À Dijon, un militant LFI dénonce son interpellation "arbitraire"

Publié le 22/03/2023 - 08:38
Mis à jour le 07/03/2024 - 08:39

Un jeune militant LFI a dénoncé, mardi, son interpellation "arbitraire" lors d'une manifestation contre la réforme des retraites, lundi soir à Dijon, qui lui vaudra d'être jugé fin octobre.

 ©
©

"Il fallait des coupables. On m'a dit que j'allais payer pour les dégradations", a affirmé à l'AFP le jeune homme, qui a eu 24 ans lundi, le jour où il a été interpellé lors de la manifestation non déclarée dans le centre de Dijon, marquée par des heurts avec les forces de l'ordre. "Je n'ai pas cassé", a-t-il assuré. "C'est une interpellation éminemment politique, arbitraire", a ajouté le militant LFI.

Interpellé lundi vers 20h40, il est poursuivi pour "participation sans arme à un attroupement après sommation de se disperser par une personne dissimulant volontairement son visage afin de ne pas être identifié", a indiqué à l'AFP le procureur de la République, Olivier Caracotch. Il doit être jugé le 31 octobre.

Accueilli à sa sortie de l'hôtel de police

Le militant assure n'avoir pas cherché à dissimuler son visage mais s’être simplement protégé avec un masque, et n'avoir "pas entendu" les sommations à dispersion. Il a été accueilli par une quarantaine de soutiens, notamment de LFI et de Solidaires, à sa sortie de l'hôtel de police de Dijon.

"La violence policière est une forme de violence destinée à éviter qu'on vienne en manifestation", a estimé Eloi Delaporte, candidat indépendant aux dernières élections départementales de 2021 à Dijon qui avait mené une liste incluant Alinoë Gentaz.

"Effrayer les gens pour rien"

Cette candidature "a montré son civisme et son esprit républicain", a estimé M. Delaporte, qui se présentait afin de défendre un espace naturel au nord de Dijon, depuis rasé. Le "but" de ces interpellations est "d'effrayer les gens : pour rien, on peut être en garde à vue", a estimé M. Delaporte.

Dans un tweet lundi soir, le leader de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a dénoncé des arrestations "arbitraires", dont de deux militants de LFI.

La Première ministre Elisabeth Borne a de son côté défendu les forces de l'ordre, mais précisé qu'elles ont un "devoir d'exemplarité".

94 agents blessés d'après Darmanin

Plus de 1.200 manifestations non déclarées, "parfois violentes", se sont déroulées en France depuis l'annonce par Mme Borne du recours au 49.3 pour adopter la réforme, a recensé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, qui a affirmé que "94 agents" avaient été blessés depuis jeudi.

287 personnes ont été interpellées lundi soir en France lors d'une cinquième soirée consécutive de manifestations spontanées. "Il n'y a pas d'interpellations injustifiées" à Paris, a affirmé le préfet de police Laurent Nuñez.

(AFP)

Politique

“Le Conseil municipal de Besançon n’est pas une Assemblée générale de La France Insoumise” s’insurge Laurent Croizier

Lors du Conseil municipal d’installation de Ludovic Fagaut à la tête de la mairie ce 27 mars 2026, les élus de l’opposition ont quitté l’assemblée suite au refus du nouveau maire de donner la parole à tous les groupes d’opposition, ces derniers n’étant pas encore installés. Laurent Croizier, député du Doubs et membre de la majorité, a souhaité réagir.

Clash au conseil municipal de Besançon : l’opposition quitte l’assemblée

Réactions de l'opposition en vidéo • Les échanges ont été houleux après la prise de parole de la maire sortante Anne Vignot qui s’est exprimée lors du conseil municipal ce 27 mars 2026 à Besançon. Si elle a eu le droit à la parole, elle a été refusée à Séverine Véziès, siégeant pour LFI. Les élus de l’opposition ont quitté le conseil. Les délégués au CCAS et les délégués à la commission d’appel d’offres des marchés publics ont ensuite été élus. Une situation que dénonce Anne Vignot qui veut saisir le préfet et si besoin amener l’affaire au tribunal administratif.

Vivez en direct le Conseil municipal d’installation

C’est un moment historique que s’apprête à vivre la Ville de Besançon. À gauche depuis 1953, elle va laisser siéger Ludovic Fagaut (LR), premier maire à droite depuis Henri Régnier. Après le rappel des résultats, les 55 nouveaux conseillers municipaux éliront leur maire. Suivez le conseil en direct sur maCommune.info.

Sous quel parti Ludovic Fagaut a-t-il été élu maire de Besançon : Les Républicains, Nouvelle Énergie ou les deux ?

La récente élection de Ludovic Fagaut à la tête de Besançon soulève une question politique : à quel parti appartient réellement le nouveau maire ? Est-il affilié aux Les Républicains, à Nouvelle Énergie ou les deux partis ? Le doute s’est installé après une publication du 22 mars 2026 de David Lisnard, président de Nouvelle Énergie…

Anne Vignot écrit une lettre ouverte adressée aux Bisontins

Au lendemain du scrutin municipal du 22 mars, Anne Vignot a publié une lettre adressée aux Bisontines et aux Bisontins. Battue, elle revient sur un mandat marqué par les crises, les engagements tenus et les transformations engagées. Elle y remercie celles et ceux qui lui ont accordé leur confiance, réaffirme son attachement aux valeurs humanistes et écologistes, et annonce sa volonté de poursuivre son engagement au service de Besançon, désormais des bancs de l’opposition municipale.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 5.94
légère pluie
le 30/03 à 21h00
Vent
1.05 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
93 %