Craignant une "vente à la découpe" de Casino, des salariés manifestent mardi

Publié le 05/12/2023 - 14:34
Mis à jour le 05/12/2023 - 12:40

Plusieurs centaines de salariés du groupe Casino, comprenant aussi les enseignes Franprix et Monoprix, se mobilisent ce mardi 5 décembre 2023 pour montrer leur inquiétude pour l'avenir du groupe qui, en difficulté financière, s'est dit prêt à céder des magasins à des concurrents.

© D Poirier ©
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"Casino est mort, nous demandons à pouvoir partir dignement": Hervé Preynat, de la CFDT, ne masquait pas son pessimisme dans le cortège comptant plusieurs centaines de manifestants, mardi, à Saint-Etienne, où est situé le siège de l'entreprise.

  • Les cinq organisations représentatives du personnel du groupe (FO, CGT, CFDT, UNSA, CFE-CGC) ont appelé à la mobilisation pour alerter sur la situation de Casino, qui, fin 2022, comptait encore 200.000 salariés, dont 50.000 en France, et qui traverse de très fortes turbulences.

Casino, qui doit désormais se résoudre à vendre des magasins, s'était accordé avec ses créanciers fin juillet sur une restructuration de son endettement, accompagnée d'un changement d'actionnariat avec une prise de contrôle par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, le Français Marc Ladreit de Lacharrière et le fonds britannique Attestor. Le passage de témoin par celui qui est encore PDG et premier actionnaire du groupe, Jean-Charles Naouri, est prévu au premier trimestre 2024.

"Des comptes à rendre"

Le député de la Loire Quentin Bataillon (Renaissance) a rappelé l'engagement du gouvernement en faveur de l'emploi et du maintien du siège à Saint-Etienne. Il a jugé que M. Naouri avait "des comptes à rendre". "Ce qu'on constate aujourd'hui aurait dû l'être depuis plusieurs années", a estimé le député.

A Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), près de Paris, les salariés ont déploré le manque de visibilité sur leur situation. "On continuer à bosser, mais pour quoi? On ne sait pas où on va, ni où on en sera dans quelques mois", s'inquiétait Mireille, depuis 25 ans chez Casino et qui ne souhaite pas donner son nom de famille.

"Si d'autres enseignes rachètent les magasins, il y a le risque que nos emplois fassent doublon", a observé de son côté Dieynaba Diouf, salariée non syndiquée de Casino. Interrogée sur l'éventualité d'un déménagement à Saint-Etienne en cas de fermeture du siège de Vitry-sur-Seine, elle a expliqué que "ce ne serait pas évident".

"Mon mari devrait démissionner, on ne sait pas s'il retrouverait du travail, ni si on pourrait vendre notre logement et en racheter un nouveau avec la hausse des taux d'emprunts...", a-t-elle détaillé à l'AFP sur les marches des locaux du groupe à Vitry-sur-Seine, où travaillent environ 1.600 personnes selon la CFE-CGC.

Siège et logistique

A Saint-Etienne, où on "se souvient de la fin de Manufrance et de la Manufacture d'armes" avec leurs "conséquences économiques", dixit l'intersyndicale, 2.000 personnes travaillent au siège du groupe fondé il y a 125 ans par Geoffreoy Guichard, qui a donné son nom au stade de football de l'AS Saint-Etienne. Casino emploie 4.000 personnes dans la Loire.

  • Le préavis de grève déposé par les syndicats court du 5 au 31 décembre et concerne "l'ensemble des salariés et des gérants du groupe".

Compte tenu de la situation économique du groupe, Casino a dû se résoudre à étudier des "marques d'intérêt" de concurrents pour le rachat d'hypermarchés et de supermarchés, faisant craindre aux syndicats une "vente à la découpe".

Une cession de magasins pourrait avoir des conséquences en chaîne sur les fonctions supports de Casino. Nathalie Devienne (FO), une des porte-paroles de l'intersyndicale, craint "pour les autres filiales, la logistique et les sièges sociaux".

Malgré la situation critique de Casino, ses magasins suscitent des convoitises et le groupe dit avoir reçu plusieurs marques d'intérêt. Auchan et Intermarché sont les seuls à avoir officiellement confirmé une offre conjointe et d'ampleur.

Un porte-parole du groupe EP du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky en France avait assuré, la semaine dernière à l'AFP, que le repreneur était "attaché au maintien d'un siège à Saint-Etienne".

(Source AFP)

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