Création de l’association "Oui Franche-Comté" pour dire "non" à la Grande Région…

Publié le 04/11/2021 - 17:55
Mis à jour le 05/11/2021 - 16:14

 Elias Benjamin Ouharzoune, animateur régional de Bourgogne-Franche-Comté pour les Jeunes Démocrates, a lancé le 21 octobre 2021 l’association « Oui Franche-Comté« . Il nous en parle…

 © Elias Benjamin Ouharzoune
© Elias Benjamin Ouharzoune

Jean-Philippe Allenbach, président du mouvement Franche-Comté au sujet de la création de cette association qu’il considère comme étant un « allié »: « Nous sommes en contact déjà depuis un certain temps avec eux (…) ils bénéficient de toute notre sympathie et de tout notre soutien. Grâce à eux, nous nous sentons enfin un peu moins seuls à vouloir défendre la Franche-Comté…

Petite différence de fond toutefois, leur combat est apparemment exclusivement régionaliste, alors que le nôtre ne l’est pas seulement. Nous sommes en fait plus « fédéralistes » que « régionalistes « , car nous avons une vision plus globale des choses. C’est ainsi que nous proposons non seulement de rendre la Franche-Comté aux Francs-Comtois, mais en plus la réalisation d’une « France fédérale dans une Europe fédérale » Sans oublier que pour le MFC tout ce qui pourrait améliorer le sort des Francs-Comtois se doit d’être envisagé, y compris donc les hypothèses de l’indépendance totale ou d’un rattachement à la Suisse, aucun sujet n’étant tabou… Quoiqu’il en soit, la nécessité d’une alliance entre nos deux associations me semble des plus évidentes ».

Elias Benjamin Ouharzoune, 25 ans, Bisontin et manager en restauration a été choisi en janvier dernier pour être animateur régional Bourgogne-Franche-Comté pour les Jeunes Démocrates (Modem). À travers l’association "Oui Franche-Comté" créée le 21 octobre 2021, il a décidé de s’opposer officiellement à la Grande Région. L’association compte une vingtaine d’adhérent..

maCommune.info : Vous avez la volonté de mettre en place une "nouvelle collectivité territoriale unique de Franche-Comté" À quoi va-t-elle servir ? 

Elias Benjamin Ouharzoune : "L’objectif est de rassembler un maximum de Francs-Comtois pour apporter une parole plus légitime. Si chacun dit dans son coin qu’il ne se reconnait pas dans cette Grande Région, mais qu’il n’y a pas de structure officielle reconnue, les voix se dispersent et ne sont pas entendues. C’est problématique. L’enjeu, c’est aussi la présidentielle. Il faut que le sujet soit traité, que les candidats à la présidentielle s’en emparent. Je pense que c’est quelque chose d’important pour l’équilibre du territoire français. Le mouvement des Gilets Jaunes n’est pas fini. Il faut entendre toutes ces crises-là".

mC : Concrètement, par quoi va se traduire la "nouvelle collectivité territoriale unique de Franche-Comté" ?

Elias Benjamin Ouharzoune : "La région Bourgogne-Franche-Comté n’existerait plus. Il n'y aurait que la région Franche-Comté dans laquelle il y aurait 4 commissions départementales avec des sites en Haute-Saône, le Doubs, le Jura et le Territoire-de-Belfort.

Je précise que c’est une piste. Ma volonté, comme ceux qui adhèrent en ce moment, c’est de retrouver la région Franche-Comté. C’est pourquoi, on essaie de trouver une forme qui nous convient et qui intéressera l’Etat".

mC : Donc c’est un sujet qui doit revenir, selon vous, lors de la présidentielle ?

Elias Benjamin Ouharzoune : "Oui, c’est un sujet transversal. Si vous voulez parler d’équilibre du territoire, cela concerne aussi l’écologie et l’économie locale. On parle de transport du quotidien,  de culture régionale… Cela concerne tous les sujets".

mC : Envisagez-vous la suppression des départements ?

Elias Benjamin Ouharzoune : "Dans ce que l’on propose, oui, nous supprimons les départements. C’est une piste qui serait intéressante pour l’Etat.

Concernant notre association, qu’il y ait des départements ou pas, ce n’est pas notre but premier. J’aimais beaucoup le modèle que nous avions avant avec quatre conseils départementaux, mais aujourd’hui ils sont un peu sur la sellette.

Notre but est d’arrêter avec la Bourgogne-Franche-Comté. Elle emmène une centralisation dijonnaise qui n’est pas bonne pour le territoire franc-comtois. Au sein de la nouvelle collectivité territoriale unique, l'important est de créer quatre commissions départementales. Elles récupèreraient les compétences des anciens conseils départementaux et nous garderions les sites et les fonctionnaires sur place.

Dans le SRADDET 2050 (NDLR : schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires), on parle de faire rayonner la métropole régionale. Ce n’est pas bon pour les francs-comtois...

Quand on parle avec ces derniers, nous entendons des commentaires de défaite sans espoir. Le but de l’association est de rassembler les personnes afin que nous soyons leur porte-parole".

mC : En janvier 2021, vous aviez été choisi pour être le nouvel animateur régional de Bourgogne-Franche-Comté pour les Jeunes Démocrates. L’êtes-vous toujours ?

Elias Benjamin Ouharzoune : "Je le suis toujours et je suis soutenu au Modem. François Bayrou a d’ailleurs dit récemment -"que les grandes régions étaient une absurdité et qu’il fallait revenir à des territoires cohérents"-.

