Assises de Haute-Saône: un homme condamné à 25 ans pour avoir tué sa femme

Publié le 27/04/2018 - 22:20
Mis à jour le 15/04/2019 - 12:01

Un chauffeur routier de 56 ans, Eric Desnoue, a été condamné à 25 ans de réclusion criminelle vendredi 27 avril 2018 à Vesoul pour le meurtre de sa femme en 2013, dissimulé pendant près d'un an. 

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La cour d’assises de Haute-Saône et du Territoire-de-Belfort a suivi les réquisitions de l’avocat général. 
Les gendarmes ont retrouvé les ossements de Françoise Saffer, 56 ans, en juin 2014, sur les indications de son mari. En garde à vue, acculé par les éléments d’enquête, il avait avoué l’avoir tuée, dans la nuit du 27 au 28 août 2013, à leur domicile à Bourogne (Territoire-de-Belfort). 

L’état de décomposition du corps n’a pas permis d’établir les causes du décès. Les enquêteurs ont retrouvé – grâce au révélateur Bluestar – des traces de sang dans le logement du couple. Le chauffeur routier a indiqué s’être disputé avec sa femme. « Il lui a donné un coup d’épaule, elle est tombée dans l’escalier, elle est morte. Mais il n’avait pas l’intention de la tuer », l’a défendu son avocat, Me Patrick 
Uzan. 

Selon la partie civile, Mes Randall Schwerdorffer et Julien Robin, « M. Desnoue était dans une phase d’élimination de sa compagne, pour prendre son argent et mettre en place sa maitresse ». Après avoir signalé la disparition de sa femme, en août 2013, cet homme endetté avait très vite refait sa vie avec sa maitresse, utilisant le compte bancaire de sa femme. 

Avant son décès, la victime avait subi une ablation de l’estomac pour avoir ingéré, sans le savoir, un produit de type « Destop ». Dans un premier temps, elle avait soupçonné son mari. Ce dernier avait effectué des recherches sur internet au sujet des substances dangereuses et mortelles, a révélé l’enquête. 

Par ailleurs, l’ombre du décès de la première femme d’Eric Desnoue, mystérieusement retrouvée morte à seulement 41 ans, sans raison apparente, a plané sur tout le procès. A l’époque, il venait de rencontrer Mme Saffer. Les femmes sont en France les premières victimes des violences conjugales: selon le ministère de l’Intérieur, 123 ont été tuées par leur compagnon, ex-compagnon ou amant en 2016, soit une tous les trois jours. 

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