Retour sur les débats Fousseret – Grosperrin – Mougin

Publié le 28/03/2014 - 11:01
Mis à jour le 12/04/2019 - 11:48

Chacun des trois candidats est resté dans son rôle mercredi soir à l’hôtel Mercure lors du débat du 2e tour des élections. Jean-Louis Fousseret (PS, Verts , PC) , le maire sortant a fait valoir son bilan, son expérience et sa connaissance des dossiers tout en défendant sa « passion » pour Besançon et son programme « réaliste« . En face, Jacques Grosperrin  (liste UMP Modem UDI) était logiquement plus offensif.  Enfin, le FN Philippe Mougin a montré un flegme et un calme distant en arguant ne pas être un  » professionnel de la politique« , mais « un petit gendarme (à la retraite) « pragmatique« .  Jeudi soir sur France 3 Franche-Comté, un autre débat a été diffusé. Voilà ce que l’on savait déjà et ce que l’on ne savait pas forcément. 

 ©
©

170 personnes ont assisté ce mercredi soir au débat du 2e tour des municipales à Besançon. Un débat à trois organisé par France Bleu Besançon, L’Est Républicain, France 3 Franche-Comté et Besançon.tv. Quel bilan peut-on en tiré ? Trois thèmes ont été abordés : l’économie, l’emploi et la fiscalité ; la sécurité et les grands projets.Il y a tout ce que l’on savait déjà, mais le débat a aussi permis de mettre à jour quelques informations

Jeudi soir, les trois candidats étaient à nouveau en débat sur le plateau de France 3 Franche-Comté. Un débat qui a principalement tourné autour des questions politiciennes des alliances et tractations de l’entre-deux tours et de la cacophonie des colistiers des listes déchues à voter tel ou tel candidat. Certainement accrocheur pour les sphères économico - médiatico politique, mais beaucoup moins pour le Bisontin lambda.

ÉCONOMIE

Tous les candidats s’engagent à ne pas augmenter les impôts et à mutualiser les services entre la ville de Besançon et le Grand Besançon.

Jacques Grosperrin veut améliorer l’offre de foncier mettre en place un comité de développement économique, sorte de service unique géré par Wilfrid Le Nahour. Son objectif : 5.000 emplois : 1.200 sur Saint-Jacques, 500 à Port Citadelle, 1.000 emplois émanant de trois entreprises "que nous allons prospecter", la création de 1.000 postes d’apprentis en lien avec le conseil régional. Le candidat estime à 1.000 emplois induits dans les services publics et privés. 

Pour Jean-Louis Fousseret "On est en train d’inventer des structures qui existent déjà alors que l’on veut mutualiser les services ailleurs (…) La réalité c’est que nous avons créé 2.200 emplois sur Témis innovation et 1.000 sur Témis Santé".  Il a mis en avant l’arrivée des entreprises Cartier et Breitling. Il annonce l’arrivée de Chronopost, d’un centre d’appel suisse et du laboratoire américain Génomic Health qui travaille avec l’institut fédératif contre le cancer qui a mis à disposition une signature génomique des tumeurs pour définir le type de thérapie à adopter selon les cas. "Nous ne créerons pas des emplois en l’air" a-t-il fustigé en parlant des projets de son adversaire. " Notre socle, ce sont les micros et les nano technologies, c’est l’industrie du luxe (…)Notre soutien maximum ira aux PME et PME. C’est une action de tous les jours"

LA SÉCURITÉ

L’embauche de 50 policiers municipaux et des patrouilles de nuit jusqu’à 6h du matin et mise en place d’une police canine pour Jacques Grosperrin : 1,4 million estime le candidat. Jen-Louis Fousseret conteste ce calcul : " Je sais que 50 policiers c’est 2 millions d’euros et que deux millions d’euros c’est 3 points d’impôts"

Jacques Grosperrin  veut prendre un arrêt municipal pour stopper la mendicité

Armer la police municipale ?

