Violences sur les agents de la ville de Besançon : la CAGB répond à la CFTC

Publié le 17/11/2017 - 18:44
Mis à jour le 18/11/2017 - 08:49

Suite notre article publié le 16 novembre 2017 où Jacques Desoche, président du syndicat CFTC de la ville de Besançon évoque les agressions quotidiennes notamment subies par les fonctionnaires, la CAGB réagit dans un communiqué vendredi 17 novembre.

 ©
©

Voici le communiqué signé par Carine Michel, adjointe du maire déléguée au personnel, Danielle Dar, vice-présidente du centre communal d'action sociale et Gabriel Baulieu, 1er vice-président du Grand Besançon délégué au personnel :

 "Dans une déclaration à la presse, une organisation syndicale évoque les violences diverses subies par les agents de la ville, de l’agglomération et du CCAS dans le cadre de leurs activités professionnelles. Il convient, notamment lorsqu’il s’agit d’une question de cette importance, de l’évoquer sans rien minimiser mais en toute objectivité. Rappelons ici que la police municipale n’a pas reçu pour consignes de ne pas pénétrer au sein de la Cité Brulard. Et soulignons qu’il n’est pas raisonnable de relater les faits en les attribuant à une seule semaine quand certains remontent à plusieurs mois.

Les agents peuvent être l’objet d’invectives ou d’agressions physiques dans le cadre de leurs fonctions, au même titre que leurs collègues des autres collectivités ou de ceux de l’Etat. Le contact avec le public expose aux réactions diverses de la part d’usagers comme de délinquants. A Besançon, comme ailleurs, ni plus ni moins. Evidemment, nous avons pleine conscience de ces faits et de l’engagement, quelquefois dans des conditions difficiles, des agents qui portent un sens élevé du service public partout sur le territoire, pour tous les citoyens et notamment les plus vulnérables et fragilisés.

Et c’est parce que nous prenons en compte la difficulté des missions du service public local que nous avons demandé, depuis plusieurs années, à la Direction générale d’appréhender de manière globale cette problématique :

  • préventivement d’abord, en mettant en place une série de formations à destination des agents : depuis 2010, 30 sessions ont été ainsi organisées permettant à plus de 250 agents de la voirie, des déchets, de la restauration scolaire, des bibliothèques, des sports, des services sociaux… de bénéficier des connaissances nécessaires à la gestion des comportements agressifs. Les encadrants ont aussi été sensibilisés par des professionnels au soutien des agents en difficulté ;
  • en situation ensuite, en formalisant des procédures internes de protection et d’alerte ainsi que des consignes de retrait d’emploi en cas de tension ;
  • enfin, en cas d’agression (verbale, physique), l’agent, en tant que victime, dépose une plainte, soutenu en cela par son supérieur hiérarchique qui l’accompagne. A noter que la collectivité en son nom propre ne peut déposer une plainte puisque seule la victime dispose de cette capacité. Toutefois, la collectivité met en place une protection fonctionnelle systématique et effectue un signalement au Procureur de la République. Les faits qui ne prêtent pas à dépôt de plainte, en raison de leur nature, font l’objet d’un signalement interne.

Nos collectivités ont également mis en place des procédures d’accompagnement individuel et collectif afin d’apporter soutien et appui aux agents : entretien avec la médecine du travail dans les 48h et lorsque cela est nécessaire ; en accord avec celle-ci, accompagnement personnel par un psychologue spécialiste des chocs post-traumatiques.

Nul ne peut douter, non seulement de notre pleine connaissance du contexte de travail de nos agents, mais aussi de la volonté indéfectible de nos institutions de leur apporter tout le soutien nécessaire et utile. Et il n’est pas possible de parler d’une –"explosion des actes de violences et d’incivilités commis à l’encontre des agents"- alors que le nombre de plaintes pour violence est de 19 en 2017, de 18 en 2016, contre 47 en 2015 et 26 en 2014".

(Communiqué)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Société

Sondage – Comprenez-vous la décision d’Emmanuel Macron de dissoudre l’Assemblée nationale ?

Directement après l’annonce des résultats des élections européennes ce dimanche 9 juin 2024 où le RN est arrivé largement en tête, le chef de l’État a pris la décision de dissoudre l’Assemblée nationale afin de "redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote". Comprenez-vous la décision d’Emmanuel Macron ? C’est notre sondage de la semaine.

Comment fonctionne le Parlement européen ?

Le siège du Parlement européen se situe à Strasbourg. C’est donc en France que se réuniront les 720 eurodéputés élus le 9 juin 2024 pour exercer les pouvoirs législatifs, budgétaire et de contrôle politique au niveau européen. On fait le point sur le rôle principal du Parlement qui est de représenter l’intérêt des citoyens de l’Union Européenne sur divers sujets.

80 ans du Débarquement en Normandie : un Bisontin est sur place…

Quelques jours après la remise de documents historiques au musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon, Nicolas Guillaume-Lamarre a reçu une invitation du ministère de la Défense et des Armées pour assister à la grande cérémonie internationale commémorative du 80e anniversaire du Débarquement en Normandie. Il partage, avec nous, ses photos de l'évènement qui s’est tenu jeudi 6 juin 2024.

Les Alliés sans la Russie mais avec Zelensky attendus à Omaha Beach pour les 80 ans du D-Day

+ le programme de journée • Huit décennies plus tard, sur la même plage d'Omaha la "sanglante", contre "l'agresseur": les Alliés se retrouvent jeudi 6 juin 2024 sans la Russie en Normandie mais au côté de l'Ukrainien Volodymyr Zelensky, pour célébrer la victoire sur le nazisme alors que la guerre sévit de nouveau en Europe.

Européennes 2024 : À quoi sert l’Union européenne pour les Bisontines et les Bisontins ?

À quelques jours des élections européennes 2024 dont le scrutin se tiendra en France le 9 juin, on s'est posé la question : à quoi sert l'Union européenne pour les Bisontines et les Bisontins ? Réponses avec Julien Pea, directeur de la Maison de l'Europe en Bourgogne-Franche-Comté (réseau Europe Direct) dans notre rubrique mensuelle Quoi de neuf à Besac ?

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 5.39
ciel dégagé
le 13/06 à 3h00
Vent
0.58 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
93 %