Vaire : renouvellement des conduites d’adduction d’eau potable

Publié le 30/11/2020 - 08:00
Mis à jour le 03/12/2020 - 15:14

Depuis le 30 août 2020, la Communauté Urbaine du Grand Besançon Métropole a engagé une seconde tranche de travaux pour le renouvellement des conduites d’adduction d’eau potable et la mise en séparatif du réseau d’assainissement de la commune de Vaire (secteur de Vaire-le-Grand).

Les objectifs de ces travaux sont multiples. Il a été nécessaire de renouveler en totalité les réseaux dits « humides » et de mettre aux normes les installations sur l’ensemble de la commune, afin de préserver les ressources en eau, de sécuriser l’alimentation des abonnés, tout en optimisant les coûts de fonctionnement.

En matière d’eau potable, les travaux consistent à renouveler le réseau afin de supprimer tout risque de fuites en assurant l’étanchéité des canalisations et leur résistance mécanique.

Pour les eaux usées et les eaux pluviales, actuellement recueillies dans la même canalisation dite « unitaire », les travaux vont permettre de poser un réseau spécifique aux eaux usées. Les canalisations existantes resteront en place pour n’acheminer que les eaux pluviales.

Renouvellement du réseau d’adduction d’eau potable (AEP)

Pour l’eau potable, GBM souhaite renouveler l’ensemble du réseau d’adduction du secteur afin de mettre en conformité les installations, à l’exception de la rue du Centre où le réseau d’eau potable a été renouvelé en 2012.

"En effet, le réseau d’eau potable date des années 1970 et les conduites de distribution sont en fonte grise, très fragiles. Elles génèrent des casses récurrentes, contribuant pour partie à un rendement faible de 65 %. Par ailleurs, le réseau d’eau potable a été construit au fur et à mesure du développement du village et il passe actuellement dans des parcelles privées, engendrant des servitudes et des difficultés de gestion", explique le GBM.

Ainsi, les travaux ont pour objet de renouveler l’ensemble du réseau AEP en fonte ductile, sur une longueur de 2 035 ml (130 branchements), avec une implantation exclusivement sur le domaine public et l’installation de nouveaux regards de comptage en limite de chaque propriété.

Mise en séparatif du réseau d’assainissement

L’ancienne station d’épuration de la commune ne fonctionnant désormais plus, du fait de la grande vétusté des installations, les effluents de la commune transitent via un poste et une conduite de refoulement posés lors de la première tranche des travaux, pour se déverser dans la conduite construite par le Sytteau, afin d’acheminer et traiter toutes les eaux usées des communes de ce bassin de vie à la station d’épuration de Port Douvot à Besançon (cf. plan de phasage des travaux).

Les travaux sur le réseau unitaire sont rendus nécessaires pour séparer les eaux usées des eaux pluviales, supprimer toutes les entrées d’eaux claires parasites (ECP*) dues à la vétusté des ouvrages et optimiser les coûts d’investissement et de fonctionnement, en réduisant notamment le volume des eaux à traiter.

En 2004, la commune de Vaire le Grand a fait réaliser son schéma directeur d’assainissement (SDA) Les travaux proposés consistaient à :

  • Supprimer la mise en charge du réseau rue des Colonnes en remplaçant le collecteur existant par une section plus importante ;
  • Mettre en séparatif le tronçon rue de la Mairie - rue du Centre de façon à supprimer les ECP* ;
  • Mettre en place des déversoirs d’orages en amont du réseau séparatif ;
  • Assurer la réfection ponctuelle des collecteurs.

En 2012, au regard du SDA, des travaux d’assainissement ont été menés pour la création de 2 déversoirs d’orages de façon à délester le réseau d’assainissement en aval, ainsi que la mise en séparatif de la rue du Centre.

En 2014, dans le cadre d’une étude globale des réseaux et équipements du Grand Besançon, une campagne de mesures a été réalisée. Les débits, enregistrés sur le réseau unitaire en amont du déversoir d’orages et sur le réseau séparatif en aval, montrent un impact important du volume d’eau transitant dans le réseau par temps de pluie : le débit journalier peut être multiplié par deux. Le taux de dilution moyen est de 180 % mais reste très variable selon la pluviométrie. Le volume d’eaux claires parasites transitant dans le réseau est donc très important.

