Ré-autorisation de pesticides interdits : l'UFC-Que Choisir dénonce "une grave atteinte démocratique, environnementale et sanitaire"

Publié le 02/09/2020 - 14:00
Mis à jour le 02/09/2020 - 10:48

Dans un communiqué du 31 août 2020, l’UFC Que choisir a annoncé qu’elle boycotterait la séance du 1er septembre au Centre national de la transition écologique (CNTE) suite à la ré-autorisation de pesticides interdits depuis 2 ans, les néonicotinoïdes dans l’agriculture.

© maxmann Pxb CC0 ©
© maxmann Pxb CC0 ©

"En voulant ré-autoriser les néonicotinoïdes, dans un premier temps pour la betterave et potentiellement pour toutes les cultures, le gouvernement met en péril la stratégie française d'éradication des pesticides les plus dangereux. Ce projet, déjà ficelé, ne fera l'objet d'aucun débat au CNTE réuni mardi 1er septembre, d'aucun avis, mais d'une simple présentation", a indiqué l'UFC Que choisir. C'est la raison pour laquelle l'association a boycotté la séance

"Sous la pression du lobby de l'agriculture intensive"

Elle explique également que "Après avoir enterré les promesses d’interdire le glyphosate d’ici 2021, après avoir autorisé l’épandage des pesticides au ras des habitations, voilà que le gouvernement recule à nouveau sous la pression du lobby de l’agrculture intensive et de l’industrie sucrière, en ré-autorisant les néonicotinoïdes -une classe de pesticides particulièrement dangereux- pour la culture de la betterave."

Quelles sont les particularités des néonicotinoïdes ? 

L'UFC explique que les néonicotinoïdes sont des insecticides qui ont la particularité de se diffuser dans l'ensemble de la plante et dans le pollen par les abeilles et autres insecte pollinisateurs, entraînant leur mort par la détérioration du système nerveux." Elle ajoute que "Ces molécules se dégradant très peu, elles persistent longtemps après les traitements et contaminent les cultures suivantes pendant des années, la micro-faune des sols ainsi que les cours d’eau et les nappes phréatiques qui alimentent nos réserves d’eau potable. Du fait des dangers liés à leur utilisation ces pesticides étaient donc interdits en France depuis 2018*". 

Une ré-autorisation potentiellement applicable à toutes les cultures

Selon l'association, "pendant que d’autres filières agricoles s’engagent vers le développement d’alternatives, la filière betteravière s’entête dans ses pratiques intensives et polluantes, et vient d’obtenir du Gouvernement la ré-autorisation de ces pesticides pour au moins trois ans, au prétexte que la culture de la betterave ne pourrait plus s’en passer." Cette décision, "particulièrement irresponsable qui concerne pas moins de 200.000 hectares" selon l'UFC, "met en danger le principe d'une interdiction générale des néonicotinoïdes votée par le Parlement en 2016, et ouvre la voie au même relâchement pour beaucoup d’autres cultures."

La filière du maïs vient en effet de réclamer le même traitement de faveur. Le projet de loi confirme ce risque puisque la procédure prévue, loin de se limiter à la betterave, s’applique explicitement à toutes les cultures.

"Un mépris de la société civile"

Le projet de loi sera présenté au CNTE où est représentée la société civile "plutôt que de faire l'objet d'un authentique débat". Pour l'UFC, "Cette méthode est aux antipodes des exigences d'une démocratie moderne. Il s'agit d'une mascarade, le ministre de l’Agriculture ayant déjà présenté début août la ré-autorisation des néonicotinoïdes pour la filière betteravière comme une décision définitive."

L'association ajoute qu'"alors que la mission du CNTE est justement d’aider les pouvoirs publics à définir la stratégie et les modalités de la transition environnementale, le gouvernement a délibérément choisi de ne pas le consulter et de s’en tenir à une simple information sur le contenu du projet de loi déjà finalisé." Pour elle, "ce procédé signe ainsi une dérive inquiétante du gouvernement, qui réduit jour après jour les possibilités pour la société civile et les ONG, comme l'UFC-Que Choisir, de faire entendre leurs voix, en contrepoids des divers lobbies industriels."

L'UFC-Que Choisir a boycotté la réunion de ce mardi du CNTE. "Au vu des graves risques environnementaux et sanitaires que fait courir cette ré-autorisation, l'association :

  • exhorte le gouvernement à maintenir l’interdiction des néonicotinoïdes pour l’ensemble des cultures en retirant ce projet de loi,
  • appelle dès maintenant les parlementaires à le rejeter dans le cas où il serait maintenu."

Politique

Attaques de Trappes : les élus de l’opposition municipale de Besançon demandent au maire d’organiser un rassemblement lundi à 18h00

Un homme a tué une personne et fait cinq blessés dans les Yvelines vendredi 23 octobre 2026 lors d'une attaque "terroriste raciste" selon Emmanuel Macron. Les élus de l’opposition demandent à Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, d’organiser un rassemblement à 18h00 place Granvelle lundi 26 octobre 2026.

Olivier Rietmann réélu à la tête de la Délégation aux entreprises du Sénat

Le sénateur de la Haute-Saône a été reconduit jeudi 22 octobre 2026 pour trois années supplémentaires à la présidence de cette instance parlementaire, qui rassemble plus de 40 sénateurs de différents horizons politiques, chargée de rapprocher le Sénat du monde économique et de soutenir le développement des entreprises.

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 11.55C°
pluie modérée
le 25/10 à 16h00
Vent
5.05 m/s
Pression
1013 hPa
Humidité
92 %

Sondage