Ultimes votes au Parlement pour un statut unique des travailleurs indépendants

Publié le 08/02/2022 - 11:38
Mis à jour le 08/02/2022 - 11:38

Dissociation des patrimoines personnel et professionnel, assouplissement du dispositif d’assurance-chômage… le Parlement s’apprête à adopter définitivement ce mardi 8 février 2022 un projet de loi offrant un cadre plus simple et plus protecteur aux plus de trois millions de travailleurs indépendants.

Le texte sur lequel députés et sénateurs se sont accordés en commission mixte paritaire doit être voté une dernière fois successivement par le Sénat et l'Assemblée nationale.

Il crée un statut unique pour les indépendants - artisans, commerçants, professionnels libéraux...- qui opère une distinction entre le patrimoine professionnel de l'entrepreneur individuel et son patrimoine personnel. "Tous les éléments qui ne sont pas utiles à l'exercice professionnel" seront insaisissables en cas de défaillance", a indiqué le ministre des Petites et Moyennes Entreprises Jean-Baptiste Lemoyne, alors qu'aujourd'hui seule la résidence principale est protégée.

Cette mesure, qui déroge au principe juridique de l'unicité des patrimoines, était une demande de longue date de ces travailleurs, dont l'activité fait par nature face à des risques importants, mis brutalement en lumière par la crise sanitaire. Elle entrera en vigueur trois mois après la promulgation de la loi.

Le projet de loi constitue "la pierre angulaire" du plan en faveur des travailleurs indépendants annoncé par Emmanuel Macron le 16 septembre, selon le ministre. Il s'articule avec un volet budgétaire voté en fin d'année, pour faciliter les cessions d'entreprises, trop peu nombreuses en France lors du départ à la retraite d'un entrepreneur, grâce à des exonérations de taxation de la plus-value.

Droits sociaux faibles

Autre mesure phare du projet de loi : les conditions d'accès à l'allocation des travailleurs indépendants (ATI), jugées trop contraignantes, sont élargies à toute cessation totale et définitive d'activité qui n'est pas économiquement viable. "Pour estimer si l'activité n'est pas viable, on va regarder s'il a une baisse de son revenu d'au moins 30 %", a précisé M. Lemoyne.

Contrairement aux salariés, les indépendants ne peuvent en effet pas toucher le chômage. Depuis 2019, ils peuvent bénéficier de l'ATI, d'un montant forfaitaire de 800 euros par mois pendant une période maximale de six mois, mais seulement en cas de liquidation ou de redressement. La réforme prévoit par ailleurs de doubler le crédit d'impôt pour la formation des dirigeants d'entreprises de moins de dix salariés et vise à réduire de 30 % le tarif de l'assurance facultative AT/MP (accidents du travail/maladies professionnelles).

Une étude publiée le 1er février montre que les travailleurs indépendants souhaiteraient obtenir un alignement de leurs droits sociaux, qu'ils jugent faibles, avec ceux des salariés.

Selon une consultation réalisée à l'automne par OpinionWay auprès de 1.149 entrepreneurs indépendants soutenus par l'Association pour le droit à l'initiative économique (Adie), 93 % d'entre eux estiment "urgent" de faire converger leurs droits sociaux vers ceux des salariés. 59 % veulent prioritairement des droits au chômage et 49 % souhaitent avant tout une meilleure couverture des risques professionnels.

A revenus identiques, leur retraite de base est globalement similaire à celle des salariés mais la retraite complémentaire des indépendants, quand ils peuvent se l'offrir, est très souvent inférieure à celle de salariés. "Le sujet monte en puissance avec la pandémie de Covid-19, a confirmé Jean-Guilhem Darré, secrétaire général du Syndicat des indépendants. La protection sociale est plutôt faible. Les droits des indépendants sont indexés sur leurs ressources, qui ont chuté en 2020 et 2021. Ce qui inquiète le plus, c'est la retraite".

  • Fin janvier, le gouvernement a annoncé des aides financières supplémentaires pour certaines catégories d'indépendants touchés par la crise sanitaire.

Le projet de loi, initialement porté par Alain Griset, avait été approuvé en première lecture dès octobre par le Sénat. Les députés l'avaient voté à leur tour le 10 janvier, à une très large majorité, M. Lemoyne ayant remplacé au banc du gouvernement M. Griset, après sa démission.

