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Marie-Guite Dufay : "en ce qui concerne la Région, il n’y a eu aucune mobilité forcée, aucun agent n’a perdu un seul euro"

Marie-Guite Dufay, présidente de la Région Bourgogne Franche-Comté ©Alexane Alfaro - cliquez sur l'image pour agrandir
Discours des voeux

La présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté Marie Guite Dufay a présenté ses vœux pour l'année 2018 "aux forces vives" mardi 9 janvier. Dans son discours, qui a duré près de 40 minutes, la présidente a évoqué de nombreux points tels que l'éducation, l'emploi et les entreprises, la transition écologique, les transports, l'agriculture, le tourisme ou encore l'équilibre entre Besançon et Dijon

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"En 2018, nous continuerons de répondre aux attentes des Bourguignons et des Francs-Comtois, qui nous ont élu :

  • pour que la Région encourage la création d’emploi en renforçant la capacité de nos entreprises à en créer,
  • pour que la Région offre la meilleure éducation possible à nos jeunes,
  • pour que la Région s’engage avec détermination dans la transition énergétique et écologique,
  • pour que la Région œuvre à la construction d’une société plus solidaire et plus fraternelle." 

Équilibre entre Besançon et Dijon

"J’ai – cela m’est parfois reproché – toujours veillé à ce que l’équilibre entre les deux anciennes capitales régionales soit respecté. Je crois qu’en considérant les deux anciennes capitales régionales avec la même attention, en leur accordant la même dignité, nous fortifions le sentiment d’appartenance à la nouvelle région que nous constituons ensemble.

Je continue de penser, M. le Préfet, que l’équilibre trouvé en 2015 entre Dijon et Besançon, Dijon rassemblant la plupart des administrations d’État auprès de Mme la Préfète de Région, Besançon rassemblant toutes celles liées à l’éducation autour du recteur coordinateur, chancelier des Universités, était un équilibre sage et juste, et je demande à ce que cet équilibre ne soit pas remis en cause.

En ce qui concerne la Région, les engagements qui avaient été pris en 2015 ont été respectés scrupuleusement. Il n’y a eu aucune mobilité forcée, et aucun agent n’a perdu un seul euro dans le rapprochement des régimes indemnitaires et sociaux." 

Éducation

Modernisation des lycées : "Nous avons également défini un plan d’investissement pour rénover et moderniser nos lycées, pour lesquels nous allons investir 100 millions d’euros par an pendant 5 ans."

Formation et cantine : "La qualité de la formation de ses habitants est la première richesse d’une région comme la nôtre. Nous investirons dans nos lycées en mettant en œuvre le plan pluriannuel d’investissement. Ici à Besançon, au lycée Pasteur, auquel nous aurons consacré près de 14 millions d’euros en 5 ans, mais aussi au LEGTA, à Chateaufarine, ou au lycée Edgar Faure à Morteau, pour près de 20 millions d’euros. Le plan de raccordement de nos lycées au très haut débit sera terminé en juin prochain, et nous continuerons d’accompagner les cuisiniers à recourir à des produits bio et des produits locaux pour soutenir nos agriculteurs tout en améliorant la qualité – et le goût ! – des plats qui sont servis dans nos cantines."

Institut de formation des professionnels de santé : "Nous investirons également dans les instituts de formation en soin infirmier, même si l’Etat ne nous offre aucune compensation en la matière, je le rappelle pour souligner le volontarisme de la Région. Ici, à Besançon, cela passe par un investissement de près de 24 millions d’euros dans l’Institut de Formation des Professionnels de Santé rattaché au CHRU. Cet institut formera non seulement des infirmiers, mais aussi des aides-soignants, des puéricultrices, des masseurs kinés, des ambulanciers."

Enseignement supérieur : " En 2018, nous lancerons également les études portant sur la rénovation du campus de la Bouloie. Il me semble que c’est un chantier qui a une importante capitale. La Région consacrera, de façon volontariste, plus de 32 millions d’euros à la recherche et l’enseignement supérieur." 

Transports

Transports scolaires : "Nous avons, qui plus est, dû assumer une nouvelle compétence, le transport scolaire, dans un contexte rendu particulièrement difficile par la possibilité laissée aux communes, quelques semaines avant la rentrée scolaire, de revenir à la semaine de quatre jours. Malgré les cris des Cassandre, ce transfert de compétences, 140 000 élèves transportés chaque jour, s’est bien passé. (…)

TER : "Nous avons défini une nouvelle grille tarifaire unique pour les TER, qui a permis de relancer la fréquentation de nos trains, notamment auprès des jeunes."

Lyria : "Nous continuerons également de défendre la desserte de nos gares, en associant toutes les collectivités desservies par le Lyria."

LGV Rhin-Rhône : "J’espère que nous obtiendrons enfin de bonnes nouvelles de l’État sur la prolongation de la LGV Rhin-Rhône : j’ai dit plusieurs fois à la ministre que ne pas finir ce projet, alors qu’il ne reste qu’une trentaine de kilomètres à construire, serait une gabegie, car des crédits publics ont déjà été engagés, et une erreur, et je m’en entretiendrai encore avec elle dans quelques jours." 

