Présentée par la direction comme un outil de lutte contre la fraude, cette mesure suscite l’inquiétude de l’organisation syndicale. La CGT estime qu’elle ”n’améliore ni la qualité du service, ni la sécurité, ni le confort des usagers” et qu’elle ajoute ”une pression supplémentaire à un métier déjà particulièrement exigeant”.
”Une charge de travail jugée croissante”
Dans son communiqué, la CGT souligne l’évolution des contraintes auxquelles sont confrontés les conducteurs. Le syndicat évoque notamment le respect des horaires, le contact permanent avec le public, la densité du trafic ainsi que les comportements parfois agressifs ou dangereux d’autres usagers de la route.
À ces difficultés s’ajoutent, selon le texte, ”la surveillance constante, largement amplifiée depuis quelques années par les outils d’écoconduite, les caméras et les réclamations des clients”.
”Une mesure inutile et risquée”
La CGT considère que le contrôle des voyageurs ne relève pas des missions des conducteurs. Le syndicat rappelle que ”la mission première d’un conducteur est d’assurer une conduite sûre et l’accueil des voyageurs”.
Selon l’organisation, demander aux conducteurs ”de contrôler ou d’interpeller des personnes en infraction” les expose à des situations conflictuelles. Elle estime que cette responsabilité supplémentaire peut entraîner des tensions avec certains usagers, plaçant les conducteurs ”seuls en première ligne” face à d’éventuels comportements agressifs.
Le communiqué met également en avant les conséquences potentielles de cette mesure sur la santé des salariés. La CGT rappelle que ”le stress fait déjà partie des principales difficultés du métier”, avec des répercussions sur ”la santé, la fatigue et le sommeil”.
Le syndicat estime que l’obligation d’exercer un rôle de contrôle, associée à l’évaluation par des ”clients mystères”, ”augmente la charge mentale, les risques d’incidents à bord” et ”accroit davantage la pression psychologique et la vigilance”.
Les revendications de la CGT
Face à cette situation, la CGT formule trois demandes principales :
- le retrait immédiat de la mesure ;
- le respect du métier de conducteur, centré selon elle sur la conduite et la sécurité des voyageurs ;
- le renforcement de la lutte contre la fraude ”par des moyens adaptés et du personnel dédié”.
En conclusion, le syndicat affirme que ”la lutte contre la fraude ne doit pas se faire au détriment de la santé des conducteurs ni de la sécurité des usagers”.


