur d’une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne, afin de vérifier la légalité de l’accord entre l’UE et le Mercosur. Les agriculteurs mobilisés devant le parlement ont poussé des cris de joie après l'annonce.

Quitter le salariat pour entreprendre : une reconversion qui séduit aussi à Besançon

La reconversion professionnelle vers un projet entrepreneurial occupe une place croissante dans le paysage économique et social français. De plus en plus d’actifs choisissent de quitter le salariat pour créer leur propre emploi, souvent dans une recherche de sens, d’autonomie et d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Un constat partagé par la coopérative d’activités et d’emplois (CAE) Coopilote à Besançon, qui met en lumière plusieurs parcours d’entrepreneurs ayant fait le choix de l’entrepreneuriat comme voie de reconversion.

À Besançon, le restaurant L’Unalôme inaugure un nouvel espace culturel… dans sa cave

Référence reconnue de la scène gastronomique bisontine depuis 4 ans, le restaurant L’Unalôme annonce l’élargissement de son activité avec l’ouverture d’un espace dédié à la culture et à l’événementiel. Installé dans une cave voûtée réaménagée, ce nouveau lieu accueillera à la fois une programmation artistique régulière et des événements privatifs, a-ton appris ce mardi 20 janvier.

Menace de taxes douanières sur les vins : Macron et Genevard montent au créneau face aux menaces de Trump

La France a vivement réagi après la nouvelle menace de Donald Trump d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français. L’entourage d’Emmanuel Macron, tout comme la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, ont condamné ces déclarations, mardi 20 janvier 2026.

Ambiance bar à jeux et cuisine mexicaine pour la réouverture du Pixel à Besançon

Situé en plein coeur de la Cité des Arts, le Pixel a fermé ses portes le 1er décembre 2023. Deux ans plus tard, le voilà qu’il s’apprête à rouvrir ses portes sous l’impulsion d’Eric Grux, Jocelyn Lamy et Johann Donnenwirth. À eux trois, ils représentent respectivement les entreprises Jinic Media, Lamy traiteur (Samouraï sushis) et les Jeux de la Comté et ont décidé d’unir leurs forces pour transformer Le Pixel en restaurant, coffee shop et bar à jeux, nommé Taqueria Quest. La pré-ouverture aura lieu le 30 janvier 2026 et l’ouverture officielle est prévue pour la fin du mois de février. 

Logement neuf : un marché national en repli, des signaux de résilience à Besançon

Dans un contexte national marqué par un ralentissement de la production de logements neufs, l’année 2025 apparaît contrastée pour Besançon. Si la baisse des ventes et des mises en chantier est nette, certains indicateurs locaux traduisent une capacité d’adaptation du marché et une confiance maintenue des opérateurs. Explications avec Fabrice Jeannot, vice-président de la Fédération des promoteurs immobiliers Bourgogne Franche-Comté ce lundi 19 janvier.

Le fisc réclame des millions d’euros de redressement à General Electric Belfort

Le fisc français a notifié un important redressement au groupe industriel GE Energy Products France (EPF), filiale de la multinationale américaine GE Vernova, lui reprochant d'avoir artificiellement réduit son bénéfice imposable de 212 millions d'euros, a-t-on appris vendredi auprès du CSE de l'entreprise basée à Belfort.

Jott en redressement judiciaire : les cinq boutiques de Besançon, Belfort, Dijon et Chalon-sur-Saône surveillées

Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé le 18 décembre 2025 de placer la société SAS JOTT sous le régime du redressement judiciaire. Cette procédure, déclenchée en raison d’une situation de cessation des paiements, ouvre une période d’observation de six mois durant laquelle la viabilité de l’entreprise sera examinée. Une audience clé est prévue le 5 février 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 -0.28
nuageux
le 22/01 à 00h00
Vent
1.93 m/s
Pression
998 hPa
Humidité
89 %