Comment "manger local " ?

Publié le 04/01/2015 - 10:00
Mis à jour le 04/01/2015 - 11:18

Le Conseil de Développement Participatif (CDP) dévoile ses préconisations pour favoriser le « manger local » dans l’agglomération…

 ©
©

Etude locale

Saisi par le Grand Besançon sur cette question, le CDP s’est rapproché des habitants pour connaitre leurs habitudes, leurs besoins, leurs envies. Grâce à des rencontres, à la mise en place d’un défi et à la diffusion d’un questionnaire, il a pu établir une série de préconisations pour favoriser le "manger local". Celles- ci s’adressent à tous les acteurs concernés, du producteur au consommateur, en passant par les collectivités. 

L’expérimentation "manger local"

  • Un défi : préparer un repas par jour pendant sept jours avec trois produits locaux, 13 foyers (18 adultes) y ont participé et se sont rencontrés lors d’une soirée d’échanges
  • Un questionnaire sur les pratiques des Grand Bisontins en matière de consommation : 252 réponses complètes analysées
  • Des rencontres avec les Grand Bisontins : en lien avec des associations, des maisons de quartier, des supermarchés.

Cette expérimentation a été menée en partenariat avec le Comité de promotion des produits régionaux, le Musée de Nancray (organisateur de la manifestation « Boire et manger »), le Lycée Condé. 

Le groupe du CDP en charge de cette problématique réunit une dizaine de citoyens volontaires. 

Les préconisations pour "passer à l’action"

Avant tout... 

  • Développer des lieux d’achat de produits locaux : magasins de producteurs ou marchés, en particulier au nord-est et au sud-est de l’agglomération où l’offre est inexistante aujourd’hui.
  • Mieux identifier les produits locaux pour une meilleure visibilité dans les supermarchés ou sur les marchés : par la création d’un label
  • Libérer du foncier pour développer des lieux de production et répondre à la demande locale de fruits & légumes
  • Créer un site internet regroupant les lieux de vente de produits locaux sur le territoire du Grand Besançon
  • Sensibiliser la restauration collective aux produits locaux (écoles, hôpitaux...)
  • Favoriser la création de jardins familiaux dans toute l’agglomération et développer leur fonctionnement 

... mais aussi

  • Faciliter l’accès aux produits locaux : carte de fidélité, multiplier les AMAP (associations de maintien d’une agriculture paysanne), permettre aux Grand Bisontins d’aller récolter eux-mêmes leurs fruits et légumes
  • Sensibiliser les nouveaux arrivants aux produits locaux disponibles près de chez eux
  • Développer des animations en lien avec le « manger local » : cours de cuisine, manifestations grand public...
  • Faciliter l’accès de tous aux lieux d’achat : site de covoiturage, développer le commerce ambulant en s’appuyant sur l’économie sociale et solidaire.

Les conclusions du CDP permettront à la Communauté d’Agglomération du Grand Besançon de nourrir sa réflexion pour orienter ses politiques publiques. 

"Des enjeux de taille"

L’environnement

  • Protéger l’environnement (moins de transport donc moins de pollution générée) - relocaliser la production
  • valoriser les terres en friche (pour une diversification des cultures sur le territoire)

L’économie/l’emploi 

  • Préserver l’emploi local, notamment rural
  • favoriser l’économie locale : installation, transformation, distribution des produits
  • viser l’indépendance alimentaire : pour une moindre dépendance des marchés

La qualité et diversité des produits

  • Des produits de meilleure qualité grâce aux circuits courts (fraîcheur, traçabilité) - l’accès à une offre diversifiée (produits du terroir, variétés oubliées, produits non calibrés. 

Le lien social 

  • Créer du lien social pour une humanisation de l’échange marchand en favorisant la proximité

L’éthique

  • Payer/vendre au « prix juste » pour le consommateur et pour le producteur

L’éducation 

  • Redonner aux consommateurs la notion de saisons et de production locale, notamment aux enfants.

Une autre étude pour 2015 : Comment "se déplacer autrement" ?

Parallèlement, le CDP s’est également penché sur une autre question qui nous concerne au quotidien : comment "se déplacer autrement" ? Durant une semaine, 31 foyers volontaires ont ainsi participé à une autre expérimentation pour une alternative à la voiture : actifs, étudiants ou seniors ont testé gratuitement d’autres modes de transport. Cette expérimentation a été conduite en partenariat avec l’ADEME et les opérateurs de transport : Ginko, Citiz, Vélocité. Là encore, les conclusions du CDP aboutiront à des propositions concrètes soumises aux élus du Grand Besançon d’ici l’été 2015.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Jott en redressement judiciaire : les cinq boutiques de Besançon, Belfort, Dijon et Chalon-sur-Saône surveillées

Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé le 18 décembre 2025 de placer la société SAS JOTT sous le régime du redressement judiciaire. Cette procédure, déclenchée en raison d’une situation de cessation des paiements, ouvre une période d’observation de six mois durant laquelle la viabilité de l’entreprise sera examinée. Une audience clé est prévue le 5 février 2026.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

Il n’y aura pas de vaches montbéliardes au Salon de l’agriculture 2026 à Paris

Le président de Montbéliarde Association, Samuel Carrey a annoncé ce mardi 13 janvier 2026 sur Ici Besançon que les vaches montbéliardes ne participeront pas au prochain Salon international de l’agriculture, prévu à Paris du 21 février au 1er mars 2026. Comme pour plusieurs autres races bovines, notamment les limousines, landaises, parthenaises et charolaises, cette absence est liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).

Psychopraticienne à Mamirolle, Laura Vieille a transformé une épreuve de vie en vocation

Victime d’un AVC à 13 ans, Laura Vieille est aujourd’hui psychopraticienne et a ouvert son cabinet à Mamirolle le 1er septembre dernier, liant ainsi son vécu personnel à une pratique professionnelle. La jeune femme s’est spécialisée autour du trauma et des étapes de vie difficiles. 

ESTM Pigier à Besançon : formations, portes ouvertes et job dating au programme !

PUBLI-INFO • Spécialiste des formations en alternance, l’ESTM Pigier de Besançon multiplie les initiatives à destination des futurs étudiants, du post-bac au Bac+5. Nouvelle formation diplômante, journée portes ouvertes et plusieurs job dating rythmeront notamment l’année 2026, qui s’annonce particulièrement dynamique pour l’établissement.

La station de Métabief veut créer des “passerelles” entre le Haut-Doubs et la Suisse…

Dans la continuité de son master plan signé le 14 octobre dernier, une autre démarche a été entreprise avec la Suisse : celle de renforcer les liens pour mieux travailler ensemble. Pour ce faire, le syndicat mixité du Mont d’Or (SMMO) a déposé un projet baptisé "Passerelle" dans le cadre du programme Interreg France-Suisse. Une réponse sera donnée au mois de mai 2026. L’occasion d’en savoir un peu plus avec le directeur du SMMO, Guillaume Thiériot.

Mercosur : face au risque politique, Emmanuel Macron choisit de dire non malgré des concessions “incontestables”

Dans un communiqué diffusé dans la soirée du jeudi 8 janvier 2026, Emmanuel Macron a tranché. Malgré les concessions "incontestables" de Bruxelles, la France votera "contre" l'accord commercial avec le Mercosur, un choix qui ne bloquera pas le traité et qui l'expose à un procès en perte d'influence, mais qui devrait permettre de sauver le gouvernement.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 7.29
légère pluie
le 15/01 à 06h00
Vent
2.69 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
92 %