17.173 nouveaux cas de cancer tous les ans en Bourgogne Franche-Comté dont 57% chez l’homme

Publié le 27/01/2019 - 11:26
Mis à jour le 28/01/2019 - 16:31

Cartographie des cancers • 17.173 nouveaux cas de cancer apparaissent chaque année dans la région, selon Santé Publique France* qui a étudié l'évolution des types de cancer par zone géographique de 2007 à 2016.  Le nombre de cas en Bourgogne-Franche-Comté ne se distingue pas par rapport à la moyenne nationale malgré quelques spécificités et notamment une sous-incidence* et donc moins de nouveaux cas dans la région pour le cancer du sein, colorectal et du poumon chez les femmes.

Chaque année, on relève 356.000 nouveaux cas de cancer en France métropolitaine, dont 55% chez l’homme, rappelle l’étude. Le nombre de décès est en moyenne de 152.000 par an : 89.000 chez les hommes et 63.000 chez les femmes.

PUBLICITÉ

L’agence sanitaire Santé publique France a publié sur son site une « cartographie des cancers » inédite, sous la forme de 16 rapports régionaux. Elle dresse de « premières estimations régionales et départementales de l’incidence et de la mortalité » des cancers en France pour la période 2007-2016. Cette cartographie, qui porte sur 23 types de cancer, illustre de grandes disparités et des spécificités marquées selon les territoires.

Quels sont les cancers les plus présents en France ?

Les trois cancers les plus fréquents, responsables chaque année d’un peu plus de la moitié des nouveaux cas en France :

  • prostate, poumon et côlon-rectum chez l’homme,
  • sein, côlon-rectum et poumon chez la femme.

Bourgogne-Franche-Comté :  les femmes moins touchées que les hommes

Toutes localisations confondues, la région Bourgogne-Franche-Comté (BFC) est comparable à la France métropolitaine en termes d’incidence (nouveaux cas) et de mortalité par cancer, avec néanmoins une faible sous-incidence chez la femme de -3 %.

Cette sous-incidence chez la femme s’observe dans tous les départements de la région et pour les cancers les plus fréquents :

  • sein (-7 % de nouveaux cas entre 2007 et 2016),
  • poumon (-5 %),
  • côlon-rectum (-2 %),
  • thyroïde (-15 %)
  • l’œsophage (-11 %).

La sous-incidence du cancer du sein, cancer le plus fréquent chez la femme et représentant près d’un tiers du total des cancers de la femme en Bourgogne-Franche-Comté, explique à elle seule les 3/4 de la sous-incidence de tous les cancers.

Les départements du Doubs, de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort présentent une sous-incidence pour le cancer de la thyroïde pour les deux sexes, mais le cancer de la thyroïde étant rare, les estimations reposent sur un nombre très limité de cas de cancer. Une faible sous-incidence est également constatée dans tous les départements de la région pour le cancer de l’œsophage chez la femme.

Plus de mortalité en Bourgogne…

Une sur-mortalité est constatée dans les départements de la Nièvre et de l’Yonne (homme : +16 % et +8 % respectivement ; femme : +6 % et +7 %). Cette sur-mortalité n’est pas lié à « un excès » de nouveaux cas. « Cela suggère un retard au diagnostic ou une difficulté de prise en charge », précise Santé Publique France.

Dans la Nièvre, la sur-mortalité concerne particulièrement, chez l’homme, les cancers du côlon-rectum (+26 %), du foie (+25 %) et de la prostate (+22 %), soit deux des trois localisations les plus fréquentes chez l’homme, la 3e présentant une sur-mortalité plus modérée (cancer du poumon : +8 %).

Dans l’Yonne, la sur-mortalité concerne particulièrement chez l’homme le cancer de la prostate (+13%) et le cancer du foie (+13 %), et dans une moindre mesure, le cancer du poumon (8 %) ; chez la femme, elle concerne le cancer du sein (+ 10 %) et le cancer du poumon (+14 %), deux des trois cancers les plus fréquents.

A noter, une sur-incidence et sur-mortalité chez l’homme de cancers sont liés à la consommation d’alcool ou de tabac dans la Nièvre. Concernant les femmes, une sous-incidence du cancer du sein chez la femme a été notée dans tous les départements hormis la Côte-d’Or et la Saône-et-Loire.

