Affaire Péchier : l'anesthésiste conteste sa mise en examen dans trois cas supposés d'empoisonnement

Publié le 09/02/2022 - 15:15
Mis à jour le 30/03/2022 - 11:26

Les avocats de Frédéric Péchier, médecin-anesthésiste soupçonné de 24 empoisonnements dont neuf mortels mais qui clame son innocence, ont contesté le 9 février dernier à Besançon sa mise en examen dans trois cas. La justice rend sa décision ce mercredi 30 mars 2022.

Dr Péchier, le 29 mars 2019  © maCommune.info
Dr Péchier, le 29 mars 2019 © maCommune.info

M. Péchier, 49 ans, est mis en examen pour 21 empoisonnements supposés de patients à la clinique Saint-Vincent de Besançon, dont neuf mortels, et pour trois autres à la Polyclinique de Franche-Comté.

Début février, sa défense demandait à la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Besançon l'annulation de sa mise en examen pour les trois cas suspects survenus à la Polyclinique.

La dernière contre-expertise versée au dossier -- une énième expertise a depuis été demandée --, permet de dire que, "scientifiquement parlant", "il n'y a pas d'élément de preuves allant dans le sens d'empoisonnements pour ces trois cas", a affirmé après l'audience l'un de ses avocats, Me Randall Schwerdorffer. Il a souligné que son client "n'était pas physiquement présent à la clinique" lors de la survenue de deux cas.

"L'instruction a ainsi des éléments supplémentaires" en faveur de M. Péchier et "on demande donc à la chambre de l'instruction de constater cette absence d'indices graves et concordants à son encontre" et de le placer sous le statut de "témoin assisté", moins incriminant que celui de mis en examen, selon le conseil.

Un "clash" en 2009 ?

Me Sylvia Serri, l'une des avocates des parties civiles, a déclaré que ces trois cas d'empoissonnements suspects sont arrivés "en l'espace de deux mois (...), alors qu'il n'y a jamais eu d'évènements indésirables graves (EIG) à la Polyclinique, ni avant ni après", ce que conteste la défense. "Le Dr Péchier était en conflit avec tous les anesthésistes de la Polyclinique", a-t-elle pointé, évoquant un "clash" en mars 2009 à partir duquel ces "EIG" seraient survenus.Le "clash" pourrait être "l'un des mobiles, et peut-être le mobile", selon Me Serri.

Le Dr Péchier était absent vendredi en raison de son état de santé : placé sous contrôle judiciaire dans la Vienne, il est récemment sorti de l'hôpital après une tentative de suicide. Mis en examen pour 24 empoisonnements présumés de patients entre 2008 et 2016, Frédéric Péchier est soupçonné d'avoir pollué les poches de perfusion de ces patients, âgés de quatre à 80 ans, pour provoquer des arrêts cardiaques puis démontrer ses talents de réanimateur, mais aussi discréditer des collègues avec lesquels il était en conflit.

(Source AFP)

anesthésiste empoisonnement

Tentative de suicide de Frédéric Péchier, l’anesthésiste de Besançon soupçonné de 24 empoisonnements

Frédéric Péchier, anesthésiste de Besançon soupçonné de 24 empoisonnements dont neuf mortels, « a tenté de mettre fin à ses jours » dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2021 ont annoncé ce mardi 5 octobre ses avocats, selon qui « son état est critique » et son « pronostic réservé« .

Affaire Péchier : l’anesthésiste n’a pas “les traits d’un tueur en série” selon une contre-expertise psychiatrique

D’après les conclusions d’un rapport confidentiel publiées par le Journal du Dimanche le 11 avril 2021, la contre-expertise psychiatrique de Frédéric Péchier, anesthésiste soupçonné d’avoir empoisonné volontairement 24 patients à Besançon entre 2008 et 2017, ne révèle pas « les traits d’un tueur en série » dans sa personnalité.

Justice

Vols de camions chez des artisans du Haut Doubs : 126 gendarmes mobilisés et 12 personnes interpellées

Mardi 5 mai 2026, une opération judiciaire a été menée simultanément dans les départements du Doubs, de la Côte d’Or et de la Haute-Saône pour des faits de vol avec trois circonstances aggravantes, blanchiment d’argent, escroquerie, travail dissimulé et non-justification de ressources.

Affaire Avenir Fermetures : 100 victimes, 700.000 € de préjudice et une enquête pénale ouverte à Besançon

Les sociétés Avenir Fermetures Saint-Vit et Rioz, spécialisées dans la menuiserie, font l’objet de procédures de liquidation judiciaire devant le tribunal de commerce de Besançon. Plusieurs clients affirment avoir versé des acomptes pour des travaux jamais réalisés, donnant lieu à un préjudice financier significatif et à la création d’un collectif d’aide aux victimes de ces affaires, a-t-on appris en mars 2026.

Poulain jeté dans un trou : un éleveur condamné et interdit à vie de détenir un animal

Un éleveur de chevaux du Doubs qui avait jeté un poulain dans un trou, entraînant sa mort, a été condamné lundi 27 avril 2026 à Besançon à une interdiction définitive de détenir un animal et d'exercer une profession en lien avec les animaux, a-t-on appris auprès du parquet.

Suisse: le maire de Crans-Montana affirme qu’il ignorait l’absence de contrôles avant l’incendie du nouvel an

Le président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud, a assuré lundi 13 avril 2026 devant les magistrats suisses ne pas avoir été au courant du fait que les contrôles du Constellation n'avaient pas été effectuées depuis 2019, soit pendant six ans avant l'incendie de ce bar qui a fait 41 morts la nuit du nouvel an dans la station alpine.

Incendie de Crans-Montana : un ex-responsable de la commune fait valoir son droit au silence

Un ancien responsable de la station de ski suisse de Crans-Montana que le parquet valaisan devait entendre ce mercredi 8 avril 2026 dans le cadre de l'enquête sur l'incendie meurtrier du bar survenu la nuit du nouvel an a fait valoir son droit au silence, en attendant d'avoir accès au dossier, a indiqué son avocat à l'AFP.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 12.01
légère pluie
le 11/05 à 06h00
Vent
5.16 m/s
Pression
1007 hPa
Humidité
92 %

Sondage