Quelles mesures de sécurité à la clinique Saint-Vincent ?

Publié le 08/03/2017 - 10:50
Mis à jour le 12/03/2017 - 09:05

Dès l’alerte des deux incidents graves survenus les 11 et 20 janvier 2017 à la clinique Saint-Vincent de Besançon, la direction de l’établissement a mis en place des mesures « hors normes » en lien avec l’agence régionale de santé  de Bourgogne Franche-Comté (ARS) pour sécuriser la prise en charge des patients.

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Valérie Fakhoury, la directrice de la clinique Saint-Vincent, a indiqué que les deux patients victimes des incidents graves au bloc opératoire  "ont fort heureusement pu regagner leur domicile (…)  Dans les deux cas, les analyses ont montré une concentration anormale de substances susceptibles de causer des troubles cardiaques dans les solutés injectables au cours des interventions"

La directrice de l'établissement souligne que les premières mesures de sécurité renforcée ont été prises en coopération avec l'ARS (agence régionale de santé de Bourgogne Franche-Comté) dès le 11 janvier 2017 en accentuant la surveillance du circuit de prise en charge des patients. "Nous avons appliqué les préconisations qui ont été faites et avons aujourd'hui une sécurité maximale. Dès le 11 janvier, nous avons retiré l'ensemble des poches du même lot présentes dans l'établissement, car il aurait pu s'agir d'un problème de fabrication…". En accompagnement de cette première démarche, la clinique indique avoir remplacé ces poches par un autre contenant d'un autre laboratoire et procédé à un renforcement du contrôle d'intégrité des poches. (voir vidéo). 

Des mesures de sécurité "exceptionnelles"

En mesures complémentaires, la clinique informe avoir sécurisé son bloc opératoire et avoir changé "un jour donné" l'intégralité de toutes les poches de solution injectables. "Nous sommes donc repartis complètement à blanc, mais nous avons également mis en place un système de sécurisation supplémentaire des caisses de médicaments livrées depuis la pharmacie. Nous avons ajouté un système de scellés avec des plombs. Tous les  chariots d'anesthésie de nos praticiens sont désormais aussi dotés de scellés de plomb pour qu'au moment du démarrage de l'intervention le matin, chacun puisse savoir que il s'agit bien de la table préparée et conforme…"

Dans ce dossier, le médecin anesthésiste de 45 ans a été mis en examen ce lundi 6 mars 2017 pour sept empoisonnements avec préméditation entre 2008 et 2017, dont deux mortels.  Un homme de 53 ans et une femme de 51 ans sont décédés suite à des "événement indésirables graves" (EIG) en 2008 et 2016 à la clinique Saint-Vincent. (lire articles ci-dessous).

Plus de 20.000 anesthésies sont pratiquées par ans pour des opérations chirurgicales au sein de la clinique Saint-Vincent de Besançon.

anesthésiste empoisonnement

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