Jacques Grosperrin souhaite équiper la police municipale de Taser et flash-ball. " C’est criminel de ne pas armer les policiers municipaux" admet Philippe Mougin. " À Montrapon, six balles qui passent au-dessus des têtes ce n’est pas le Bronx, mais ça y ressemble "

Le débat a également porté sur la suppression de 15.000 postes de la police nationale sous l’ère Sarkozy.  Philippe Mougin a souligné que l’ancien député Jacques Grosperrinétait «partie prenante» de cette politique sous l’ère Sarkozy. " C’est à la police nationale d’aller dans les quartiers.  Ce n’est pas aux Bisontins et Bisontines de payer…"

Le FN renvoie dos à dos les candidats

Un second débat enregistré ce jeudi dans l’après-midi a été diffusé sur France 3 Franche-Comté à 23h le soir même.  Toujours avec un certain flegme Le FN Philippe Mougin a renvoyé ses deux adversaires dos à dos. "Je ne crois pas M Fousseret que le vote FN est un vote de désespérance, ce n’est pas un vote de mécontentement, mais un vote d’adhésion (…) Pour M. Grosperrin quand il dit "Voter utile – voter UMP", je ne pense pas que ce soir un vote utile, car ils ont la même politique de laxisme… " 

Ces deux débats ont, in fine, mis au grand jour l'inimitié entre les deux principaux candidats aux municipales à Besançon. Quel que soit l'issue du vote, les prochaines séances du conseil municipal s'annoncent agitées. Pas sûre que Besançon en sorte grandie...  

Revoir les débats 

Politique

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2026, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, la Licra dénonce la banalisation du terme ”nazi” après les attaques visant Ludovic Fagaut

La section Besançon-Franche-Comté de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) Besançon Franche-Comté réagit au dépôt de plainte du maire de Besançon, Ludovic Fagaut, pour des injures visant l’élu et sa famille. Dans un communiqué publié le lundi 12 octobre 2026, l’association condamne les attaques personnelles sur les réseaux sociaux et alerte sur l’instrumentalisation de la mémoire du nazisme dans le débat public.

Vaîtes, plainte et réduction du temps de parole des élus : le conseil municipal sera mouvementé ce jeudi à Besançon

Deux ou trois sujets risquent d’enflammer le débat lors du prochain conseil municipal prévu jeudi 15 octobre 2026 : le sujet de l’avenir des Vaîtes et celui de la révision du règlement intérieur sur le temps de parole attribué à l’opposition. Et notamment la plainte déposée par le maire Ludovic Fagaut, après des attaques visant sa personne et sa famille où il affirme que des "élus" en sont les auteurs.

À Besançon, Ludovic Fagaut annonce porter plainte après des attaques visant sa personne et sa famille

Mise à jour • Dans une publication sur les réseaux sociaux, dimanche 11 octobre 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dénonce des attaques qu’il estime avoir dépassé les limites du débat politique. Il annonce avoir décidé de porter plainte, évoquant notamment des comparaisons avec le nazisme et des attaques visant sa famille depuis la campagne électorale.

Primaire de la gauche : à Besançon, la victoire de Raphaël Glucksmann fait réagir

Le leader de Place Publique a remporté haut la main dimanche soir la primaire de la gauche sociale-démocrate. Rapahël Glucksmann a ainsi été désigné candidat à la présidentielle du PS, de Place Publique et de la Gauche républicaine et socialiste (GRS) dès le premier tour. Une large victoire avec plus de 66% des voix qui a notamment fait réagir à Besançon. 

Record de fréquentation des piscines à Besançon : bientôt un ”Besançon Plage” ?

Ce vendredi 9 octobre, Ludovic Fagaut, maire de Besançon et président de Grand Besançon Métropole, a présenté les chiffres de la saison touristique 2026. Une saison notamment marquée par plusieurs épisodes caniculaires, qui ont influencé en bien ou moins bien la fréquentation des sites touristiques. Du côté des piscines, records battus avec 95 000 visiteurs cet été (contre 80 000 en 2024 et 2025)... Et si les prévisions météorologiques se confirment, les étés à venir pourraient être tout aussi chauds, voire davantage. Dès lors, ne serait-il pas temps de créer un nouvel espace de baignade à Besançon ? Ludovic Fagaut apporte des éléments de réponse.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.93C°
légère pluie
le 17/10 à 11h00
Vent
4.05 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
91 %

Sondage