Mais je n’ai pas envie de mêler mon parti à l’association. Cette dernière concerne tout le monde. On reprend même l’idée du conseiller territorial de Nicolas Sarkozy. C’est vraiment une association transpartisane".

mC : Avez-vous des affinités avec Jean-Philippe Allenbach, le président du mouvement Franche-Comté ?

Elias Benjamin Ouharzoune : "Non. Nous ne défendons pas non plus une Franche-Comté nationale ou Suisse. Nous défendons juste un retour à la Franche-Comté en arrêtant avec la Bourgogne-Franche-Comté qui n’est pas un modèle d’avenir. Nous sommes convaincus que ce n’est pas un modèle d’avenir aussi bien pour les Bourguignons que les Francs-Comtois.

Après si monsieur Allenbach veut adhérer, il est le bienvenu, tout comme Marie-Guite Dufay.

C’est une association positive, une forme officielle pour s’opposer à une institution dans laquelle on ne se reconnaît pas. C’est le moyen d’agir. Nous avons prévu beaucoup d’actions avec les réseaux sociaux.

Nous aimerions, par exemple, discuter de ce sujet avec madame Genevard. Je suis sûr qu’elle partage comme beaucoup de parlementaires notre projet".

Politique

Blocage des lycées : Julien Odoul (RN) demande une réunion de crise après les incidents

Blocages, dégradations et affrontements avec les forces de l’ordre ont marqué plusieurs établissements de Bourgogne-Franche-Comté ce jeudi 1er octobre. Dans un communiqué, le président du groupe RN au Conseil régional, Julien Odoul, demande un bilan des dégâts et une réunion de crise. Il met également en cause La France insoumise.

À Besançon, La France insoumise apporte son soutien aux mobilisations lycéennes

Dans un communiqué publié le 30 septembre, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon, composé de Séverine Véziès, Martin Mellion et Hélène Magnin-Feysot, apporte son soutien aux mobilisations lycéennes en cours en France et à Besançon. Les élu(e)s dénoncent les conditions d’enseignement et appellent à la non-violence et à la protection des jeunes lors de la journée de mobilisation annoncée le 1er octobre.

Département du Doubs : le groupe minoritaire pointe des écarts entre annonces et résultats

Au lendemain de la séance de l’Assemblée départementale du Doubs, le groupe minoritaire ”Doubs social, économique et solidaire” revient sur plusieurs dossiers examinés lundi 28 septembre : protection de l’enfance, aide à domicile, collèges et politique jeunesse. Dans un communiqué, les élus confrontent les annonces présentées pendant la séance aux chiffres figurant dans les rapports et estiment que plusieurs engagements restent à concrétiser.

Département du Doubs : la majorité départementale affiche ses priorités, des pompiers aux collèges

Réunis lundi 28 septembre 2026 en assemblée départementale, les élus de la majorité ont notamment annoncé une hausse d’au moins 5 % de la contribution au Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) pour le prochain budget. Jeunesse, protection de l’enfance, restauration scolaire et rénovation des collèges figuraient également à l’ordre du jour.

Élections sénatoriales : les résultats en Franche-Comté

Dimanche 27 septembre 2026, les grands électeurs étaient appelés à désigner les sénateurs de trois départements de Franche-Comté. Dans le Doubs, les sénateurs sortants Jean-François Longeot et Jacques Grosperrin renouvellent leur mandat, tandis qu' Arnaud Marthey fait son entrée à la chambre haute du Parlement. Le candidat socialiste permet à la gauche de retrouver une représentation au Sénat.

À Audeux, le maire décide d’avancer l’installation de la vidéoprotection d’un an

La municipalité d’Audeux souhaite accélérer l’installation de la vidéoprotection, initialement programmée pour 2027. Une consultation organisée auprès des foyers de la commune fait apparaître 74 votes favorables sur 78 participants, a-t-on appris dans un communiqué du maire le 26 septembre 2026.

Armes létales et vidéosurveillance à Besançon : les élus insoumis saisissent le préfet du Doubs

À Besançon, le conseil municipal de rentrée du 17 septembre 2026 continue de susciter des réactions. Les élu(e)s de La France insoumise, Séverine Véziès, Hélène Magnin-Feysot et Martin Mellion, mettent aujourd’hui en cause la légalité de deux délibérations adoptées lors de cette séance, l’une concernant l’armement létal de la police municipale, l’autre l’extension de la vidéosurveillance. Ils ont saisi le préfet du Doubs afin qu’il exerce son contrôle de légalité et demande, le cas échéant, au tribunal administratif de suspendre ces décisions.

Violences sexistes et sexuelles : premier feu vert à l’Assemblée pour la loi " intégrale "

Les députés ont approuvé mercredi 24 septembre 2026 en commission la loi "intégrale" contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), texte-fleuve censé répondre aux failles révélées par plusieurs scandales ces dernières années, avant l'arrivée dans l'hémicycle le 1er octobre.

Insee : en Bourgogne-Franche-Comté, les femmes investissent les conseils municipaux mais peinent encore à devenir maires

L’Insee a publié le 22 septembre 2026 une étude concernant la place des femmes lors des dernières élections municipales en Bourgogne-Franche-Comté. Il ressort de l’enquête que même si la part de féminisation progresse grâce notamment aux listes paritaires, elles restent très peu à occuper dans la région un poste de maire.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 23.73C°
ciel dégagé
le 05/10 à 17h00
Vent
2.05 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
57 %

Sondage