Stratégie vaccinale : suivez la conférence de presse de J. Castex

Publié le 03/12/2020 - 17:50
Mis à jour le 03/12/2020 - 17:58

En Direct • Jean Castex expose ce jeudi 3 décembre 2020 la stratégie du gouvernement sur les vaccins, une marche décisive que l’exécutif ne veut pas rater dans la lutte contre l’épidémie de Covid-19, après avoir trébuché sur les masques et les tests.

La conférence de presse du chef du gouvernement accompagné de plusieurs ministres, a été avancée d’une demi-heure à 18H00 dans un agenda chamboulé par la mort mercredi soir de Valéry Giscard d’Estaing.

Alors que le Royaume-Uni est devenu mercredi le premier pays à approuver l'utilisation massive du vaccin de Pfizer/BioNTech, qui sera déployé dès la semaine prochaine, le gouvernement français entend lui aussi prendre ce tournant mais prudemment.

"Il ne s'agira pas d'une stratégie de vaccination obligatoire mais d'une stratégie de conviction et de transparence", a réaffirmé mardi Emmanuel Macron. La défiance à l'égard des vaccins est en effet plus forte en France que chez ses voisins.

Et "on a peu de recul" sur les vaccins de "première génération", qui doivent être conservés entre -80 et -20 degrés et nécessitent une logistique complexe, a rappelé le chef de l'Etat.

Deux grandes phases sont envisagées. Une première campagne de vaccination "très ciblée" entre fin décembre et début janvier pour les personnes prioritaires, suivie par une deuxième campagne "plus large" destinée au grand public, entre avril et juin.

"Il y a l'appréhension, c'est normal puisqu'on n'a jamais sorti un vaccin aussi rapidement, mais nous avons besoin" de la vaccination. "Ce sera la responsabilité des pouvoirs publics de convaincre les Français de les rassurer, de faire beaucoup de pédagogie", résume le Premier ministre.

Enjeux logistiques

Jean Castex a assuré mercredi avoir "pré-commandé de quoi vacciner 100 millions de personnes". Le gouvernement devrait suivre les "cinq phases progressives" recommandées lundi par la Haute autorité de Santé (HAS), en commençant par les personnes âgées résidant en Ehpad et les salariés à risque de ces établissements.

Outre les enjeux logistiques et pédagogiques, la prudence est guidée par le fait que les vaccins semblent empêcher de développer la maladie Covid-19, mais on ignore combien de temps et s'ils empêchent aussi de transmettre le virus. Il s'agit donc d'abord de réduire l'impact sanitaire de la maladie (hospitalisations, admissions en soins intensifs et décès).

Pour le "contrôle" de l'épidémie, il faudra "attendre que les études établissent la preuve que les vaccins ont une efficacité possible sur la transmission du virus" et que leur disponibilité "soit suffisante", souligne la HAV.

Pour piloter ce dispositif complexe, le gouvernement n'exclut pas de nommer un "Monsieur ou Madame Vaccin", selon une source gouvernementale.

"Pilotage défaillant"

L'exécutif ne veut pas manquer la campagne de vaccination après les couacs sur les masques ou les retards sur les tests.

Un rapport de la commission d'enquête de l'Assemblée sur la gestion de la crise, pilotée par la droite LR, accable le gouvernement et son "pilotage défaillant". LREM a dénoncé un "rapport partial et partiel".

"Sortons (...) de la crise sanitaire qui a vraiment érodé la confiance. On a raté +masquer+, on a modérément réussi +tester+. Il faut qu'on réussisse ensemble la vaccination", qui est "une protection collective" et un acte de "citoyenneté partagée", a souhaité jeudi sur France Inter le président du Sénat Gérard Larcher.

Le Premier ministre s'est félicité mardi, devant les députés de la majorité, de résultats sanitaires "parmi les meilleurs d'Europe" même s'"ils ne sont pas encore suffisants", laissant envisager un nouvel assouplissement des restrictions au 15 décembre.

Mais le gouvernement reste vigilant à l'approche des fêtes de fin d'année qui pourraient favoriser la circulation du virus et va lancer, peut-être avant Noël, des campagnes de dépistage massif du Covid-19 à Saint-Etienne, au Havre et dans une autre ville du Nord.

Il entend aussi davantage contrôler l'isolement des personnes malades, sans exclure des sanctions.

(Source AFP)

Politique

Parcoursup remplacée en 2028, classes plafonnées à 28 élèves : ce que le Gouvernement promet aux lycéens

À l’issue de la rencontre de lundi dernier entre le Premier ministre Sébastien Lecornu et les représentants des lycéens, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, et Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, ont publié, sous l’autorité du Premier ministre, la liste des engagements pris par le gouvernement le 26 octobre 2026 pour répondre aux difficultés exprimées par les lycéens.

" Casseurs-payeurs " : un projet de loi critiqué au Sénat, en plein coeur de la contestation

Au coeur d'un automne marqué par de nombreux mouvements de contestation virant parfois aux pillages, le Sénat se penche mardi sur le projet de loi "casseurs-payeurs" et ses mesures décriées sur la responsabilité collective des fauteurs de trouble et la saisie de leurs prestations sociales.

Le sénateur Longeot dépose un amendement pour interdire de manifester à visage dissimulé

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, a déposé un amendent visant à interdire de manifester avec le visage dissimulé. Ce dernier sera consulté dans le cadre de l'examen, mardi 27 octobre 2026, du Projet de loi relatif à la réparation des dommages résultant de dégradations commises dans l'espace public.

Attaques de Trappes : les élus de l’opposition municipale de Besançon demandent au maire d’organiser un rassemblement lundi à 18h00

Mise à jour • Un homme a tué une personne et fait cinq blessés dans les Yvelines vendredi 23 octobre 2026 lors d'une attaque "terroriste raciste" selon Emmanuel Macron. Les élus de l’opposition demandent à Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, d’organiser un rassemblement à 18h00 place Granvelle lundi 26 octobre 2026.

Olivier Rietmann réélu à la tête de la Délégation aux entreprises du Sénat

Le sénateur de la Haute-Saône a été reconduit jeudi 22 octobre 2026 pour trois années supplémentaires à la présidence de cette instance parlementaire, qui rassemble plus de 40 sénateurs de différents horizons politiques, chargée de rapprocher le Sénat du monde économique et de soutenir le développement des entreprises.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage