Bioéthique et PMA : débats lancés à l'Assemblée, Buzyn vante une "chance"

Publié le 25/09/2019 - 09:40
Mis à jour le 25/09/2019 - 09:31

Le marathon parlementaire sur le projet de loi bioéthique a démarré ce mardi 24 septembre 2019 à l’Assemblée, la ministre de la Santé vantant une « chance » pour la société face à une droite majoritairement hostile à la mesure phare de la PMA pour toutes les femmes, mais assurant être disposée à un débat « constructif ».

©Agnès Buzyn twitter ©
©Agnès Buzyn twitter ©

Cette première grande réforme sociétale du quinquennat d'Emmanuel Macron est "une chance et même un privilège pour notre société", a déclaré Agnès Buzyn au coup d'envoi des échanges sur ce texte sensible et très attendu.


Pour la ministre, qui porte ce texte avec Nicole Belloubet (Justice) et Frédérique Vidal (Recherche), il permet d'"adapter notre droit non pas à une société post-moderne (...) souvent fantasmée, mais à la société telle qu'elle est". Les "familles monoparentales et homoparentales existent déjà" et il serait "hypocrite" de ne pas le voir, a-t-elle notamment souligné, repoussant cependant comme une "idée fausse" celle d'un "droit à l'enfant".

Outre la mesure phare maintes fois repoussée de l'extension de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, dès l'article 1er, le vaste projet de loi aborde nombre d'autres sujets hautement sensibles. En 32 articles, il prévoit notamment une réforme de la filiation et de l'accès aux origines des enfants nés par don, et traite de l'autoconservation des ovocytes ou de la recherche sur les cellules souches embryonnaires.

La liberté de vote est de mise pour les députés. Près de trois semaines de débats et plus de 2.500 amendements sont au menu avant un vote solennel le 15 octobre.

GPA "inéluctable"?

Gouvernement comme majorité ont prévenu qu'il fallait se garder de bouleverser les grandes lignes d'un texte issu d'un long processus et "très équilibré". Et de se défendre de toute volonté d'en faire un "combat", six ans après les débats enflammés sur le mariage pour tous. Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, et avant lui de François Hollande, la PMA pour toutes, que le gouvernement espère voir adoptée "avant l'été", a le soutien de la gauche.

Mais jusque dans la majorité, certains sujets interrogent, de l'ouverture de la PMA aux femmes seules à la PMA post-mortem en passant par l'accès aux transgenres. Hors du Palais Bourbon, pro ou anti-PMA fourbissent leurs armes à coup de tribunes et déclarations. Une manifestation de protestation est programmée le 6 octobre, à laquelle certains élus LR ou RN n'excluent pas de participer, aux côtés de La Manif pour Tous.

A l'Assemblée, une grande partie des députés LR sont vent debout contre une "PMA sans père". A l'instar de Thibault Bazin mardi, ils estiment que le texte ouvre une "voie inéluctable" vers la légalisation de la gestation pour autrui (GPA), le gouvernement martelant qu'elle "demeure un interdit absolu en France".

Ne voulant pas "refaire le match" du mariage pour tous, ils n'ont pas défendu de motion de rejet. C'est l'élue apparentée RN Emmanuelle Ménard qui a plaidé d'emblée pour repousser un projet de loi "dangereux" et consacrant un "droit à l'enfant" selon elle. Mais les élus LR se sont divisés sur le vote de cette motion entre pour, contre et abstention.

La majorité fait "le pari" de débats sereins et estime que ceux qui voudraient "enflammer l'hémicycle" seraient "à côté de la plaque". Ni "tabou", ni "posture politique", ont plaidé Jean-Louis Touraine et Coralie Dubost, co-rapporteurs LREM. Le patron des députés LR Christian Jacob a affirmé que l'état d'esprit dans ses rangs est que "le débat se passe correctement". Plus tôt, le président par intérim du parti Jean Leonetti avait déploré un débat "escamoté" et une volonté d'opposer "ringards" et "progressistes".

