Régionales-programmes (4): l'emploi est une priorité

Publié le 08/03/2010 - 17:07
Mis à jour le 08/03/2010 - 17:07

A partir des compétences de la Région, nous avons examiné les propositions des dix listes qui concourent aux élections régionales dont le premier tour aura lieu le 14 mars. Les partis traditionnels sont évidemment plus prolixes que les mouvements moins structurés, mais nous avons exploré l’ensemble des programmes disponibles. Quatrième volet: le développement économique.

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L’action économique est au quatrième rang des investissements de la Région. Avec 46,3 M€, soit 9% du budget 2010, le conseil régional finance le développement économique (14,7 M€), l’emploi (14,8 M€), la solidarité (0,9M€), l’agriculture, l’agroalimentaire, forêt-bois (5,3 M€), le tourisme (7,4M€) et sport et jeunesse (3,2 M€).

 
La compétence économique de la Région n’est pas la plus importante de ces charges. Plusieurs partis ont cependant décidé d’aborder prioritairement ce dossier dans leur programme. C’est le cas du Modem qui place le développement économique et le soutien à la création d’emplois « au premier plan des objectifs de toutes politiques locales ».
 
L’UMP prévoit de faire entrer 3000 jeunes en contrat à durée indéterminée dans les entreprises avec une prise en comptes de l’ensemble des charges ainsi que de 10% du salaire pendant un an. Lutte Ouvrière revendique le partage du travail entre tous, « quitte à diminuer le temps de travail de chacun mais sans baisse de salaire ». Le PS propose la création de 6000 contrats régionaux d’accès à l’emploi permettant l’embauche de jeunes en CDI par l’accompagnement du contrat de professionnalisation et de formation et la création de 1000 contrats solidarité séniors-junior pour accompagner des procédures de cessation d’activité progressive.
 
Le Front de gauche projette la création d’un fonds régional pour l’emploi financé par les banques et contrôlé par les syndicats envisage la mise en œuvre d’un grand plan d’emploi pour 4000 jeunes dans le réseau associatif. Europe Ecologie veut créer de nouveaux emplois qualifiés et non-délocalisables dans le secteur non-marchand
 
Autres propositions :
 
- Modem : soutien aux filières d’avenir, notamment le secteur de l’économie verte, rénovation de tout l’habitat comtois, mise en place de pôles régionaux d’excellence (bois, agroalimentaire, véhicule électrique, biomédical…), suppression de l’Agence régionale de développement qui coûte trop cher
- UMP : permettre à 600 jeunes d’accéder au volontariat international, créer un lycée international à Besançon, augmenter de 50% le budget agriculture, foret et agroalimentaire pour soutenir les filières, défendre un objectif de 200 installations de jeunes agriculteurs par an, encourager les pratiques durables, construire un plan innovation PME (10 000 € pour une première action innovation)
- Front national : protéger notre agriculture, ouvrir les marchés publics eux PME-PMI françaises
- Lutte Ouvrière : instaurer un droit de regard des salariés sur les actionnaires
- PS : faciliter l’accès à la recherche pour les TPE et les PME, encourager la mise en place de circuits courts afin de rapprocher les consommateurs des producteurs, compléter le dispositif de sécurisation des parcours par la mise en œuvre de contrats de continuité professionnelle, faire bénéficier 1000 intérimaires d’une formation rémunérée entre deux missions
- Front de gauche : contrôle démocratique des aides de la région, aide au développement de l’économie sociale et solidaire
- Europe Ecologie : faire de l’économie sociale et solidaire une composante à part entière de l’économie, conclure le premier contrat de conversion écologique avec l’industrie automobile, renforcer les aides régionales pour une agriculture durable et diversifiée en particulier biologique et de proximité, encourager et développer l’éco-tourisme
- Ligue comtoise : soutien au développement de l’agriculture bio, développer des pôles d’attractivité
- Ecologie solidaire : accompagner la reconversion de l’industrie automobile vers la construction de véhicules de transport collectif, favoriser le tourisme écologique.

Politique

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

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