Sollacoro, un "militant nationaliste engagé, y compris dans des actions clandestines" selon Chevènement

Publié le 17/10/2012 - 20:24
Mis à jour le 18/10/2012 - 11:23

 L’ancien ministre de l’intérieur et sénateur du Territoire-de-Belfort, Jean-Pierre Chevènement a accusé mercredi l’avocat Antoine Sollacaro, assassiné la veille à Ajaccio, d’avoir été un « militant nationaliste engagé, y compris dans des actions clandestines« .C’est une île à la dérive où l’endoctrinement » nationaliste passe par les médias locaux a-t-il déclaré. 

"Me Antoine Sollacaro nétait pas seulement une figure du barreau. C'était une figure de l'indépendantisme. Un militant nationaliste engagé, y compris dans des actions clandestines", a déclaré le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) à Public Sénat.

"Je ne veux pas en dire plus pour ne pas manquer à ma déontologie d'ancien ministre de l'Intérieur", a-t-il ajouté. "Je crois que les liens entre le banditisme et le nationalisme corse sont établis depuis longtemps", a poursuivi l'ancien ministre, jugeant qu'"il y a là une dérive mafieuse bien connue". 

Pour que l'Etat intervienne davantage en France, il faudrait "déjà que les complicités dont bénéficient les indépendantistes corses cessent dans tous les milieux, y compris politiques, qu'il n'y ait plus de complaisances. Si cette attitude avait été tenue, il y a très longtemps qu'on ne parlerait plus de ce problème", a dit M. Chevènement.

  "Je pense que (les indépendantistes) ont toujours trouvé des soutiens, y compris dans un journal comme Le Monde, et particulièrement au temps où M. Colombani en était le directeur, qui a toujours soutenu les thèses indépendantistes", a-t-il poursuivi.

Il considère aussi que le ministre de l'Intérieur Manuel Valls "a raison" quand il dit qu'il va se rendre sur l'île et s'attaquer à la mafia corse. 

"Cela suppose que l'Etat soit ferme à tous les niveaux et que l'opposition ne donne pas du grain à moudre à tous ceux qui veulent déstabiliser l'actuel gouvernement et que ce dernier soit ferme et ne rouvre pas le dossier institutionnel".

M. Chevènement avait démissionné du gouvernement Jospin en 2000 pour exprimer son désaccord avec les "accords de Matignon" qui reconnaissaient les mouvements nationalistes corses sans que ceux-ci n'aient préalablement renoncé à l'utilisation de la violence.

"l'endoctrinement" nationaliste passe par les médias locaux"

Le sénateur  a estimé jeudi sur Europe 1 que la jeunesse corse était "abandonnée à un endoctrinement" nationaliste nourri notamment par les antennes locales de France 3 et de Radio France.  "C'est une île à la dérive", dont "la jeunesse est abandonnée à un endoctrinement qui passe par tous les canaux de communication : France 3, Radio France Frequenza Mora, je ne parle pas du rectorat, de l'université...", a déclaré le président d'honneur du MRC.  "D'une manière générale, la jeunesse corse, d'ailleurs victime de précarité comme toute la jeunesse française, est abandonnée à une propagande qui n'a rien à voir avec les idées républicaines", a-t-il poursuivi.

Réitérant ses accusations de la veille à l'encontre de l'avocat Antoine Sollacaro, qu'il a accusé d'être un "militant nationaliste engagé", il a déclaré qu'avant son assassinat ce dernier "avait rendez-vous avec une documentariste de France 3", ajoutant : "et pour quiconque regarde comment sont faits les programmes, on voit bien de quel côté penche France 3".

"Les indépendantistes ont pignon sur rue" dans l'île, a insisté Jean-Pierre Chevènement, jugeant que "la politique de rétablissement de l'état de droit avec discernement" y était "bien entendu (...) toujours d'actualité".

 

(source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Politique

Pancartes brandis par les élus RN en conseil régional : les réactions s’enchaînent…

Suite aux pancartes "Violeurs étrangers dehors" brandis par les élus du Rassemblent nationale en soutien au collectif Némésis durant le conseil régional du 11 avril 2024, les réactions s’enchainent… Pour rappel, Marie-Guite Dufay, la présidente de la Région, a indiqué son intention de porter plainte.

Un mot de vocabulaire nazi entendu en plein conseil régional Bourgogne Franche-Comté : l’élu regrette

+ Droit de réponse de Thomas Lutz • Jeudi 11 avril 2024, un membre du groupe Rassemblement national au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, aurait employé une expression empruntée au vocabulaire nazi lors de l’Assemblée plénière qui se tenait à Dijon, est-il dénoncé dans un communiqué de presse de la Région.

Bourgogne-Franche-Comté : Marie-Guite Dufay veut porter plainte contre des élus RN après des pancartes anti-immigrés en plein conseil

Marie-Guite Dufay, la présidente socialiste du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté a annoncé jeudi 11 avril 2024 son intention de porter plainte pour "incitation à la haine" contre des élus du Rassemblement national qui ont brandi des pancartes anti-immigration en séance plénière.

”Violeurs étrangers dehors” : les élus du RN brandissent des pancartes en conseil régional de Bourgogne Franche-Comté

En soutien au collectif Némésis dont l’une des militantes avait brandi une pancarte ”Violeurs étrangers dehors” lors du Carnaval de Besançon le 7 avril, chacun des élus du Rassemblement national au ont, à leur tout, affiché cette même pancarte lors de l’assemblée plénière au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté ce jeudi 11 avril.

À Besançon et Cussey-sur-l’Ognon, bientôt la création d’une zone agricole protégée : pourquoi ?

Jeudi 11 avril 2024, le projet de création d’une zone agricole protégée (Zap) à Besançon et Cussey-sur-l’Ognon sera soumis au vote des élus de Grand Besançon Métropole. Quels sont les objectifs ? Quel avenir pour ces zones ? François Presse, conseillère communautaire à Grand Besançon Métropole déléguée à l'Agriculture, nous explique.

Affaire de la maire d’Avallon : Marie-Guite Duffay appelle au respect de la présomption d’innocence

Dans un communiqué du 10 avril 2024, la présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté a réagi suite à la mise en examen et au placement en détention provisoire de la maire d’Avallon et conseillère régionale déléguée à la ruralité Jamilah Habsaoui. Si elle appelle au respect de la présomption d’innocence, Maire-Guite Dufay a également décidé de la suspension de la délégation régionale de l’élue et de l’écarter de son groupe politique.

Pancartes anti-migrants à Besançon : le collectif Némésis soutenu par le Rassemblement national et Reconquête

Une militante d'un collectif "féministe identitaire" soupçonnée d'avoir brandi des pancartes anti-migrants dimanche 7 avril 2024 pendant le carnaval de Besançon a été placée en garde à vue mardi 9 avril pendant plusieurs heures, selon le procureur.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 18.97
nuageux
le 12/04 à 18h00
Vent
1.13 m/s
Pression
1030 hPa
Humidité
84 %