ECP* : Eaux Claires Parasites

La mairie a donc fait le choix de réaliser des travaux de mise en séparatif sur l’ensemble de la commune.

En 2019, GBM annonce le démarrage de ces travaux par la tranche 1, qui se poursuivent aujourd’hui par la tranche 2.

La programmation des travaux d’assainissement pour la tranche 2 est la suivante :

  • La pose d’un nouveau collecteur des eaux usées strictes, dans l’ensemble des rues de Vaire le Grand: 3 440 ml concernés (hormis la rue du Centre déjà équipée d’un réseau séparatif et la rue de Nancray réalisée lors de la tranche 1) ; le réseau existant sera conservé pour le recueil des eaux pluviales 
  • Une nouvelle boîte de branchement sera posée sur le domaine privé de chaque habitation, où chaque propriétaire devra raccorder les eaux usées de son logement, soit 159 branchements concernés.

2 scénarii ont été identifiés en fonction des possibilités d’infiltration chez les abonnés :

©

Les conséquences des travaux

Ce chantier se déroule sur une durée de 7 mois selon le phasage détaillé sur le plan joint. Des déviations sont à prévoir sur la commune durant toute la durée du chantier.

La circulation piétonnière et les accès aux riverains sont toujours possibles. Les rues sont déviées ou placées en alternat. La rue de Charmont sera fermée et déviée par le chemin des Tervelles. Les riverains sont informés au fur et à mesure de l’avancée du chantier, par courriers.

Et au niveau du financement ?

  • Montant de la mission de maîtrise d’œuvre : 80 910 € HT
  • Montant des travaux Tranche 1 : 508 500 € HT
  • Montant des travaux Tranche 2 : 1 857 896 € HT
  • Montant des travaux Tranche 3 : 66 000 € HT

Avec le soutien de :

  • Grand Besançon Métropole, à hauteur de 46 %, sur  les budgets Eau et Assainissement et le budget principal.
  • L’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse. Subvention de 42 %
  • Le Conseil Départemental du Doubs. Subvention de 12%

Infos +

Lors du transfert de compétences en eau et assainissement au 1er janvier 2018, les installations techniques de la commune n’étaient pas conformes. GBM a pris le relais et programmé la réalisation des travaux en eau et en assainissement.

Pour contribuer à ces travaux  les abonnés ont vu une augmentation de leur tarif en assainissement, avec un plafonnement du prix du m3 TTC jusqu’à la convergence tarifaire au 1er janvier 2027; une partie du coût ayant été supporté financièrement par tous les abonnés de Grand Besançon Métropole selon le principe de solidarité. 

"Il reste encore des efforts à faire. En effet, les abonnés de Vaire-le-Grand doivent réaliser au plus tôt le raccordement de leurs eaux usées sur la conduite nouvellement créée. Il est important que chaque abonné prenne conscience de cette nécessité, pour ne pas faire monter en charge le réseau et donc éviter les débordements dans le milieu naturel", conclut le GBM.

Société

Population, emploi, revenus : que révèlent les chiffres de l’Insee sur la Bourgogne-Franche-Comté ?

À l’occasion de la Journée européenne de la statistique, célébrée le 20 octobre, l’Insee Bourgogne Franche-Comté dresse, ce mardi, un panorama du territoire, de sa population et de ses évolutions économiques et sociales. Espérance de vie, vieillissement démographique, niveau de vie, emploi ou encore équipements de proximité... pour mieux comprendre les réalités régionales et les missions de la statistique publique.

À Besançon, Aline Vieille récompensée pour son engagement en faveur du compostage

La gérante de Trivial Compost à Besançon, figure parmi les trois lauréates de la première édition du Prix des dirigeantes de l’Économie sociale et solidaire (ESS) 2026. Distinguée dans la catégorie "Transition écologique" le 15 octobre 2026 à Paris, elle reçoit une dotation de 5 000 euros pour accompagner le développement de sa structure, spécialisée dans la collecte et la valorisation des biodéchets.

Sondage – Selon vous, quelle devrait être la priorité des pouvoirs publics après la mobilisation du 17 octobre ?

