Démission de J. Grosperrin du Conseil supérieur des programmes : "Du plus bel opportunisme" selon Eric Alauzet (EELV)

Publié le 20/05/2015 - 10:48
Mis à jour le 20/05/2015 - 10:51

Jacques Grosperrin, sénateur UMP du Doubs, a décidé de démissionner du Conseil supérieur des programmes. Selon lui, « si nous sommes écoutés, parfois, lorsqu’il s’agit de modifier la formulation des programmes, les propositions de fond sont ignorées » avait-il indiqué dans un communiqué le 18 mai 2015. Pour Eric Alauzet, c’était « l’occasion e?tait trop belle pour M. Grosperrin de « surfer » sur les re?actions que de?clenchent malheureusement chaque re?forme scolaire. »

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"La de?mission de M. Grosperrin du Conseil supe?rieur des programmes scolaires : du plus bel opportunisme !

M. Grosperrin vient d’annoncer avec fracas sa de?mission du Conseil supe?rieur des programmes (CSP). Un conseil, ou? il sie?geait avec sa colle?gue de?pute?e Mme Genevard, pour la future de?funte UMP. Le motif, ou plus pre?cise?ment le pre?texte ? La re?vision des programmes du colle?ge.

Alors que la proposition des nouveaux programmes par ce Conseil remise au ministre il y a quelques semaines avait rec?u l’aval des deux parlementaires, le CSP l’ayant adopte? a? l'unanimite? le 9 avril dernier. Mais c?a c’e?tait avant ! Et encore avant c’e?tait la suppression de 80 000 postes, la suppression de la formation des mai?tres et l’aggravation de la situation des enfants les plus en difficulte? et des ine?galite?s scolaires depuis dix ans, avec des e?le?ves qui s’ennuient, de?crochent, quittent l’e?cole...

La loi sur la refondation de l’e?cole de la Re?publique marque l’urgence a? agir, et place le contenu des enseignements au cœur de la re?forme en personnalisant encore plus les enseignements gra?ce aux heures de soutien individuel, a? l’autonomie donne?e aux e?tablissements, aux cours croise?es pour apprendre les savoirs fondamentaux en situation. Tout cela rendu possible par les 27 000 recrutements d’enseignants depuis 2012. Depuis trois ans, l’Éducation nationale est de nouveau la priorite? de la Nation.

Il nous faut donner les moyens ne?cessaires a? la re?ussite de cette re?forme, de travailler a? une meilleure mixite? sociale entre les e?tablissements, de sauvegarder les capacite?s d’initiative pe?dagogiques des enseignants et de veiller a? bien associer les parents et toute la communaute? e?ducative pour e?viter de donner le sentiment d’une e?nie?me re?forme impose?e d’en haut, qui serait donc voue?e a? l’e?chec.

M. Grosperrin aurait e?te? plus inspire? de poursuivre l’action pour laquelle il a e?te? nomme? pour ame?liorer le projet en cours qu’il a bien adopte?. Les projets de programmes sont ainsi soumis a? consultation jusqu’au 12 juin. Vont e?voluer : la place du latin et du grec, le cadre des cours d’histoire, la vulgarisation des textes...

On est tre?s loin d’un « fonctionnement dogmatique ou ide?ologique du conseil » jete? a? la va-vite par l’e?lu UMP. Le plus grave est qu’en asse?nant des contres ve?rite?s, en faisant le jeu d’un statu quo, on ne sert pas l’inte?re?t des nouvelles ge?ne?rations.

L’occasion e?tait trop belle pour M. Grosperrin de « surfer » sur les re?actions que de?clenche malheureusement chaque re?forme scolaire."

(Communiqué)

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