M. Griset, qui avant de devenir ministre avait exercé pendant plus de 30 ans la profession de chauffeur de taxi, répondra le 25 mai devant le tribunal correctionnel de Lille d'"abus de confiance" au dépens de la Confédération nationale de l'artisanat des métiers et des services (Cnams) du Nord.

(Source AFP)

Politique

Besançon : deux heures de stationnement gratuites à l’heure du déjeuner dès septembre 2026

VIDÉO • Parmi les sujets qui seront abordés jeudi 25 juin 2026 en conseil communautaire, les élus de Grand Besançon Métropole (GBM) seront appelés à se prononcer sur la gratuité du stationnement entre midi et deux dans les parkings dont la compétence dépend de GBM, c’est-à-dire les parkings dits en enclos et en ouvrage.

Les touristes pourraient bientôt payer plus cher leur séjour dans le Grand Besançon

Parmi les points abordés lors du prochain conseil communautaire qui se tiendra jeudi 25 juin 2026 à Besançon, les élus auront à voter la hausse de la taxe de séjour. On fait le point avec le vice-président en charge de l’attractivité à Grand Besançon Métropole, Patrick Ayache.

Département du Doubs : l’opposition dénonce des “renoncements silencieux” sur le budget et le climat

Dans un communiqué, suite à l'assemblée départementale de ce lundi 22 juin, le groupe d’opposition Doubs Solidaire critique fortement la gestion budgétaire et les choix politiques de la majorité départementale, évoquant notamment des écarts entre les annonces et les réalisations, ainsi qu’un recul des investissements et des politiques climatiques.

Noyades à Besançon : l’opposition demande une réunion en urgence et des lieux de baignade sécurisés

Le groupe des Écologistes, Génération.s et société civile et de la France Insoumise demandent à la municipalité la mise en place de lieux de baignade sécurisés suite au drame survenu ce samedi 20 juin 2026 non loin du barrage Micaud. Une demande partagée par le groupe DSES au Conseil départemental du Doubs.

Précarité alimentaire et grande distribution : la députée Dominique Voynet interpelle les enseignes bisontines

Dans un courrier du 11 juin 2026 adressé aux responsables des principales enseignes de la grande distribution de la ville, la députée écologiste du Doubs Dominique Voynet alerte sur la précarité alimentaire et appelle à une évolution des pratiques autour des collectes solidaires en magasin.

Refus d’obtempérer : le ministre de l’Intérieur reprend une proposition du député du Doubs Laurent Croizier

Le député de la première circonscription du Doubs, Laurent Croizier, affirme que ses propositions visant à renforcer les sanctions contre les refus d’obtempérer ont été reprises dans un projet de loi du gouvernement. Dans un communiqué daté du 18 juin 2026, il salue une évolution législative qu’il attribue à ses démarches auprès du ministère de l’Intérieur.

Saluts nazis à la Citadelle : les gestes délictuels se multiplient au musée de la Résistance

Le conseil municipal de Besançon a été informé juedi 18 juin 2026 d'une augmentation des gestes et comportements délictuels constatés à la Citadelle, en particulier au Musée de la Résistance et de la Déportation. Lors d'une intervention en séance, Christine Werthe, adjointe au maire en charge de la Citadelle, a détaillé les mesures prises par la Ville face à ces incidents en forte augmentation.

Temps de parole, blâmes, arrêt possible de la séance : quelles nouvelles règles à venir au conseil municipal de Besançon ?

Lors de la conférence de presse mensuelle organisée avant le conseil municipal du 18 juin 2026, Ludovic Fagaut, maire de Besançon, a annoncé avoir "toiletté" le règlement intérieur afin d’installer un nouvel article permettant des sanctions lors de troubles à l’assemblée.

Déplacement de palmier sur le Pont Battant : les écologistes défendent “une action symbolique”

Pour une même action, deux camps et donc deux visions s’affrontent une nouvelle fois à Besançon. Samedi 13 juin 2026, quelques personnes ont tenté de déplacer l’un des palmiers récemment installé sur le Pont Battant avant d’être interpellées par la police, alertée par des passants. Si la Ville de Besançon a rapidement qualifié les faits de vol et annoncé son intention de porter plainte. Les Écologistes, par la voix de leur président Anthony Poulin, ont pour leur part défendu une "action symbolique".

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 19.23
partiellement nuageux
le 25/06 à 08h00
Vent
0.22 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
85 %

Sondage