Un bébé amputé après avoir été brûlé par un sèche-cheveux : la mère condamnée

Publié le 14/05/2014 - 20:12
Mis à jour le 15/04/2019 - 16:15

Le nourisson, une petite fille de deux mois, avait dû être amputé en mai 2012 après avoir été gravement brûlé par un sèche-cheveux : sa mère, endormie au moment de l'accident, a été condamnée mercredi par le tribunal correctionnel de Besançon à une peine de huit mois de prison avec sursis.

PUBLICITÉ

Le tribunal  a suivi les réquisitions du procureur en lui infligeant huit mois de prison avec sursis, avec mise à l’épreuve pendant trois ans et obligation de soins psychologiques. Elle était poursuivie pour « blessure involontaire ayant entraîné une incapacité supérieure à trois mois« .

En mai 2012 à Pontarlier (Doubs), la mère de famille, qui s’occupait seulede ses trois enfants, s’était endormie en laissant le sèche-cheveux allumé etsa fillette de deux mois sur le lit.  Le pied gauche du nourrisson avait été brûlé au deuxième et troisième degrépar l’air chaud de l’appareil, et les médecins avaient dû l’amputer au niveau du tibia.

« Je m’en voudrai toujours… »

« Oui je suis coupable. Je m’en voudrai toujours« , a déclaré la jeune femme à la barre du tribunal correctionnel de Besançon, les larmes aux yeux.   Pour le procureur Alain Saffar « c’est un accident mais certainement pas une fatalité« . Il a reproché à la prévenue d’avoir « cumulé les maladresses et les imprudences« , comme celle d’avoir utilisé un appareil électrique à proximité
d’un bébé, ou d’avoir refusé les aides proposées par les services sociaux.

La fillette grandit désormais avec une prothèse et elle a été retirée à sa mère, qui la voit dans une famille d’accueil. « Elle est vive, dynamique et vit bien malgré son handicap« , a indiqué Me Céline Party, avocate des services sociaux, partie civile dans cette affaire.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Dans la catégorie

VIDEOS – Affaire Narumi : les détails de l’enquête dévoilés…

VIDEOS – Affaire Narumi : les détails de l’enquête dévoilés…

VIDEOS • Les investigations concernant l'assassinat fin 2016 à Besançon de l'étudiante japonaise Narumi Kurosaki, dont le corps n'a jamais été retrouvé, sont terminées et la France demande l'extradition du suspect chilien Nicolas Zepeda Contreras, a indiqué jeudi 10 octobre 2019 le procureur de Besançon Etienne Manteaux, qui dévoile les détails de l'enquête (voir vidéos ci-dessous).

La préfecture du Doubs demande l’arrêt complet de l’exploitation de la carrière de Semondans

La préfecture du Doubs demande l’arrêt complet de l’exploitation de la carrière de Semondans

Après le jugement du tribunal administratif de Besançon d'annulation de dérogation "espèces protégées" de la carrière de Semondans, la préfecture du Doubs met en demeure la SAS Maillard de régulariser sa situation administrative en cessant l'activité irrégulière ou déposant un dossier de demande d'autorisation environnementale. En attendant, le fonctionnement de la carrière est suspendu.

Affaire Narumi : la France s’apprête à demander l’extradition du suspect chilien

Affaire Narumi : la France s’apprête à demander l’extradition du suspect chilien

Le parquet de Besançon a finalisé une demande d'extradition du Chilien Nicolas Zepeda Contreras, principal suspect dans la disparition fin 2016 à Besançon de l'étudiante japonaise Narumi Kurosaki, qui sera transmise aux autorités chiliennes dans les prochains jours, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Haute-Saône : un aide-soignant soupçonné d’agressions sexuelles sur 13 personnes en Ehpad

Haute-Saône : un aide-soignant soupçonné d’agressions sexuelles sur 13 personnes en Ehpad

Un aide-soignant, écroué en juin pour agressions sexuelles et harcèlement sexuel sur quatre personnes dans un Ehpad de Haute-Saône, est suspecté d'avoir commis des faits similaires sur neuf autres victimes dans plusieurs établissements de la région, a indiqué ce jeudi 3 octobre 2019 le parquet.

Le tribunal de Dijon refuse le prénom « Jihad »

Le tribunal de Dijon refuse le prénom « Jihad »

Le tribunal de Dijon a annulé vendredi le prénom "Jihad" donné il y a presque un an par une mère à son nouveau-né, et que la justice considère comme ayant une "acception péjorative", a-t-on appris vendredi 27 septembre 2019 auprès du parquet.

Anesthésiste de Besançon : le docteur Péchier reste en liberté

Anesthésiste de Besançon : le docteur Péchier reste en liberté

La Cour de cassation a rejeté ce mercredi 18 septembre 2019 le pourvoi formé par le parquet général contre le maintien en liberté du Dr Frédéric Péchier, anesthésiste de Besançon soupçonné de dizaines d'empoisonnements, qui reste donc libre, a-t-on appris de source proche du dossier et auprès de son avocat.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 9
légère pluie
le 15/10 à 21h00
Vent
3.226 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
94 %

Sondage