Davantage de cancer du poumon en Haute-Saône

Une augmentation du nombre de cas (+15% de sur-incidence)  et une sur-mortalité (+11%) marquées du cancer du poumon chez l’homme dans le département de la Haute-Saône est également mise en évidence dans l’étude menée.

Plus de cas de cancer de la prostate en BFC qu’en France

Toujours entre 2007 et 2016, une augmentation de 8% des nouveaux cas du cancer de la prostate chez l’homme a été notée par rapport à la France métropolitaine. Cette sur-incidence est présente dans cinq des huit départements de la région (Doubs, Jura, Haute-Saône, Saône-et-loire, et Territoire de Belfort) avec un excès d’incidence de plus de 10 % pour quatre d’entre eux.

Cette sur-incidence n’est pas accompagnée d’une sur-mortalité. « Elle pourrait s’expliquer par un recours plus fréquent au diagnostic précoce par dosage des PSA, soit dépistage du cancer de la prostate », explique Santé Publique France.

Des cas de cancers rares…

Pour les cancers plus rares « dont l’interprétation doit être très prudente en raison de faibles effectifs au niveau régional », il a été noté une sur-incidence des cancers des testicules, du col de l’utérus et du pancréas chez la femme. Une sous-incidence concerne le cancer de la thyroïde pour les deux sexes et de l’ œsophage chez la femme.

Enfin l’étude note une sur-mortalité de moins de 10 %  pour les cancers de l’ovaire, et du pancréas chez la femme. Pour les cancers de l’œsophage et larynx, chez la femme comme chez l’homme, une sous-mortalité de plus de 10 %.

Remarque : L’incidence et la mortalité des hémopathies malignes sont identiques à celles observées en France métropolitaine. Les effectifs sont trop faibles pour permettre une analyse régionale fine.

Quelques chiffres en Bourgogne-Franche-Comté  :

  • 7 555 décès par cancer estimés par an dont 59 % chez l’homme, sur la période 2007-2014
  • 17 173 nouveaux cas de cancer apparaissent chaque année (moyenne période 2007-2016)
  • Le cancer Lèvre-bouche-pharynx : au cours de la période 2007-2016, ces cancers ont touché en moyenne 10.004 hommes et 3.008 femmes chaque année
  • Œsophage : En moyenne entre 2007 et 2016, 187 nouveaux cas de cancers de l’œsophage sont diagnostiqués chez l’homme et 44 chez la femme

Info +

Les données sur les facteurs de risque issues des enquêtes en population (comme le Baromètre santé) ne sont disponibles que depuis 2016 au niveau de la région Bourgogne-Franche-Comté. Les données relatives aux addictions (tabac, alcool) dans la région Bourgogne-Franche-Comté, issues du Baromètre santé 2017, seront publiées prochainement, mais elles ne seront pas disponibles au niveau départemental (effectifs insuffisants).

* Depuis le 1er mai 2016, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes), l’Institut de veille sanitaire (InVS) et l’Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus) sont devenus Santé publique France.

Cartographie des cancers en France (Santé Publique France)

Il y a plus de cancers et de morts dus à cette maladie dans les Hauts-de-France que dans le reste du pays, notamment pour les cancers liés au tabac et à l’alcool, selon une vaste enquête menée par les autorités sanitaires entre 2007 et 2016.

L’agence sanitaire Santé publique France a publié sur son site une « cartographie des cancers » qui porte sur 23 types de cancer.

Les Hauts-de-France sont globalement la région la plus touchée. Selon le rapport qui leur est consacré, « de nombreux cancers apparaissent en sur-incidence et sur-mortalité » (lèvre-bouche-pharynx, oesophage, côlon-rectum, prostate, sein, ainsi que poumon, vessie et foie uniquement chez les hommes). « Une partie importante des cancers en sur-incidence dans les Hauts-de-France présente certains facteurs de risque en lien avec le mode de vie comme les consommations de tabac, d’alcool et la surcharge pondérale« , notent les experts.

Plus à l’ouest, « la région Pays-de-la-Loire se situe en 2e position des régions métropolitaines les plus touchées par le cancer chez l’homme, après les Hauts-de-France« .

