Jugé pour avoir mortellement torturé un brocanteur, il nie les faits

Publié le 19/12/2017 - 11:16
Mis à jour le 19/12/2017 - 14:09

Un homme de 31 ans, Ali Kaabouche, comparait depuis mardi devant la Cour d’assises du Doubs à Besançon pour avoir battu et torturé à mort un retraité de 63 ans en 2013 afin de lui voler 50.000 euros, un crime passible de la réclusion à perpétuité. Le verdict est attendu jeudi.

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L'enquête a établi que trois individus avaient participé aux faits, mais seul Ali Kaabouche a été identifié. Il est poursuivi pour "torture ou acte de barbarie en réunion" et "vol avec violence ayant entraîné la mort".

  • La mine triste, les cheveux noirs coupés courts, ce fils d'une famille de 10 enfants, placé en foyer à 16 ans pour des faits de petite délinquance, a nié devant la cour avoir participé aux faits.

"Oui, je suis violent. Quand on vient me chercher, je ne me laisse pas faire et j'ai une sale manière de parler", a-t-il néanmoins reconnu devant la cour à l'évocation de son lourd passé judiciaire, marqué par plus d'une dizaine de condamnations, notamment pour des faits de trafic de stupéfiants et de violences. Le matin du 21 octobre 2013, un brocanteur de 63 ans est découvert mort,dénudé, dans la chambre de son domicile aménagé dans un hangar de la zone commerciale de Chalezeule, près de Besançon.

Le sexagénaire a été battu et torturé. Il a eu le talon d'Achille sectionné et son corps présente une quinzaine de fractures - os du visage et des membres, côtes - ainsi que de nombreuses plaies aux bras et aux jambes causées par un objet pointu, probablement un tournevis ou une perceuse manuelle. D'après l'autopsie, aucun organe vital n'a été touché. L'homme est mort d'une crise cardiaque consécutive aux violences qu'il a subies.

Une somme de 50.000 euros en liquide que le brocanteur détenait à son domicile a disparu. Selon les enquêteurs, les agresseurs ont torturé cet homme spécialisé dans la revente de matériel de restauration pour mettre la main sur ce butin. Des témoins auxquels Ali Kaabouche avait fait part de son intention de voler "un vieux", des écoutes téléphoniques et l'élévation de son niveau de vie après la date des faits ont permis aux enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie de Besançon de le mettre en cause dans ce crime.

Le président de la cour, Yves Plantier, a notamment souligné "la violenceextrême" des propos tenus par l'accusé dans les écoutes téléphoniques dans lesquelles il "menace de torturer avec des outils" ses interlocuteurs, tout en"imitant le bruit de la perceuse".

Son avocat, Me Patrick Uzan, plaidera l'acquittement. "Il n'y a pas de preuve matérielle" à l'encontre de M. Kaabouche, dont l'ADN n'a pas été retrouvé sur la scène de crime, souligne-t-il.

(Source : AFP)

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