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4 000 suppressions de postes chez PSA: entre colère et résignation

Publié le 16/11/2011 - 08:10
Mis à jour le 15/04/2019 - 09:29

Les salariés de PSA à Sochaux, site historique de Peugeot, se montraient résignés mardi après l'annonce des quelque 4.000 suppressions de postes en France en 2012. Dans le Pays de Montbéliard, 1 000 emplois seraient touchés dont 400 sur le site de Belchamp dans le secteur « recherche & développement ». Alors que PSA investit fortement en Chine, au Brésil, en Russie et en Inde, les syndicats craignent que cette nouvelle coupe fragilise la recherche et développement à Sochaux par rapport à l'étranger.

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le site PSA de Belchamp

dur dur

"Nous sommes dans l'attente d'avoir toutes les informations. On se pose beaucoup de questions, notamment sur la façon dont on va travailler avec ces postes en moins", explique Maxime, salarié chez PSA depuis 2005, après une expérience comme prestataire.  "Y aura-t-il une nouvelle façon de travailler, une nouvelle organisation des services?", s'interroge ce salarié, qui n'a pas souhaité donner son nom de famille.

A Paris, la direction de PSA a assuré qu'il n'y aurait "ni licenciements, ni plan de départs volontaires", misant sur des départs en retraite non renouvelés et de la reconversion en interne.

Sur les quelque 4.000 techniciens et ingénieurs du site PSA à Sochaux- Belchamp, 400 contrats de prestataires externes, du secteur recherche et  développement (R&D), ne seront pas renouvelés.

Selon la CGT, au total, le site de Sochaux - plus grand site industriel de France avec 12.076 salariés et 1.946 intérimaires - pourrait perdre à lui seul un millier de salariés, internes ou externes, tous secteurs confondus (production, informatique, R&D). Ce chiffre n'a pas été confirmé par la direction.

L'annonce était attendue, mais "on ne pensait pas qu'elle serait aussi conséquente pour le site de Sochaux", explique Marc Spirckel, délégué CGT.

« Lourd pour la jeunesse »

"C'est lourd de conséquence pour la jeunesse, notamment pour les jeunes qui sortent de l'Université technique de Belfort-Montbéliard", ajoute le syndicaliste. "Les gens qui travaillent chez PSA vont récupérer le surcroît de travail réalisé jusqu'à présent par les prestataires" dont les contrats ne seront pas prolongés, s'inquiète-t-il.

 Eric, un prestataire, ne sait pas s'il sera du lot et essaie "d'éviter d'être trop alarmiste". Mais, ajoute-t-il, "400 suppressions de postes sur le site de Sochaux-Belchamp, c'est énorme". Il constate toutefois que "cela fait trois ans que l'on est plus ou moins en crise, on commence à être habitués aux aléas de l'emploi".

"On continue à travailler normalement, on n'a pas le choix. Ce qui risque de se passer, c'est que nous ne travaillerons plus sur le site même de PSA mais dans notre entreprise", anticipe Julien, employé depuis deux mois par une société prestataire dans le domaine de la recherche et du développement. Ces salariés extérieurs travaillent pour la plupart à Sochaux-Belchamp, aux côtés des ingénieurs et des techniciens de PSA.

"On parle beaucoup de mobilité entre les différents sites français de Vélizy (Yvelines), La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine) et Sochaux. Le climat social risque d'être difficile à gérer en 2012", dit Emmanuel Helbing, salarié R&D à PSA et délégué CFE-CGC.

"Même si nous avons un très bon savoir-faire en France, qui ne s'apprend pas du jour au lendemain, les pays en voie de développement peuvent devenir très compétitifs également en recherche et développement", renchérit Maxime.

(Source AFP)

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