En Bretagne, on observe un nombre de cas et/ou une mortalité supérieurs à la moyenne nationale pour les cancers « liés à la consommation d’alcool et de tabac (oesophage et estomac pour les deux sexes, lèvre-bouche-pharynx et foie chez les hommes« .

A l’inverse, en Auvergne-Rhône-Alpes, la situation globale est « favorable chez les hommes et chez les femmes par rapport à la France métropolitaine« .

Cette région connaît « des niveaux d’incidence et de mortalité parmi les plus bas de France métropolitaine pour des cancers qui partagent le tabac et/ou l’alcool comme facteur de risque : poumon, oesophage, larynx et lèvre-bouche-pharynx« .

Allez plus loin

1 Commentaire

Quand est ce que l'union Européenne va interdire le sucre, le sel et d'autres additifs dans les plats tout prêt, dans les poêlées et autres plats cuisinés ????? quand est ce que les boissons soit-disant " énergisante " ( red bull, monster et autres cochonnerie du même genre ) seront interdite car bourrée de sucre et de caféine ??????? pourquoi vit-on dans un monde ou le rendement, le pognon règne et après cela on nous fait la morale sur la pollution alors que l'on pollue notre corps de toutes ces cochonneries ???????
Publié le 18 fevrier à 22h54 par MACARENA • Membre

Laisser un commentaire

Dans la catégorie

Recherche : un médicament « vivant » pour vaincre la leucémie

C'est une première mondiale. Après cinq années de recherche, les Dr Christophe Ferrand et Dr Marina Deschamps aidés de  leur équipe de l'établissement français du sang Bourgogne Franche-Comté à Besançon ont développé de nouvelles immunothérapies dans le traitement de la leucémie. La création d’une start-up est en réflexion afin de lever deux à quatre millions d’euros.

Vin, bière ou whisky, quel taux l’alcool pour un verre ?

THÈME DE LA SEMAINE : LA SAINT-PATRICK #4 • Macommune.info a lancé le 4 mars 2019 une nouvelle rubrique intitulée "La question (pas si) con". Chaque jour, une question est posée, accompagnée de la réponse sur un thème hebdomadaire différent. Cette semaine, il s'agit de questions que l'on est susceptibles de se poser sur le thème de la Saint-Patrick (le 17 mars) : à votre avis, vin, bière ou whisky, quel taux l'alcool pour un verre ?

Les députés autorisent les pharmaciens à délivrer certains médicaments sans ordonnance

Mercredi 13 mars 2019, les députés ont prévu en commission dans le cadre de l'examen du projet de loi santé d'autoriser les pharmaciens à délivrer dans certaines conditions des médicaments normalement sous ordonnance pour des pathologies bénignes comme des cystites ou angines. Les députés ont aussi prévu, à l'initiative du rapporteur et de certains députés LREM, de permettre aux infirmiers d'adapter des traitements en fonction des résultats d'analyses de biologie médicale des patients

Choix du médecin traitant : bientôt des voies de recours pour les patients

Les patients dépourvus de médecin traitant auront des voies de recours pour en obtenir un lorsqu'ils ne parviennent pas à en trouver, ont voté jeudi les députés en commission, à l'occasion de l'examen du projet de loi santé. Des amendements de deux députés apparentés MoDem et d'un LR ont été adoptés pour ainsi "rendre opposable l'accès au médecin traitant pour tout assuré en faisant la demande".

Commerçants solidaires, ensemble aux côtés des malades atteints de sclérose en plaques !

Forte de ses cinq années de succès, la Fondation ARSEP renouvelle sa campagne "Maman je t’aime un peu, beaucoup, solidairement !" Dans le département du Doubs, des commerçants participeront à cette campagne en plaçant une tirelire sur leur comptoir et une affiche en vitrine durant tout le mois de mai : un appel à la générosité du public pour que la recherche avance et donne espoir aux malades et à leurs familles de vaincre un jour la sclérose en plaques.

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 -0.63
ciel dégagé
le 21/03 à 3h00
Vent
2.41 m/s
Pression
1033.17 hPa
Humidité
83 %

Sondage