Amiante : combien de salariés touchés au CHU Jean Minjoz ?

Publié le 18/02/2012 - 13:22
Mis à jour le 18/04/2019 - 11:56

L’intersyndicale s’offusque de « la mise en danger » des salariés et des ouvriers exposés à l’amiante. Selon elle, l’administration était au courant des risques depuis 2006 mais aurait  mis plus de deux ans pour agir. Alerté par le CHSCT (comité hygiène, sécurité et conditions de travail), l’inspection du travail a saisi le Procureur. Une enquête est en cours.

 ©
©

Les syndicats ne décolèrent pas. Selon eux, la direction du CHU aurait pu agir dès 2006 mais  n’a pas protégé les agents hospitaliers et les ouvriers exposés lor de la rénovation de l’hôpital. Saisie en 2009, l’Inspection du Travail parle d’infraction et de mise en danger du personnel. Elle a de suite procédé  à un signalement du Procureur de la République, lequel a diligenté une enquête auprès de la Direction interrégionale de la police judicaire de Dijon.

La direction a tenu à répondre dans un communiqué. Patrice Barberousse, le directeur général du CHU de Besançon, déclare qu’une cellule « sécurité » est active depuis 2008 avec l’embauche d’un d’ingénieur spécialisé dans l’analyse et la prévention des risques.« Décision a été prise en 2009 de faire procéder au retrait total de l’amiante sur le site Minjoz dans le cadre des travaux de modernisation et de mise aux normes. » Il ajoute qu’il tient à la disposition des autorités compétentes « tous les éléments de ce dossier, et notamment les actions de prévention et d’information qui ont été engagées ».

A la question, combien de personnes ont été exposées, l’intersyndicale précise qu’il est très difficile de donner des chiffres précis. Il y a le personnel hospitalier. Certains auraient été plus exposés que d’autres. Deux incidents ont été signalés en 2010 dans un local informatique mais le plus compliqué est de recenser tous les ouvriers des entreprises et de leurs sous-traitants exposés depuis le début de la rénovation de l’hôpital Jean-Minjoz.   

amiante chu besançon

Procès en appel du CHRU de Besançon : des soutiens et des détracteurs sur le dossier de l’amiante…

Le centre hospitalier universitaire (CHU) de Besançon a été reconnu coupable le 30 novembre 2016 d’avoir mis en danger la vie d’une quarantaine de salariés en les exposant « délibérément à l’amiante » pendant plus de 4 ans et condamné à une amende, une première en France. Le tribunal correctionnel de Besançon a condamné le CHU Jean Minjoz à 40.000 euros d’amende avec sursis. L’hôpital avait fait appel en 2016. Ce jeudi 14 juin 2018, la cour d’appel de Besançon examinera le dossier. Voici ce qu’en pensent le syndicat CFDT et la fédération hospitalière de France (FHF).

Amiante : le CHU de Besançon fait appel

Ce mercredi 30 novembre 2016, le Tribunal Correctionnel de Besançon a rendu son verdict concernant l’affaire de l’amiante au sein du CHU bisontin. L’hôpital condamné à 40 000 euros d’amende, a également été relaxé pour certaines infractions, selon l’institution, c’est un « jugement ambigu« .

Amiante au CHU : un jugement en demi-teinte selon les syndicats

Le Tribunal correctionnel de Besançon a rendu ce mercredi 30 novembre 2016 son jugement. Le CHU Jean Minjoz a été condamné à 40 000 euros d’amende pour « mise en danger délibérée de la vie de ses salariés concernant le risque amiante ». Selon les syndicats CFDT, CGT, FO, SUD du CHRU de Besançon c’est un verdict en « demi-teinte« .

L’hôpital de Besançon reconnu coupable d’avoir délibérément exposé des salariés à l’amiante

Le centre hospitalier universitaire (CHU) de Besançon a été reconnu coupable ce mercredi 30 novembre 2016 d’avoir mis en danger la vie d’une quarantaine de salariés en les exposant délibérément à l’amiante pendant plus de 4 ans et condamné à une amende, une première en France.  Le tribunal correctionnel de Besançon a condamné le CHU Jean Minjoz à 40.000 euros d’amende avec sursis. Le parquet avait requis 60.000 euros d’amende lors de l’audience en septembre dernier.

Amiante au CHU de Besançon : le jugement sera rendu le 30 novembre 2016

Les 28 et 29 septembre 2016, le Centre Hospitalier Universitaire de Besançon comparaissait devant le tribunal correctionnel de Besançon pour : « Mise en danger délibérée de la vie d’autrui par exposition aux poussières d’amiantes et à un risque de mort ou d’infirmité permanente ». Une peine de 60.000 euros avait été requise à l’encontre de l’hôpital de Besançon. Le jugement sera rendu mercredi 30 novembre

Justice

Procès Zepeda pour l’assassinat de Narumi Kurosaki : de nouvelles recherches sur un ADN inconnu

Dix ans après la disparition d'une étudiante japonaise à Besançon, la cour d'assises du Rhône a demandé mercredi 18 mars 2026 à la police de tenter d'identifier un ADN trouvé sur son oreiller, accédant à la demande des avocats de son ex-petit ami chilien Nicolas Zepeda, rejugé pour assassinat.

Féminicide : Nicolas Zepeda jugé une troisième fois pour l’assassinat de Narumi Kurosaki

Le Chilien Nicolas Zepeda est jugé pour la troisième fois, à partir de mardi 17 mars 2026 à Lyon, pour l'assassinat en 2016 de son ex-petite amie japonaise à Besançon et devrait, sauf coup de théâtre, continuer à nier malgré des indices confondants. Même en l'absence de cadavre, de preuve et d'aveu, il a déjà été condamné deux fois à 28 ans de prison, en 2022 puis en appel en 2023, un verdict annulé par la Cour de cassation en 2025 pour un vice de procédure. 

Fraude et travail illégal : la gendarmerie du Doubs a saisi 7,5 millions d’euros en 2025

La gendarmerie du Doubs a saisi près de 7,5 millions d'euros d'avoirs criminels en 2025, dans le cadre de la lutte contre le travail illégal et la fraude, a annoncé samedi 14 mars 2026 la colonelle Elodie Montet, commandante du groupement départemental. Les avoirs criminels sont les profits issus d'une activité criminelle ou délictuelle.

Jugement de Frédéric Vuillaume et Toufik de Planoise à Besançon : un rassemblement de soutien le 12 mars

Frédéric Vuillaume secrétaire général de Force Ouvrière Bourgogne-Franche-Comté, et de Toufik-de-Planoise, journaliste indépendant, seront jugés en appel le 12 mars prochain par la Cour d'appel de Besançon. Un rassemblement pour soutenir les accusés est prévu par le syndicat Force Ouvrière. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 9.67
légère pluie
le 25/03 à 12h00
Vent
7.86 m/s
Pression
1011 hPa
Humidité
78 %