Sauvadet : "Hollande en campagne sur la terre de ses mensonges…"

Publié le 08/10/2016 - 08:45
Mis à jour le 08/10/2016 - 09:28

Dans un communiqué le président UDI du Département de la Côte d’Or fustige la politique du gouvernement vis-à-vis des collectivités territoriales et notamment sur le niveau des dotations allouées aux départements.

François Sauvadet ©Alexane Alfaro ©
François Sauvadet ©Alexane Alfaro ©

"Alors que se clôturait à Poitiers, vendredi 7 octobre, le 86e congrès de l’Assemblée des Départements de France, François Hollande était en campagne à Dijon.

Pourtant, c’est le Chef de l’État en personne qui s’était adressé aux maires lors du congrès de l’AMF, le 2 juin dernier, et qui avait envoyé son Premier ministre à la réunion annuelle des présidents de régions, fin septembre. À chaque fois, pour s’attirer les bonnes grâces de son public, l’exécutif n’était pas arrivé les mains vides puisque maires et élus régionaux étaient repartis avec de substantielles aides, à hauteur de 1 milliard d’euros pour le bloc communal et de 450 millions d’euros pour les régions.

Comme les caisses de l’État sont désormais désespérément vides, il n’y avait plus d’argent à distribuer aux Départements. Ce qui explique sans doute l’absence de François Hollande devant les présidents de conseil départemental. Ce qui explique aussi pourquoi le Président a préféré envoyer au front Jean-Michel Baylet, ministre de l’Aménagement du Territoire et des Collectivités territoriales. François Hollande escomptait peut-être que le passé de président de conseil général de Jean-Michel Baylet serait suffisant pour faire oublier aux collectivités départementales que l’État, non content de leur faire les poches depuis 2012, continue de charger la barque des dépenses. Au final, malgré l’optimisme indécent affiché lors de son discours de clôture, Jean-Michel Baylet n’a récolté que des sifflets. 

Et pendant ce temps, pendant que certains conseils départementaux ne parviennent plus à financer l’explosion des dépenses sociales, François Hollande était donc en visite à Dijon. Le Chef de l’État avait choisi de participer au congrès de l’Union syndicale de la magistrature, une organisation de magistrats marquée à gauche. Un déplacement sans aucun doute moins risqué que celui du soldat Baylet, à Poitiers, contraint d’affronter les questions embarrassantes d’élus qui se battent pour leurs territoires.

Surtout que, Dijon, François Hollande connaît bien. C’est la ville de son ami de toujours, François Rebsamen, ancien ministre du Chômage C’est également dans la capitale de Bourgogne-Franche-Comté, autrefois terre accueillante et hospitalière pour le Chef de l’État, désormais totalement barricadée pour préserver l’auguste visite présidentielle de tout désagrément, que le candidat Hollande avait plaidé, en mars 2012, pour un « pacte national de confiance » avec les collectivités locales. Le même candidat Hollande qui promettait dans son programme présidentiel que ce pacte garantirait « le niveau des dotations à leur niveau actuel ».

Quatre ans plus tard, entre provocation et légèreté, François Hollande était de retour à Dijon, sur la terre de ses mensonges…"

(Communiqué)

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