Sénatoriales "mode d'emploi" : tout ce que vous devez savoir en cinq questions

Publié le 22/09/2014 - 17:42
Mis à jour le 23/09/2014 - 17:22

Ce dimanche 28 septembre 2014, les grands électeurs vont renouveler la moitié des 348 des sièges au Sénat. En Franche-Comté, trois sénateurs seront élus dans le Doubs, deux en Haute-Saône et un dans le Territoire de Belfort. Qui vote ? Quel est le mode de scrutin ? Combien de listes ou de candidats ? Petit pense-bête pour… ne pas être trop bête quand on vous parlera des sénatoriales !

 ©
©

1. Qui vote ?

En France métropolitaine, les départements où l'on vote vont de l'Ain (01) à l'Indre (36) et du Bas-Rhin (56) au Territoire de Belfort (90), sauf  les départements d'Ile-de-France.

Les sénatoriales relèvent du suffrage indirect. Concrètement les sénateurs sont élus par des "grands électeurs" composés à 95 % d'élus municipaux. Ces derniers, les délégués municipaux, ont été désignés en juin eu sein de chaque conseil municipal. 

Votent également les députés, les conseillers généraux (départements) et régionaux  soit un total de près de 162.000 votants en France pour ces sénatoriales de 2014.

La composition du collège électoral des sénateurs a été modifiée par la loi du 2 août 2013. 

Les grands électeurs en Franche-Comté

Départements

Nombre de grands électeurs

Sièges à pourvoir

Nombres de listes ou nombre de candidats

Doubs

1.597

3

6 listes

Haute-Saône

972

2

10 candidats

Territoire de Belfort

375

1

7 candidats

Le nombre de délégués dépend de la taille de la commune :

  • 1 délégué pour les communes de moins de 500 habitants ;
  • 3 délégués pour les communes de 500 à 1 499 habitants ;
  • 5 délégués pour les communes de 1 500 à 2 499 habitants ;
  • 7 délégués pour les communes de 2 500 à 3 499 habitants ;
  • 15 délégués pour les communes de 3 500 à 8 999 habitants ;
  • Dans les communes de 9 000 habitants et plus, tous les conseillers municipaux sont délégués ;
  • Dans les communes de plus de 30 000 habitants, 1 délégué supplémentaire par tranche de 1 000 habitants au-dessus de 30 000. 

2. Quand se déroulera l'élection ?

Dimanche 28 septembre 2014.  Le vote est obligatoire, sous peine d'une amende de 100 euros.

Dans les départements où s’applique le scrutin majoritaire à deux tours (mois de deux sénateurs à élire), le premier tour de scrutin se tient entre 8h30 et 11h, puis le second tour de scrutin de 15h30 à 17h30. 

Dans les départements concernés par la représentation proportionnelle (plus de deux sénateurs à élire), le scrutin est ouvert de 9h à 15h. Dans ces départements, l’utilisation de machines à voter est autorisée.

Pour le Doubs, les grands électeurs voteront au Palais de justice de Besançon. 

3. Comment sont élus les sénateurs ? Quel est le mode de scrutin ? 

La loi du 2 août 2013 relative à l'élection des sénateurs a modifié la répartition entre les circonscriptions dans lesquelles les sénateurs sont élus au scrutin majoritaire à deux tours et celles où ils sont élus au scrutin à la représentation proportionnelle à un tour. Le scrutin majoritaire s'applique désormais à toutes les circonscriptions élisant 1 ou 2 sénateurs (contre 1 à 3 sénateurs auparavant). 

Deux sénateurs ou moins

 Dans les départements élisant deux sénateurs ou moins (34 circonscriptions en France pour 60 sièges), l'élection se déroule à scrutin majoritaire à deux tours. C'est le cas de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort

Au premier tour, nul ne peut être élu s'il n'a pas réuni :

  • la majorité absolue des suffrages exprimés,
  • un nombre de voix égal au quart des électeurs inscrits. 

Au second tour, la majorité relative suffit. En cas d'égalité des suffrages, le candidat le plus âgé est élu.

Le candidat et son remplaçant doivent être de sexe différent. Nul ne peut être candidat au second tour s’il ne s’est présenté au premier tour. De même, les candidats du second tour ne peuvent désigner d’autres remplaçants que ceux qu’ils avaient désignés pour le premier tour. 

Trois sénateurs à élire ou plus

Là où plus de deux sénateurs doivent être élus (29 circonscriptions pour 119 sièges), comme dans le Doubs, l'élection a lieu à la proportionnelle à la plus forte moyenne sans panachage ni vote préférentiel.

Depuis la loi du 6 juin 2000, le scrutin à la proportionnelle est soumis à une contrainte paritaire : les listes doivent comporter alternativement un homme et une femme, ou l'inverse.

Chaque liste de candidats doit comporter deux noms de plus qu'il y a de sièges à pourvoir (cinq noms par listes pour les départements du Doubs et de la Haute-Saône) 

4. Combien de candidats ?

 Le Sénat est renouvelable par moitié tous les trois ans. La moitié des départements sont concernés soit 58 en France métropolitaine. Il faut avoir au minimum 24 ans pour être élu sénateur.

La durée du mandat est de six ans. Le Sénat est renouvelé par moitié tous les trois ans.

En France, quelque 1.733 candidats se présentent :  un record pour ce type d'élections,

En Franche-Comté :

  • 30 candidats répartis sur 6 listes dans le Doubs
  • 10 candidats en Haute-Saône
  • 7 candidats dans le Territoire de Belfort

5. Et qui est candidat en Franche-Comté ?

Voir notre article sur les candidats aux sénatoriales en Franche-Comté

  • Dans le Doubs, exit Claude Jeannerot. La liste PS est conduite par le sénateur sortant Martial Bourquin.  Jean-François Humbert, membre du groupe UMP au sénat, ne se représente pas en raison de soucis de santé. 
  • En Haute-Saône, le PS Yves Krattinger ne se représente pas. Le socialiste Jean-Pierre Michel brigue un nouveau mandat.
  • Dans le Territoire de Belfort, la question sera de savoir qui succèdera à Jean-Pierre Chevènement…

 Plus de détail sur les enjeux en Franche-Comté et le rapport des forces politiques tout au long de cette semaine. 

Politique

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 13.99C°
légère pluie
le 20/10 à 14h00
Vent
0.57 m/s
Pression
1010 hPa
Humidité
87 %

Sondage