cantonales

Publié le 28/12/2010 - 15:22
Mis à jour le 17/10/2011 - 22:00

Cantonales et sénatoriales 2011: derniers tours de chauffe avant la présidentielle (PAPIER GENERAL)

Slug : An2010 2011 politique élections Par Jean-Louis PREVOST

 

PARIS, 28 déc 2010 (AFP) - Les rendez-vous électoraux de 2011, cantonales en mars, sénatoriales en septembre, constitueront les derniers tours de chauffe avant la présidentielle et les législatives de 2012, avec la possibilité de voir le Sénat basculer à gauche ce qui compliquerait la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Les élections cantonales verront le renouvellement de la moitié des conseillers généraux dans tous les départements et se dérouleront les 20 et 27 mars.

Ces dates ont été choisies à dessein hors période scolaire pour tenter de favoriser la participation qui n'était que de 52% aux dernières cantonales de 2008. Sont concernés 1.941 cantons en métropole, 2.023 avec l'Outremer et Mayotte.

Les nouveaux conseillers généraux seront élus pour trois ans, et non six ans comme jusqu'à présent, pour que la fin de leur mandat, 2014, corresponde à la mise en place des nouveaux conseillers territoriaux qui siègeront aussi à la région.

Les élections sénatoriales devraient se dérouler le troisième dimanche de septembre dans la moitié des départements. Les sénateurs seront élus au suffrage indirect par un collège de grands électeurs (députés, conseillers généraux et régionaux, représentants des communes), à la proportionnelle ou au scrutin uninominal, selon la taille du département.

Pour Claudy Lebreton, le président PS de l'Assemblée des départements de France (ADF), «il ne faut surtout pas sous-estimer la séquence électorale de 2011, dernières élections avant la présidentielle».

«Ce sera le dernier sondage grandeur nature avant la présidentielle», dit-il. Et le mode de scrutin, uninominal à deux tours, comme les législatives et la présidentielle, «permettra aux partis de se compter».

«En plus, assure M. Lebreton, le mécontentement social actuel est favorable à la gauche. Il peut y avoir une volonté de sanctionner le président de la République et sa politique avec le bulletin de vote».

Actuellement, 58 départements sur 100 sont de gauche. M. Lebreton considère que «la barre des 60 devrait être facilement franchie». Il rêve même d'atteindre celle des 70.

Le président PS de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, estime quant à lui qu'«il n'y a pas de présidentielle gagnée sans victoire aux élections locales», même si les faits lui donnent tort depuis 1997.

Pour sa part, Alain Marleix, secrétaire national de l'UMP chargé des élections, s'attend à un résultat «assez équilibré» aux cantonales et pronostique qu'elles «n'auront pas d'enjeu véritablement politique».

Pour lui, «des départements sont menacés sur le papier, mais pas dans la réalité». Et de citer à droite la Charente-Maritime de l'ex ministre des Transports Dominique Bussereau, la Côte d'Or du responsable Nouveau centre François Sauvadet, le Loir-et-Cher du ministre de la Ville Maurice Leroy, ou à gauche la Corrèze de François Hollande.

Des départements pourraient basculer de droite à gauche, comme le Rhône du ministre de la Justice Michel Mercier, ou l'inverse comme le Val d'Oise.

En revanche, reconnaît M. Marleix, l'élection au Sénat aura bien un enjeu politique. Si la gauche remporte la majorité, ce qui constituerait une première, «ça va être plus difficile de gouverner» et la fin du quinquennat sera «compliquée», dit-il.

Pour le moment, estime-t-il, «il y a une avance en faveur de la droite, et elle doit la garder». «Nous avons perdu beaucoup de sièges aux sénatoriales de 2008 en raison de la propension de la droite à se diviser. Cette fois-ci, il faudra bien gérer la situation», prévient-il.

jlp/mad/phb

 

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