Affaire Narumi : la décision de renvoi ou non de Zepeda devant les assises du Doubs début février

Publié le 20/01/2021 - 07:45
Mis à jour le 20/01/2021 - 07:45

La juge d’instruction rendra sa décision début février concernant le renvoi ou non du Chilien Nicolas Zepeda devant la cour d’assises du Doubs pour l’assassinat de l’étudiante japonaise Narumi Kurosaki en 2016 à Besançon, a indiqué mardi le procureur

A l’occasion de plusieurs auditions depuis son extradition du Chili et sa mise en examen en juillet dernier, le suspect a « réaffirmé qu’il était totalement étranger à la disparition de mademoiselle Kurosaki, et il se dit persuadé qu’elle était toujours en vie », a indiqué le procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux, lors d’une conférence de presse.

Le magistrat a requis lundi la mise en accusation de l'ancien petit ami de Narumi devant la cour d'assises du Doubs pour "avoir volontairement donné la mort, de manière préméditée," à l'étudiante japonaise de 21 ans dont le corps n'a jamais été retrouvé.

Il s'appuie notamment sur "énormément de données techniques", sa téléphonie, la géolocalisation de son véhicule de location, ses achats par carte bancaire, et sur "des témoignages de proches qui viennent mettre en défaut la version de M. Zepeda".

"Ces éléments ont fini de me convaincre de demander de le renvoyer pour assassinat", a ajouté M. Manteaux qui a trouvé "ses remarques et explications peu convaincantes".

Le magistrat a retenu la préméditation car selon lui, "dès le mois de novembre" 2016 le Chilien "prépare un trajet qui va le mener directement à Besançon" avec pour "objectif central de venir rencontrer mademoiselle Kurozaki".

La géolocalisation de sa voiture montre également qu'il semble repérer les lieux où il se serait débarrassé du corps, dans une forêt du Jura, selon les enquêteurs de la police judiciaire.

M. Zepeda conteste cette version, assurant avoir rencontré Narumi à Besançon "par hasard", alors qu'il était en Europe pour "visiter des universités et rendre visite à son cousin en Espagne".

"La juge d'instruction rendra sa décision dans les tous premiers jours de février 2021", ce qui "peut permettre d'envisager, s'il y a une décision de renvoi, un procès de M. Zepeda à l'automne 2021", a indiqué le procureur.

Ce procès s'annonce "complexe à organiser" avec la traduction des débats en japonais et en chilien, a-t-il prévenu.

Le Chilien de 29 ans encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Issue d'une famille modeste, Narumi Kurosaki a disparu en décembre 2016. Son ancien petit ami chilien, Nicolas Zepeda, a reconnu avoir passé une partie de la nuit du 4 au 5 décembre 2016 avec elle dans la chambre du campus de Besançon où elle résidait, mais il affirme l'avoir quittée en parfaite santé.

Cette nuit-là, plusieurs étudiants avaient entendu "des hurlements de terreur, des cris" mais personne n'a prévenu la police. Plus personne n'a revu Narumi, dont le corps n'a jamais été retrouvé malgré d'importantes recherches, compliquées à cette époque par l'arrivée d'un hiver froid et neigeux.

(AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

narumi

Procès Zepeda : la défense demande le renvoi du procès

La défense de Nicolas Zepeda a demandé ce lundi 18 décembre 2023 le renvoi du procès alors que le Chilien devait s'exprimer pour la première fois sur l'assassinat de Narumi Kurosaki dont il répond en appel devant la cour d'assises de la Haute-Saône, en raison de nouveaux éléments ne figurant pas  selon les avocats dans la procédure.

Zepeda, manipulateur “à la limite de la mythomanie”, selon un expert

Le Chilien Nicolas Zepeda, rejugé en appel pour l'assassinat de son ancienne petite amie japonaise Narumi Kurosaki, présente un profil "manipulateur", "à la limite de la mythomanie", selon les conclusions d'un expert présentées jeudi devant les assises de la Haute-Saône, objets d'une passe d'armes entre lui et la défense.

Procès Zepeda : des traductions compromettantes au coeur des débats

"Souvenirs différents" ou "explications biscornues" ? : Nicolas Zepeda et une témoin se sont opposés lundi 11 décembre 2023 devant les assises de la Haute-Saône autour de traductions de messages en japonais potentiellement compromettantes pour le jeune Chilien, rejugé en appel pour l'assassinat de Narumi Kurosaki.

Justice

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Incendie à Crans-Montana : un avocat de victimes suisses craint la “destruction de preuves”

Des familles de victimes de l'incendie d'un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana craignent une "destruction de preuves" de la part des propriétaires ou de "quelqu'un qui leur est proche" faute de perquisition ou de détention des intéressés, a indiqué leur avocat mercredi 7 janvier 2026.

Incendie mortel en Suisse : l’Italie dénonce une tragédie évitable et souhaite que les propriétaires du bar soient arrêtés

L'incendie du bar Le Constellation de la station suisse de Crans-Montana le 31 décembre 2025, qui a fait 40 morts et 119 blessés, aurait pu et "dû être évitée", a affirmé lundi 5 janvier 2026 devant la presse l'ambassadeur d'Italie en Suisse, Gian Lorenzo Cornado.

Péchier, “un tueur en série” avec une clinique pour “terrain de jeu” selon la cour

Frédéric Péchier, condamné à la perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels, s'est comporté comme "un tueur en série" avec pour "terrain de jeu" la clinique de Besançon où il exerçait comme anesthésiste, selon les motivations de la cour récupérées mardi 23 décembre 2025 par l'AFP.

L’ex-anesthésiste Frédéric Péchier a déposé une demande de mise en liberté

L'ancien anesthésiste Frédéric Péchier, condamné jeudi 18 décembre 2025 à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir empoisonné 30 patients, dont 12 sont morts, a déposé une demande de mise en liberté dans l'attente de son procès en appel, a indiqué vendredi 19 décembre le parquet général de Besançon.

Frédéric Péchier jugé coupable : “La fin d’un cauchemar”, selon des parties civiles

VIDÉO • La cour d’assises a rendu son verdict ce jeudi 18 décembre 2025 dans l’affaire de Frédéric Péchier, après plus de trois mois de procès à Besançon. L’ex-anesthésiste est reconnu coupable pour les 30 chefs d’accusation. Il est condamné à la peine maximale, soit la réclusion criminelle à perpétuité. Voici les réactions de parties civiles dont Nathalie Simard, victime en 2017, et d’Amandine Ihelen, fille de Damien Ihelen décédé en 2008.

Frédéric Péchier reconnu coupable : “L’un des plus grands criminels du siècle” selon Me Giuranna

VIDEO • La cour d’assises a reconnu l’ex-anesthésiste coupable pour tous les chefs d’accusation et l’a condamné à la peine de réclusion criminelle à perpétuité ce jeudi 18 décembre 2025 à Besançon. Voici la réaction de Me Stéphane Giuranna, Me Frédéric Berna, avocats de parties civiles.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 8.85
nuageux
le 13/01 à 15h00
Vent
4.47 m/s
Pression
1014 hPa
Humidité
85 %