La manifestation du samedi 17 octobre à Besançon a rassemblé entre 9 500 personnes selon la préfecture du Doubs et 12 000 selon les syndicats. Le cortège s’est déroulé dans le calme jusqu’à son arrivée devant la préfecture, où des incidents sont survenus jusque tard dans la soirée au centre-ville. Selon vous, quelle devrait être la priorité des pouvoirs publics après cette journée de mobilisation ? C'est le sondage de la semaine.

À Besançon, Hacking Health célèbre dix ans d’innovation

Le marathon d’innovation ouverte en santé Hacking Health Besançon a tenu sa dixième édition du 16 au 18 octobre 2026, à l’Institut de formation des professions de santé (IFPS) Paulette-Guinchard. Quelque 200 participants ont travaillé sur 17 problématiques proposées par des professionnels de santé, des patients et des aidants. L’événement a également accueilli des représentants internationaux et des délégations étudiantes suisses.

Un chercheur bisontin explore une nouvelle piste pour expliquer la rotation des galaxies sans matière noire

À l’Institut FEMTO-ST, Jonathan Gillot développe une théorie qui propose de revoir le comportement de l’inertie lorsque les accélérations deviennent extrêmement faibles. Publiés en juillet 2026 dans The European Physical Journal C, ses travaux ouvrent une nouvelle voie de recherche pour comprendre certaines anomalies observées dans la dynamique des galaxies.

À Scey-sur-Saône, Sandrine Humbert donne une seconde vie aux vêtements

Journées nationales de la réparation • À l’occasion des Journées nationales de la réparation, du 15 au 18 octobre 2026, Refashion met en lumière les professionnels qui prolongent la durée de vie des textiles. À Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin, Sandrine Humbert a fait de la couture et de la retouche son activité principale.

Fraude bancaire : les banques doivent désormais rembourser les victimes sous un jour ouvrable

Les victimes de fraudes bancaires bénéficient désormais d’une protection renforcée. Dans un arrêt rendu le 15 octobre 2026, dans l’affaire C-70/25 "Tukowiecka", la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a précisé les obligations des banques face à des paiements effectués sans l’accord du titulaire du compte.

Risque routier dans le Doubs : le préfet signe une charte avec les administrations du pôle administratif Viotte

Dans le cadre d’une action de prévention et de sensibilisation, la préfecture du Doubs en lien avec l’unité sécurité routière de la direction départementale des territoires, s’engage ce 13 octobre 2026 en signant une charte avec les administrations du pôle administratif Viotte, regroupant près de 800 agents.

Illettrisme : quels sont les territoires les plus exposés en Bourgogne-Franche-Comté ?

Près d’un quart des habitants de 18 à 64 ans de Bourgogne-Franche-Comté vivent dans un territoire fortement exposé au risque d’illettrisme. Selon une étude de l’Insee publiée en octobre 2026, les zones rurales de l’Yonne, de la Nièvre et du nord de la région sont particulièrement concernées. Le périurbain dijonnais et la frontière suisse apparaissent davantage préservés.

À Besançon, la Licra dénonce la banalisation du terme ”nazi” après les attaques visant Ludovic Fagaut

La section Besançon-Franche-Comté de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) Besançon Franche-Comté réagit au dépôt de plainte du maire de Besançon, Ludovic Fagaut, pour des injures visant l’élu et sa famille. Dans un communiqué publié le lundi 12 octobre 2026, l’association condamne les attaques personnelles sur les réseaux sociaux et alerte sur l’instrumentalisation de la mémoire du nazisme dans le débat public.

Sondage – Selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ?

Deuxième pays au monde le plus touché par le cancer du sein, la France a fait du mois d'octobre, celui de la sensibilisation et de la prévention prévention de cette maladie dont les cas augmentent notamment chez les moins de 40 ans. Pourtant, malgré la campagne « Octobre rose », le taux de dépistage reste inférieur à son niveau d’avant-Covid, passant de 52,3 % en 2011 à 44 % en 2024. Alors, selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ? C'est notre sondage de la semaine.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 9.25C°
couvert
le 21/10 à 11h00
Vent
3.08 m/s
Pression
1012 hPa
Humidité
90 %

Sondage