Un débat serein est le gage de décisions "les plus avisées" sur ces questions qui "viennent convoquer de manière profonde nos consciences", ont souligné les communistes, les socialistes évoquant "un chemin étroit et difficile" sur ce texte.

Plus de 600 amendements concernent le seul article 1er sur la PMA. Certains LR, RN, UDI, Libertés et territoires ou Agnès Thill (ex-LREM) veulent en rester à une PMA réservée aux couples hétérosexuels infertiles ou ne pas l'autoriser aux femmes seules.

L'examen des amendements sur cet article devrait démarrer mercredi et pourrait prendre plusieurs jours.

(Source AFP)

Société

Errevet : un spectacle de vaches landaises sous la surveillance de Défense animale Belfort

Pour la deuxième année consécutive, la ville d’Errevet en Haute-Saône s’apprête à accueillir les 29 et 30 août 2026 un spectacle de vaches landaises. Un événement auquel s’oppose l’association Défense animale Belfort (DAB) qui, à défaut de n’avoir pu obtenir son annulation, malgré une pétition en ligne qui a recueilli plus de 26.000 signatures, dénonce sa tenue.

À Malbuisson, La Maison des Cimes de Matthias Marc et son épouse ouvre le 29 août 2026

Matthias et Hanna Marc ont choisi Malbuisson et les rives du lac Saint-Point pour ouvrir leur premier restaurant en Franche-Comté. La Maison des Cimes, un établissement qui réunit un hôtel de neuf chambres, un bistrot au feu de bois et un restaurant gastronomique. Ce dernier ouvrira ses portes le 29 août 2026.

Belfort : cinq jours d’immersion militaire pour les nouveaux élèves de l’ESTA et des Huisselets

Du 24 août au 28 août 2026, les élèves de première année de l’École supérieure des technologies et des affaires (ESTA) et le lycée "Les Huisselets" réalisent une semaine d’immersion au sein du 1er régiment d’artillerie (RA) de Bourogne. Celle-ci marque le début de leur parcours scolaire sous le signe de l’engagement, de la cohésion et du dépassement de soi.

Haute-Saône : le préfet suspend l’expulsion de la mère de famille marocaine

Dans un communiqué du 19 août 2026, la préfecture de Haute-Saône explique suspendre provisoirement l’exécution de l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) visant une ressortissante marocaine domiciliée en Haute-Saône. Cette décision intervient alors que la procédure engagée par l’intéressée devant la justice administrative est toujours en cours.

Haute-Saône : une mère de six enfants placée en rétention avant son expulsion vers le Maroc

Arrivée en France en 2021, cette Marocaine de 40 ans, mère de six enfants âgés de 21 mois à 17 ans, a été placée en centre de rétention administrative alors qu’elle devait simplement se présenter au commissariat. Son avocat dénonce une expulsion précipitée, qui l’a empêchée de dire au revoir à ses enfants, restés en Haute-Saône avec leur père.

Doubs : malgré la sécheresse, les barbecues sauvages se multiplient

Alors que les autorités multiplient les messages de prévention face à la sécheresse et au risque d’incendie, gendarmes et pompiers continuent de constater de nombreux comportements à risque. Rien que samedi 8 août, six interventions ont été nécessaires dans le Doubs pour des barbecues allumés en pleine nature... 

" Vieillir en France " : une consultation citoyenne est lancée pour préparer la transition démographique

Alors que la France s’apprête à connaître une évolution majeure de sa structure démographique, Camille Galliard-Minier, ministre chargée de l’Autonomie et des Personnes en situation de handicap, poursuit la Mobilisation France Autonomie et ouvre une consultation citoyenne intitulée ”Vieillir en France, aujourd’hui et demain”.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 30.71
couvert
le 27/08 à 17h00
Vent
2.41 m/s
Pression
1011 hPa
Humidité
46 %

Sondage