Économie

"Le développement économique est la première compétence de la Région et l’emploi est ma première préoccupation."

Plan d'urgence BTP : "La Région, vous le savez, n’est pas restée centrée sur elle-même. En deux ans, nous avons lancé un plan d’urgence pour le BTP, un autre pour l’agriculture, qui a permis à des centaines d’agriculteurs de réaliser un audit de leur exploitation, un troisième pour la formation des demandeurs d’emploi, qui a permis à plus de 30 000 demandeurs d’emploi de se former.

Rencontres territoriales de l’économie, de l’emploi et de la formation : "Avec la Préfète de Région, avec plusieurs vice-présidents et des élus référents dans chaque territoire, nous avons lancé un cycle, qui sera désormais annuel, de rencontres territoriales de l’économie, de l’emploi et de la formation, ce qui m’a permis de rencontrer près de 700 professionnels, directeurs d’agence pôle emploi, de CFA, d’organismes de formation, élus locaux, proviseurs de lycées, et les partenaires sociaux, pour rendre l’offre de formation que finance la Région plus réactive et plus adaptée aux besoins des territoires."

"Ce demi-milliard, je veux qu’il bénéficie avant tout aux entreprises de notre territoire, mais aussi qu’il permette de faciliter le retour à l’emploi de celles et ceux qui sont victimes du chômage de longue durée, par le biais des clauses d’insertion. C’est le sens du schéma des achats responsables que nous avons adopté en juillet dernier. Près de 80 % de nos achats bénéficient à des entreprises de notre région : nous prenons nos responsabilités pour développer l’emploi local."

Premier investisseur public local : "Si la Région peut, en 2018, demeurer le premier investisseur public local du territoire, avec plus de 360 millions d’euros d’investissement, qui bénéficieront à des centaines de communes grâce aux contrats de partenariat avec les pays que nous allons signer au premier semestre, c’est parce que nous avons une situation financière saine et une gestion rigoureuse."

Alstom : "En achetant 8 nouveaux trains Regiolis, qui s’ajoutent aux 16 rames déjà notifiées, à Alstom qui les construit à Belfort, nous apportons un appui considérable à un de nos champions régionaux."

Entreprises : "Afin que la reprise de la croissance bénéficie à tous, nous allons consacrer 91 millions d’euros à la formation des demandeurs d’emploi en 2018. Il ne serait pas acceptable, dans un contexte de reprise, que des demandeurs d’emploi ne puissent accéder à des emplois faute de formation alors que les chefs d’entreprise recherchent des compétences."

Exportations : "Notre région fait partie des principales régions exportatrices françaises. Le solde commercial entre les exportations et les importations de notre région, à hauteur de + 3,5 milliards d’euros, est nettement positif. C’est grâce au positionnement de nos entreprises sur des secteurs en croissance, grâce à la qualité de nos produits, grâce au talent, au savoir-faire et à l’esprit d’invention de nos chefs d’entreprise et de leurs salariés, fruit d’une histoire plusieurs fois séculaire. Aider nos entreprises à exporter, c’est d’autant plus important que nous sommes, au plan mondial, dans un contexte de croissance forte, supérieure à 3 %. En 2018, la prévision de croissance est encore de 6,5 % en Chine, en Inde, de plus de 7 %. Dans ce contexte, il faut voir loin et viser haut. "

Agriculture

"En matière agricole, nous avons maintenant une feuille de route partagée avec la préfète et les départements afin que nous puissions contribuer avec les leviers qui sont les nôtres à la sortie de crise structurelle de notre agriculture, grâce à la recherche, à la formation, à l’alimentation de proximité." 

Tourisme

"En matière de tourisme, notre ambition est à la hauteur du potentiel de notre région : énorme ! Nous voulons être la première région d’accueil des touristes chinois en France, en dehors de l’Ile-de-France.

Nous allons fêter en 2018 les 10 ans de la labellisation UNESCO de la citadelle de Besançon : j’espère que nous pourrons y associer les 7 autres sites qui font de la Bourgogne-Franche-Comté la Région qui compte le plus de sites UNESCO en France." 

Transition écologique et énergétique

" En 2018, nous continuerons de nous engager pour la transition écologique et énergétique, grâce à la mise en place d’un grand service public de l’efficacité énergétique. Ce service public permettra aux propriétaires de s’informer sur la rénovation de leur logement et de bénéficier d’un audit complet. Cet audit sera gratuit pour les ménages les plus modestes. Permettre aux propriétaires de rénover leur logement en le rendant plus sobre, c’est une façon de lutter contre la précarité énergétique, mais c’est aussi une partie de notre projet social. Les Bourguignons et les Francs-Comtois consacrent en moyenne, 300 euros de plus par an que l’ensemble des Français à leur facture d’énergie. Aider nos concitoyens, et notamment les plus modestes, à faire baisser leur facture d’énergie, c’est une façon de leur redonner du pouvoir d’achat tout en améliorant leur patrimoine.

Ce service public de l’efficacité énergétique n’est lui-même qu’une petite partie de notre effort en faveur de la rénovation thermique des bâtiments, que nous allons déployer également auprès des syndics de copropriété, des organismes HLM, et que nous nous appliquerons à nous même, en ce qui concerne nos lycées."

 

Alexane

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