Bourgogne-Franche-Comté : Le Pen défend son candidat accusé d'avoir ironisé sur le suicide des agriculteurs

Publié le 06/06/2021 - 17:24
Mis à jour le 07/06/2021 - 08:21

Mise à jour ce 7 juin •

Marine Le Pen a défendu ce dimanche 6 juin 2021 Julien Odoul, tête de liste du RN en Bourgogne-Franche-Comté, contestant le reproche qui lui a été fait d’avoir ironisé sur le suicide des agriculteurs.

© Hélène Loget ©
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"Si vous avez lu la transcription, vous ne pouvez pas faire autrement que vous apercevoir (qu'il) ne parle pas du tout du suicide des agriculteurs. (...) Il parle du loup et des défenseurs du loup, il ne parle absolument pas des agriculteurs", a affirmé la candidate du Rassemblement national à la présidentielle lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

"Ils doivent être très bons, les sondages pour Julien Odoul, pour qu'il y ait cet acharnement sur notre candidat aujourd'hui", a dit pour sa part le porte-parole du RN, Sébastien Chenu, sur BFMTV. "Ce qui compte, c'est la réponse que fournit un parti politique quand un candidat franchit la ligne jaune - ce n'est pas le cas visiblement pour Julien Odoul, en tout cas il le conteste - : notre réponse est toujours très ferme", a poursuivi M. Chenu.

L'ensemble des candidats aux élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté avait condamné vendredi des propos, rapportés par Libération, de la tête de liste du Rassemblement national Julien Odoul ironisant sur le suicide des agriculteurs.

"Est-ce que la corde est française ?", avait demandé sous les rires le candidat RN, lors d'une réunion du groupe de son parti au conseil régional en décembre 2019, selon un extrait d'enregistrement diffusé par le journal. Il répondait à un autre conseiller régional RN sortant, Jacques Ricciardetti, qui se demandait si l'agriculteur retrouvé pendu avait "laissé une trace ? S'est-il pissé dessus ?"

M. Odoul a estimé qu'on cherchait à le "salir" alors qu'il est donné en tête au premier tour. "Je ne vais pas vous accorder une seconde de plus à répondre à l'intégralité des boules puantes qui sont en train d'être lancées à quinze jours des élections", a conclu dimanche Mme Le Pen: "Je comprends bien quel est l'intérêt de nos adversaires (...). Dans une démocratie mature, on se combat par les idées. On ne se combat pas avec ce type de manipulations."

(Source AFP)

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